• Louer un taudis et se faire éplucher régulièrement...

    Au pays de cocagne que notre Périgord prétend dignement représenter, parfois sur fond d’orgies culinaires, l’affairisme aurait-il gagné des parts de marché ? Au point même que de nombreux prédateurs seraient prêts à outrepasser règlements et lois au mépris du simple respect de l’être humain ? Nous pourrions nous le demander. Comme si l’atmosphère de l'ouvrage Négations que nous avions publié venait soudain de s'abattre sur notre cité ?

    Le vieil immeuble de l'aïeul GOUDEAU dans lequel nous avions établi nos bureaux en 1996 à la veille d’être sélectionnés pour un des célèbres Ça se discute du très prisé Jean-Luc DELARUE n’échappe pas à ces interrogations. Nous y avions au départ trouvé un endroit susceptible d’abriter nos premières activités d’écrivain public à un prix déjà limite compte tenu des nombreux handicaps de l’espace : absence d’une installation électrique correcte et d'une terre, et d’une isolation phonique et surtout thermique… Avec des jours au-dessus des fenêtres et des portes laissant entrer la froidure de l'hiver, qu'il convient de colmater chaque année, sur rue comme sur la cage d'escalier d'accès (photos ci-dessous). Mais puisque nous avions envie de lancer une activité voici une vingtaine d'années, que nous étions prêts à faire quelques sacrifices et à nous débrouiller… nous nous étions dit que ceux-ci en valaient la peine. Et nous avons donc longtemps fait fi du bruit alentour des occupants des étages supérieurs qui donnent de plus en plus l’impression de faire de la promotion pour des sabotiers. Et aussi du froid lorsque la température du dehors est moins clémente et que nous avons à nous contenter d’un modeste 17° en poussant nos convecteurs à fond pour ne pas voir nos boyaux tricoter des napperons.

    Louer un taudis et se faire éplucher régulièrement...

       Difficiles conditions de location...
     

    Difficiles conditions de location...

    Au prix de maintes et maintes vilenies et après un dégât des eaux survenu à l'été 2013 savamment exploité par l’agence qui nous loue bien cher cet espace en ruines, on vient de changer de registre. Ces vilenies nous ont contraint à faire pénitence durant deux ans et demi dans des locaux dévastés d’une dangerosité extrême où il nous était devenu impossible ces derniers mois de recevoir la moindre visite sans craindre un nouvel effondrement de plafond. Et il nous a fallu attendre encore onze mois avant que des réparations soient enfin engagées. Alors même que le représentant de notre bailleur était resté sans réaction passé le premier qui avait déjà failli avoir raison de nous ! Que se serait-il passé, notre responsabilité étant engagée, si un accident s'était produit et ce, pendant que nos anges gardien continuaient à encaisser le produit des loyers sans sourciller. Il est facile de l'imaginer dans ce beau pays où, selon que vous appartenez aux castes au pouvoir ou aux obédiences les plus craintes, la prise en compte de vos doléances est rarement prise en considération ! 

    Quand on sait que les loyers que nous acquittons sont désormais majorés indirectement depuis trois ans de 20% puisque nous ne récupérons plus la TVA (1), il y aurait de quoi bisquer. Sans pour autant que l'on nous propose une indemnisation pour nous avoir fait supporter de si mauvaises conditions depuis trois ans... Pourtant, la précarité des locaux le justifierait car si nous étions favorables à tolérer le décaissement chaque mois d'environ 420 euros, à 526 nous trouvons la sanction un peu saumâtre ! D'autant que parallèlement aux loyers versés, nous avons acquitté pour plus de 1.200 € de travaux de rénovation que nous ne récupérerons jamais (robinetterie, cloisons et isolation) ! Conséquence de ces épreuves à répétition, une dégradation constante de notre outil de travail, l'impossibilité de poursuivre dans nos locaux nos réunions d'information et, au bout du compte... deux très mauvais exercices avec une perte sur le dernier ! Alors que nous avions projeté dans la foulée de la publication sur une Lettre à Marvin remarquée, le lancement de deux ouvrages fin 2013 qui n'ont pu correctement voir le jour.

    Chercherait-on à nous faire partir par tous les moyens possibles et inimaginables ? Et à quand les coupures de courant ou d'eau organisées ? Au point où nous en sommes... La dénommée C…, l’une des responsables d’une agence qui a rapidement su profiter de la naïveté de ceux qu’elle prétend loger est restée droite dans ses bottes, outrée même qu’on puisse lui demander de fournir l’attestation de logement décent que nous avait été demandée par une administration à laquelle nous nous étions adressés pour tenter de trouver une issue au traitement qui nous était fait et un nouveau pied à terre. 

    Une plainte vient d'être déposée entre les mains de Monsieur Le Procureur de la République début avril pour "mise en danger de la vie d'autrui". Une procédure illustrée par un second fait avec la présence, depuis décembre dernier dans l'entrée de l'immeuble, de rails ayant servi à la remise en état de nos plafonds. Nous n'osons pas imaginer là non plus ce qui se produirait si une personne chutait et se blessait à cause de ces rails (photo ci-dessous) ! Une affaire désormais à suivre qui nous contraindra à supporter encore un peu de telles exactions. Mais, nous en avons pris l'habitude après vingt ans de résistance en ces lieux chargés d'histoire et comme nous aimons prodigieusement ce que nous faisons, il faudra mettre le paquet pour avoir raison de notre ténacité et nous empêcher de travailler. Car nous n'allons pas en rester là et continuer à nous laisser tondre sans nous battre. A bon entendeur, salut !

    (1) elle venait en déduction de la TVA que nous avions à régler au Trésor sur nos recettes.

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