• Histoires d'Avant : l'importance de la résilience...

    HISTOIRES D'AVANT publié à l'automne 2012 a été préfacé par Jacques GROSSARD, Président de l'Association Mémoire vivante de La Plaine. Pour encourager un témoignage immatériel qui lui a rappelé combien l'existence avait été dure pour des hommes soucieux de ne jamais renoncer et combien il était important de parlHist d'avant couvertureer de ce qui disparaît un jour comme avait disparu le quartier de mon enfance. Avant de m'atteler à l'écriture de cet hommage, sans encore savoir que l'écriture médicament existait, j'avais consacré voici une vingtaine d'années un premier ouvrage à l'enfermement : Voyage au pays de la déraison, une expérience que j'aurais presque pu couvrir comme n'importe quel chroniqueur serait en mesure de le faire. Il suffit de si peu de choses pour qu'un univers bascule du jour au lendemain et que l'on se retrouve face à un univers comme celui de l'enfermement et de la déraison. Longtemps après, avec Histoires d'Avant, j'ai voulu aborder, sur fond d'hommage rendu à des êtres croisés durant une enfance difficile, le thème de la résilience révélé par l'éthologue Boris CYRULNIK. Une démarche de libération et de restauration de liens importants qui m'est soudain apparue nécessaire après avoir redécouvert l'importance d'un lien familial dont j'avais longtemps été privé.  

    Dans ce nouvel ouvrage conçu en une seule fin d'hiver, il m'était apparu indispensable d'évoquer ce qu'avait été une enfance que je qualifie d'enfance manquée. Une période vécue au contact d'êtres et de parents souvent maladroits qui ne savaient pas afficher leurs sentiments ni en parler. Chacun le sait, il existe des blessures que l'on a beaucoup de mal à oublier. Pour n'avoir pas su répondre à l'attente de leurs enfants, en les blessant même parfois involontairement, ces parents sont quelquefois la cause de ruptures affectives. Heureusement, rien n'est irrémédiable et en me rapprochant d'une soeur que j'avais perdu de vue depuis des années, ma mémoire s'est soudain mise à galoper. J'avais à la lumière de certaines révélations à revenir sur ce qui restait finalement de cette enfance manquée et, par la même occasion, à revenir sur ceux auxquels je n'avais pas su témoigner une quelconque pensée pendant si longtemps et depuis qu'ils avaient disparu. La totale transformation et l'aménagement d'un quartier où nous avions longtemps évolué côte à côte a sans aucun doute été l'élément déclencheur provoquant l'envie de tout relativiser. L'incompréhension avait-elle fini par générer des attitudes ? Et le pardon ne devait-il pas en générer d'autres, plus louables ! J'ai soudain eu la conviction qu'il fallait rendre à des gens méritants une part de ce qu'ils m'avaient laissé et que je n'avais pas su apprécier à sa juste valeur. D'autant que c'était une très belle et merveilleuse leçon de vie donnée paradoxalement par des êtres, souvent incompris, que la modestie de leur condition de travailleurs bafoués n'empêchait cependant pas de progresser par l'esprit ! Le malheur n'est pas forcément une fatalité, il faut parfois juste accepter de remettre les choses à leur véritable place.

    Louis PETRIAC

    HISTOIRES D'AVANT, ISBN n° 978-2-918296-11-9, 17,80 €

     

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