• 1930... Le dilemme de la future Magda Goebbels !

    1930... Le dilemme de la future Magda Goebbels !

    Au mois de Janvier dernier, Nicolas ROCHE pour PAROLES D'ACTU nous avait consacré une longue tribune évoquant notre publication : Magda, la chienne du Troisième Reich, un ouvrage publié à la fin de l'automne précédent. De son échange avec Louis PETRIAC, cette question qui suit traitant, en partie, de la personnalité de cette "Première Dame du Reich" auteure d'un fait qui restera dans toutes les annales : celui de l'assassinat de six de ses sept enfants le 1er mai 1945 dans un bunker pris d'assaut par l'Armée rouge ! Avec, bien entendu, la réponse de l'auteur de l'ouvrage qui aura fouillé bien des archives et lu plus de vingt publications et biographies pour avoir le sentiment, progressivement, que la propagande nazie avait fabriqué une "Dame du Troisième Reich" sur mesure et que l'on avait voulu cacher beaucoup de choses !

    1930... Le dilemme de la future Magda Goebbels !Q : À 18 ans, Magda rencontre Günther Quandt, un industriel veuf de vingt ans son aîné (photo en tête d'article) ; protestante, elle se convertira au catholicisme, la religion de son futur époux (le mariage a lieu en 1921). Un fils, Harald, naîtra de cette union peu après le mariage. L’union dure à peu près dix ans, émaillée de drames familiaux qui vont peser sur le couple, et aussi de révélations sur des "coups de canif" portés par l’une (qui reverra Arlosoroff) et par l’autre. Magda, qui ne s’est jamais sentie vraiment à son aise dans un cadre familial qui ne l’a pas vraiment acceptée, fait chanter son époux, étant entrée en possession de documents scandaleux et compromettants. Elle obtient un appartement luxueux au cœur de Berlin, une pension confortable, et la garde d’Harald. Elle a 30 ans. Elle est riche, et elle est libre. Est-elle heureuse ?

    R : Comment aurait-elle pu être heureuse puisqu’elle commençait à éprouver des difficultés à ressentir quoi que ce soit ! Heureuse, malheureuse… les clichés alternent, beaucoup d’amants de passage et l’impossibilité de se fixer. Comme elle n’éprouve rien de précis, elle reste dans une sorte de magma, attendant qu’une occasion se présente qui lui permettrait d’accéder à cette puissance qu’elle convoite depuis son adolescence. « Magda était à mes yeux devenue une narcissique qui avais besoin d’être rassurée par une sorte de miroir capable de donner une image réhabilitante d’elle-même...» (un cliché de la propagande nazie de l'époque, ci-dessous, le démontre).  L’infidélité d’Arlosoroff avant celle de Joseph Goebbels venait de précipiter la chose et la perversion narcissique s’était installée en elle, qui ne la quittera plus. On ne naît pas pervers narcissique, on le devient. À cause des castrations opérées dans l’enfance. Les repères d’un enfant disparaissent, il n’a plus la sensation d’exister en tant que tel sinon par l’image que les autres diffusent de lui. Magda était à mes yeux devenue une narcissique qui avait besoin d’être rassurée par une sorte de miroir capable de lui donner une image réhabilitante d’elle-même. Pour avoir le sentiment d’exister, elle vivra à travers les autres, s’écartant d’eux dès qu’ils commettaient le moindre écart. Ce sera le cas avec ce jeune étudiant Ernst qui l’amènera à demander le divorce à Quandt. Une fois qu’il l’aura menacée avec une arme, elle le « répudiera » ! Et ce sera le cas de combien d’autres ! Son père Richard fera partie du lot pour avoir été dans l’incapacité de tenir un certain rang social après avoir tout perdu en Belgique en 1914.

    1930... Le dilemme de la future Magda Goebbels !

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