• Gino le pieux... le champion au grand coeur

    Gino le pieux...

    Au moment du départ du Tour d'Italie cycliste en fin de semaine en Israël, l'ancien champion Gino BARTALI, était au centre de tous les commentaires de presse. A la veille de l'entrée en guerre de son pays, c'était l'un des derniers vainqueurs italiens de la Grande Boucle. Et aussi un homme à propos duquel continue à courir aujourd'hui l'image d'un homme profondément croyant que l'on avait même été jusqu'à baptiser du surnom de "Gino le pieux". Parce qu'on l'avait surpris à remercier La Madone lors de l'une de ses victoires ! Ce que l'on sait moins pour ne l'avoir appris qu'en 2013, c'est que Gino avait, sous l’occupation nazie, usé de sa renommée pour tromper la vigilance des patrouilles SS et autres fascistes, et fournir à vélo de faux papiers à des juifs entrés dans la clandestinité. Un secret qu'il gardera de son vivant sans jamais en parler !

    Champion puritain, fumeur invétéré, opposé aux idées fascistes de Benito MUSSOLINI, dévot de Sainte-Thérèse, on avait souvent du mal à comprendre ce qui motivait un personnage au regard inexpressif parfois capable de tous les excès. Comme dans les Pyrénées, lorsque effrayé par une horde de spectateurs sur le bord de la route, il avait décidé d'entraîner toute son équipe dans l'abandon du Tour 1950 alors que son coéquipier Fiorenzo MAGNI portait le maillot jaune. Déjà deux fois vainqueur de l'épreuve, avait-il cru à une sorte de fatalité et avait-il vu chez l'un de ces supporteurs français agités de Jean ROBIC roulant dangeureusement les "r" une véritable menace au point de tout déformer. C'est possible. Mais s'il avait cru être menacé par un homme avec son couteau, il avait oublié de mentionner que son prétendu agresseur brandissait un saucisson dans son autre main. Lauréat également de trois Tours d'Italie (1936,1937 et 1948) il avait participé avec Fausto COPPI et dans l'effervescence d'une reprise économique à la relance d'une Italie défaite et honteuse qui s'en voulut longtemps d'avoir été embarquée aux côtés des nazis, par un Duce aux idées contestables, dans un conflit trop grand pour elle. C'est dire s'il avait contribué à sauver son pays avec le "campionissimo" le sauvant même d'une guerre civile en gagnant une étape déterminante dans le Tour de France 1948 après l'attentat manqué contre le responsable communiste Palmiro TOGLIATTI. Jouissant d'une grande aura et comptant même parmi ses admiratrices La CALLAS rencontrée sur les plateaux de télévision, les "tifosi" lui jetaient des pétales de rose sur la route en signe de dévotion. Il faut dire que Gino BARTALI était sorti grandi de la guerre en cachant ce secret que le champion cycliste cachera puisque la vérité ne surgira qu'en 2013 faisant de lui "un juste" qui vient d'être cette fois-ci assez largement reconnu.

    Un portrait à découvrir qui figurera dans notre galerie des aînés émérites.

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