• Au-delà de leur rencontre, que d'interrogations !

    Au-delà de leur rencontre, que d'interrogations !

    LA BOUTEILLE DE GOUTTE, ambiance...

    Afin de résister à la vindicte populaire, Albert CHOLLET avait trouvé l'astuce. Après avoir accueilli dans sa ferme de Touvoie un prisonnier allemand du nom de Wilhelm OTTO, il avait rebaptisé son nouvel assistant agricole du nom de Willy pour que celui-ci puisse avoir davantage le champ libre et sans doute pour qu'il puisse l’aider encore plus efficacement. Il faut dire que ce petit nom de Willy choisi par l'agriculteur sarthois, déjà très en vogue aux Etats-Unis à l’époque, a sans doute permis beaucoup d’autres choses et à leur prisonnier de faire un peu plus partie des leurs. Un peu plus même après l’abandon par l’intéressé de son uniforme de soldat sur lequel figurait au dos de celui-ci ce P.G infamant que le grand-père de l'auteur avait voulu condamner. Et puis, ne fallait-il pas éviter tout mauvais commentaire dans une région où, comme dans quelques autres, le fait d’évoquer la présence d’un Allemand, amendé ou pas et soucieux de se racheter, aurait souvent engendré des palabres dangereux. Comme Guillaume FERRAND le suppose, évoquant les difficultés que son grand-père avait dû surmonter pour l’imposer, on se battait toujours férocement contre les Allemands quelques mois auparavant et permettre à l’un d’entre eux d’occuper un tel poste d’assistant agricole en 1945, c’était un véritable pied-de-nez à l’histoire !

    A tel point que Guillaume FERRAND se demande aujourd’hui si tous ceux qui élevaient la voix ou qui complotaient dans le dos des CHOLLET savaient que Wilhelm OTTO était un ancien Waffen SS ? Voire qu’il avait participé à des actions « pas très comme il faut » en Tchécoslovaquie, obéissant aux directives d’un certain Reinhard HEYDRICH que beaucoup avaient longtemps imaginé en dauphin d’Adolf HITLER ou en Ukraine. Il est vrai qu'il s’était par ailleurs commis dans des camps comme celui de Buchenwald au tout début de son arrivée chez les Waffen SS et que cela aurait pu faire tâche. Mais, si cela avait été le cas et qu'ils l'avaient su, l'auteur ne pense pas que ce prisonnier allemand aurait pu s’impliquer comme il l’a fait dans la production de la ferme des CHOLLET durant les trois années qu’il y a passées. Il y aurait même été, qui sait ?, en danger. Mais quelles qu'aient pu être le sentiment personnel de l'agriculteur sarthois quand au passé de l'intéressé, cela démontre un peu plus sa grandeur d’âme qui, en admettant qu’il ait pu avoir quelques doutes sur le passé militaire de son assistant agricole, n’avait pas voulu trop creuser son profil, peut-être aussi pour éviter de le mettre mal à l’aise.

    L'ouvrage sortira le 14 décembre prochain et on peut d'ores et déjà réserver. Ne serait-ce que pour bénéficier des conditions préférentielles attachées à l'offre de pré-vente.

    LA BOUTEILLE DE GOUTTE, Guillaume FERRAND, 978-2-918296-48-5 

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