• La torture vue par un appelé du contingent, militaire en Algérie en 1961

    La torture vue par un appelé du contingent, militaire en Algérie en 1961Séjour de rêve à Boghari est l'un des tout premiers ouvrages que nous avions publiés à compte d'auteur sous notre premier label de chez DECAL'AGE PRODUCTIONS. C'était en 2007 et nous venions de commencer à nous intéresser à un autre travail consacré, lui, à la Chanson française.

    Dans le film qui suit, dû au cinéaste André GAZUT qui a, lui-même, été appelé, certains des actes commis pendant cette guerre d'Algérie l'ont été du fait d'un gouvernement qui, en 1956 déjà, avait choisi son camp. Sans doute saura-t-on, un jour, la vérité sur cette guerre d'Algérie et sur ces légionnaires qui étaient parfois appelés en "renfort" de l'armée française. Il n'en reste pas moins que le témoignage de l'appelé du contingent que nous avons publié, confirme certains de ces actes, qui sont aussi condamnables que pouvaient l'être ceux commis par les nazis quinze ans plus tôt. 

    (Extraits) : Ce jour là, je me trouvais dans le local des télécommunications du poste de garde avec d’autres collègues appelés. Alors qu’on discutait, l’un d’entre nous, sergent de son état, nous fit part, tout fier et rigoleur, de la dernière trouvaille qu’il venait de mettre au point. Il s’agissait, d’après sa description enthousiaste, d’une matraque conçue avec du fil de fer barbelé entortillé. Pour lui donner davantage de poids, il l’avait lestée de boules de plomb. Son projet était, et là les mots sont absolument authentiques, de l’offrir à ses amis légionnaires !... Toujours avec des mots tout aussi inoubliables, il avait ajouté : « c'est pour qu'ils s’en servent pour frapper sur les couilles et la bite de leurs P.A.M... et j’ai prévu qu’après chaque coup donné, quatre à cinq centimètres de barbaque doivent se détacher » de leur support d’origine ! Lorsqu’on entend ça, il est quand même permis de se demander si Dieu ne regrette pas parfois de nous avoir envoyé un Sauveur... Je ne sais pas si ses amis légionnaires ont écrasé une larme à la vue d’un aussi touchant présent ? Pas plus que je ne sais davantage si son bidule infâme a réussi, après être passé par la phase réalisation, à connaître les délices de sa mise en service ?... Voilà, entre autres, à quoi pouvaient tenir les rapports de franche camaraderie entre les p’tits grivetons de France et celle d’une unité d’élite étrangère.

    Couvrant une période délicate de notre histoire, cet ouvrage commercialisé à un prix de 15 € reste disponible aujourd'hui encore.

    SEJOUR DE REVE A BOGHARI, Jacques BERMUDEZ, ISBN n° 978-2-952411-7-43

    « 9 novembre 1938... une date à ne pas oublier !1938... Jean, adolescent, ignore encore ce qui se prépare »

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