• 16 Juillet 1942... la rafle du Vel d'Hiv

    Déportés juifs au camp de Drancy en 1942

    Juillet 1942... la rafle du Vel d'HivVisages hagards et regards curieux affichés par des enfants que l'on mettra quelques jours plus tard à mort sans leur laisser la moindre chance... cette photo est toujours aussi insupportable et révoltante. Le jeudi 16 juillet 1942, voici exactement 78 ans, dès les cinq heures du matin et les premières lueurs du jour, débutait ce jour-là à Paris une gigantesque opération de rafle décidée par les autorités pétainistes, celle « du Vél d'Hiv » du boulevard de Grenelle. Elle verra l'arrestation de plus de neuf mille Juifs parisiens, jeunes enfants comme plus vieux, tous Juifs apatrides anciennement Allemands, Autrichiens ou Polonais. La plupart seront ensuite déportés, comme la famille de Simone VEIL le sera quelques mois plus tard, au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau après que certains (les couples sans enfants et les personnes seules) soient passés par un rassemblement opéré à Drancy dans le nord de la Région parisienne où ils resteront souvent parqués plusieurs jours sans nourriture avant d'être fixés sur ce qui les attendait, et cela dans des conditions d'hygiène dépassant l'entendement. Cette première rafle sera suivie d'une seconde opération portant, dès le lendemain, sur un peu plus de trois mille arrestations supplémentaires.

    À l'origine de cette rafle, un projet nazi de solution finale né à Wannsee dans la banlieue de Berlin et consistant à l'extermination d'un grand nombre de Juifs dans toute l'Europe occupée qui s'appuyait sur des textes de loi enrichis par l'antisémite qu'était déjà depuis longtemps le Maréchal PETAIN. En France, le gouvernement vichyste, informé de cette opération et des conséquences d'une collaboration qui leur imposait de livrer bien plus de Juifs voudront conserver la maîtrise de l'opération. Ils proposeront de déléguer pour l'opération dès trois heures du matin plusieurs centaines de policiers et de gendarmes placés sous les ordres d'un jeune fonctionnaire, un dénommé René BOUSQUET, Secrétaire général de la Police Française de Vichy en faisant même appel comme le montre l'image ci-dessus aux autobus de la Compagnie des Transports en Commun (devancière de la RATP). Les effectifs de ces représentants de l'ordre se verront complétés de trois cents militants du Parti Populaire Français de Jacques DORIOT.

    Malgré les propos parfois rassurants des représentants de l'ordre, ceux qui seront arrêtés ne reviendront jamais des camps où ils avaient été envoyés.

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