• Contraints de servir une Allemagne nazie et brutalisés !

    Contraints de servir une Allemagne nazie et brutalisés !Comme quelques autres jeunes gens contraints ou requis, Jean RODON se souvient de brutalités qu'il avait dû subir de la part d'un nazi, chef de baraquement, un Sudète enragé du nom de Christ - cela ne s'invente pas - dont le brassard rouge portant ce swastika de malheur avait attiré son attention lors de son arrivée à Hennigsdorf. Un homme qui, entre deux ou trois insultes et Schweinhund ne donnait pas le sentiment de vouloir prêcher l'Evangile. Surtout quand il était particulièrement imbibé ! Le témoignage de Jean RODON : JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE qui vient d'être publié, est proposé à 21 euros. 

    EXTRAITS : Ce chef de baraque arborant le brassard rouge à croix gammée qui nous avait accueillis le jour de notre arrivée dans le camp, je l’avais immédiatement classé dans la catégorie des brutes dont il fallait se méfier. Parti chercher comme chaque matin aux environs de sept heures à la cantine du camp, mon ersatz de café sucré à la saccharine, je l’avais surtout bu pour me réchauffer, avant de me coucher, vérifiant au préalable que mon attestation de travailleur de nuit soit bien à sa place habituelle. Pas encore endormi à cause du bruit fait par l’équipe de nettoyage, et par l’un d’entre eux entré dans la chambre, qui était reparti avec notre balai, je m’étais levé ne l’ayant pas vu revenir, pour savoir ce qu’il en avait fait. Parce qu’il était fréquent que celui-ci ne nous soit pas rapporté, ce qui nous avait incités, précautionneux, et pour cette raison à faire un repère d’identification sur le manche. Après un dialogue impossible avec deux Polonais obstinés auxquels j’avais cru devoir demander des comptes, j’avais dû renoncer, fatigué, retournant me coucher, et remettant à plus tard le règlement de ce problème. Avant que, quelque temps plus tard, le bruit d’une vive discussion dans le couloir me réveille.  

    Contraints de servir une Allemagne nazie et brutalisés !Au moment où j’allais descendre de mon lit, la porte de notre carrée s’ouvrit brutalement et l’abject Christ se précipita sur moi pour me saisir, me jetant à terre de toute la hauteur de la couchette supérieure où j’étais étendu. Après m’avoir frappé avec les poings et les pieds, me saisissant à nouveau il m’emmena de l’autre côté de la pièce pour me jeter cette fois-ci contre des placards, me frappant à nouveau à coups de pieds et particulièrement à la tête, que je dus m’efforcer de protéger avec les mains. Plusieurs coups m’ayant atteint en plein visage et fait perdre connaissance, je ne sais combien de temps je dus rester ainsi. Lorsque j’ouvris les yeux, allongé sur le lit en dessous du mien, quelqu’un me nettoyait le visage couvert de sang avec un gant de toilette, me faisant très mal. C’était l’un des deux requis qui dormaient dans une chambre voisine lesquels, réveillés à leur tour par le bruit de l’altercation avaient dû accourir dans la chambre déserte dont la porte était grande ouverte, me trouvant sur le plancher où je gisais inanimé. Après avoir essayé de leur expliquer ce qui m’était arrivé, ils repartirent se coucher. N’étant pas en état d’aller travailler, j’attendis dans la chambre jusqu’au soir que tous les autres soient rentrés. En possession d’un maximum d’explications, ayant mis une chaise au-dessus de la plaque de sang subsistant sur le sol, ils décidèrent d’aller immédiatement porter plainte auprès du délégué censé défendre les intérêts des Français du camp. Une demi-heure environ plus tard ils revinrent accompagnés du délégué, pour qu’il puisse constater par lui-même l’état de mon visage et de certaines parties du corps et qu’il voie enfin la mare de sang sur le sol de la carrée.

    Comme nous aurions pu nous en douter, il n’y eut jamais de suite à cet événement, ce soi-disant délégué n’étant qu’un sinistre pantin aux ordres des nazis et une imposture à la dignité humaine. Je ne parvins jamais à oublier ce pénible épisode, ni l’image de cet individu de Christ au visage cramoisi et aux yeux injectés de sang crachant des injures, ni même son insupportable haleine alcoolisée, car il était de notoriété qu’on le rencontrait très rarement sans qu’il soit sous l’effet de l’alcool. Utilisé dans le camp pour accomplir les actes les plus sordides, qu’aurait-il pu se passer, si cet immonde personnage avait été en possession d’une arme à ce moment-là ?

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN 978-2-918296-46-1 

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