• Entreprendre en France ne devrait pas être un luxe réservé aux élites...

    Entreprendre en France ne devrait pas être un luxe réservé aux élites...Au moment où vient de s'engager une nouvelle étape pour le projet que j'avais lancé en février 1991, se pose une question que je m'étais posée en racontant en 2006 comment je l'avais lancé. Celle de savoir s'il faudrait appartenir aux élites pour lancer un projet en France ? Je venais de tenter de redémarrer en Périgord une nouvelle existence, privé de tout soutien matériel et affectif. Comme si j'avais éprouvé le besoin, soudain, voici dix ans déjà, de dire comment m'était venue cette lubie, d'où je venais et ce que j'entrevoyais en devenant écrivain public.

    "Ma propension à communiquer dans un endroit - un hôpital - où peu de gens sont enclins à le faire, m'avait valu d'être remarqué puis encouragé par certains soignants. A les entendre, il était inutile que je m'inquiète ; je devais persévérer dans l'écriture. Le journal de bord rédigé pendant un court enfermement... a constitué, c'est indéniable, un formidable terreau, révélant après plusieurs années d'un relationnel frileux une envie, celle de vouloir s'ouvrir en permanence et de communiquer, de dire, de témoigner, d'écouter. Comme si j'avais regretté d'être passé si longtemps à côté de l'essentiel car nous avons tous besoin les uns des autres, j'en suis de plus en plus convaincu... Privé de rêve dès l'adolescence, je n'avais jamais éprouvé l'envie d'imaginer que je pourrais être ceci ou cela et que l'écriture constituerait aussi un jour une forme d'exutoire, le moyen de parvenir à quasiment tout relativiser. Il fallut un stage, organisé par un cabinet en ressources humaines de Brive sous l'égide de l'ANPE de Périgueux, où j'avais décidé de rester vivre... pour que je sois dirigé vers la communication... Etait-ce un signe du destin et un encouragement d'aller vers quelque chose que je n'avais pas encore exploré ?... L'obligation d'affronter une situation difficile à bien des égards avait-il fait naître en moi le besoin de s'épancher et de rechercher par l'écriture un moyen de comprendre ?... C'est, et j'en suis persuadé, l'ensemble de tout cela qui a été, sans que je le sache alors, à l'origine d'un concept qui a, depuis, été développé et amplifié progressivement : la communication par l'émotion. Parce que la communication ne doit laisser personne au bord du chemin... On a même dit qu'elle devrait rapprocher ! Pourtant, si on emploie à ce propos le conditionnel, c'est qu'on en est pas sûrs !... J'ai longtemps tiré ma force de la faculté que j'avais, les jours de grand froid, de résister à des carences nutritionnelles que peu de travailleurs connaissent, refusant de me rendre aux Restaurants du coeur ou de solliciter une aide trop visible. Elle aurait contribué à attirer l'attention et à éloigner de moi ceux qui auraient été susceptibles de me procurer du travail... J'étais convaincu que la misère ne constitue pas un bon vecteur relationnel et qu'elle éloigne beaucoup de bonnes volontés de ceux qui ont eu la malchance de tomber dans un gouffre sans fond. Il était important, si je voulais travailler, que je simule être en santé matérielle acceptable... J'ai donc simulé. Parfois difficilement je l'avoue... Cela voudrait-il dire que pour vivre heureux, conserver des relations et ne pas vivre coupé du monde, l'homme doit vivre dans le mensonge et travestir régulièrement la vérité, dissimuler qui il est, ce qu'il vit, ce qu'il affronte ?... Pourtant, que je sache, crever de faim n'a jamais empêcher d'avancer, bien au contraire ! C'est même un formidable moteur !"

    Avant de résister à l'offensive d'un détracteur, une caisse de retraite : la CIPAV, déjà passablement montrée du doigt ces temps-ci, mais que les Pouvoirs Publics, par leur mutisme, continuent à soutenir implicitement, ce sont près de vingt-cinq années de travail harassant qui vont défiler. Et, au passage, quelques ouvrages qui auront marqué mon long parcours après avoir créé un label de communication : DECAL'AGE PRODUCTIONS éditions. Parce que je voulais me donner une chance de pouvoir témoigner, même sans avoir participé à un Loft story ou un Koh Lantah ou avoir dragué une parvenue à la terrasse d'un café ! Et aussi pouvoir aider ceux qui portaient en eux un message original ! Comme cela a été le cas de ce vieux maquisard qui vient d'être décoré de la Légion d'Honneur ou de cette maman d'enfant autiste. Comme cela a été le cas de cet admirateur de belle Chanson française qui s'est adressé à moi pour qu'on l'aide à rendre hommage à d'anciennes vedettes qui avaient complètement disparu et dont les médias ne parlaient plus. 

    Louis PETRIAC

    « 27 juillet 1920 naissait à Tulle... un certain GuyLes promesses n'engagent que ceux qui y croient ! »
    Pin It

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :