• Lettre à Marvin... extraits

    Presse Photo 01 Gougeon
    LETTRE A MARVIN (EXTRAITS) :   
    Comment en suis-je arrivée à comprendre que le retard de ton développement était lié à toute autre chose qu’à cette cécité, et que tu avais prévu de nous montrer tout un catalogue de nouvelles réjouissances Marvin ?… Attends, tu vas rire… Alors que je n’avais pas le souvenir d’avoir été alertée par le moindre autre trouble neurologique visible, tout a commencé à changer radicalement autour de nous et des trucs sont apparus que je ne savais toujours pas définir. Le pire, c’est que je n’étais pas la seule à ne pas savoir car l’autisme, au début des années quatre-vingt-dix, il n’était pas certain que l’on ait su ce que c’était, ni ce qu’il convenait de faire quand on avait le nez dedans ! Les gens doués appelaient déjà tout ça du nom de "troubles envahissants du développement". Tu me diras, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué et quand on peut inventer de tels qualificatifs ? Mieux vaut toujours donner l’impression d’être au-dessus de la mêlée et de savoir de quoi on parle, même quand on ne sait rien du tout ou si peu de choses !
    Des troubles envahissants… J’en arrive encore parfois à me demander ce qui était le plus envahissant. Ton comportement Marvin ou les constats à l’emporte-pièce de tous ces gens doués qui savent toujours trouver une explication à tout et qui, en fait, ne savent rien. On allait quelquefois jusqu’à me reprocher d’avoir voulu faire de toi un "enfant roi". Oh, je ne suis pas la première maman d’un enfant autiste à le déplorer dans cette lettre que je te destine ! Certes, je ne t’avais jamais donné le sein mais… Bon, ce qui était sûr, c’est que tu étais aveugle et que cela se passait mal chez nous. Et même de plus en plus mal. Et si cela se passait si mal c’est que forcément j’en étais la seule responsable ! Ben voyons donc ! Il y avait donc là, probablement, et quand je dis probablement je l’écris avec un p minuscule, quelque chose qui était, pour tous ces grands spécialistes de l’à-peu-près, à rattacher à un problème de relations familiales…
     
    Couvert finale ouvrageAvec la LETTRE A MARVIN de la Périgourdine Christine GOUGEON-M. dont nous vous invitons à découvrir un extrait (ci-dessus), notre label en est à son quatrième ouvrage grand public et notre seul souhait est que, dorévanant, cette cadence de publication, encore assez faible, s'accroisse en liaison avec une volonté, celle de s'ouvrir à d'autres horizons et d'autres challenges. Il est d'ailleurs vraisemblable qu'un deuxième projet, sur lequel nous avons commencé à travailler, et associé à un écoulement un peu plus conséquent, pourra voir le jour dès l'hiver prochain.
    Ce qui nous a incités à verser ce nouveau titre en catalogue et à entrevoir une diffusion un peu plus conséquente que la plupart des autres titres tient à la qualité du document. Il tient aussi au fait que l'autisme est devenu un sujet de société assez préoccupant pour nombre de familles confrontées aujourd'hui à ce handicap.
    La qualité du message tient à son originalité puisque s'adresser à un enfant autiste comme si l'on s'adressait à un enfant non coupé des réalités astreignantes de notre monde, est un sacré exercice. Un exercice dont Christine GOUGEON-M. s'est acquittée joliment en faisant aussi appel à l'humour afin de dédramatiser ce qu'elle avait eu à affronter des années et des années aux côtés de son petit MARVIN. Ce message où, faut-il le souligner, tout l'amour d'une mère pour son enfant différent éclate à chaque page bouleversera les lecteurs ! Nous en sommes convaincus tant les premières critiques formulées sont élogieuses.
     
     
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