• Magda Goebbels... ou l'influence d'une mère négative

    Magda Goebbels... ou l'influence d'une mère négative

    En parfaite opportuniste, Mamie BEHREND (à dr.) avait été jusqu'à assister aux unions de la famille GOEBBELS

     

    L'aurait-on oublié ? Une femme dont on a peu parlé est en grande partie responsable du carnage du bunker aux côtés de Magda GOEBBELS : la dénommée Auguste BEHREND, mère de l'égérie nazie. Mamie BEHREND, que la famille de Günther QUANDT prenait du reste pour une "cocotte" a, effectivement, toujours su comment se mettre à l'abri en trouvant sur l'instant le meilleur parti, et sa fille semble s'en être inspirée dès la fin de son adolescence en copiant les travers de sa mère. D'abord en coursant dès 1917 Victor Haïm ARLOSOROFF promis aux plus hautes destinées politiques en Palestine où il s'efforcera au début des années trente de négocier avec les nazis un rapatriement salutaire de certains avoirs détenus par ceux qu'Adolf HITLER brûlait de voir réduits en poussière. Puis en répondant en 1920 aux avances d'un industriel, Günther QUANDT qui était déjà âgé d'une quarantaine d'années et qui avait surtout pour lui de disposer d'un certain pouvoir grâce à des moyens pécuniaires et des biens assez conséquents. Joseph GOEBBELS ne sera lui, important aux yeux de Magda, que par le rôle qu'il assumera assez vite aux côtés d'Adolf HITLER et au sein du parti nazi. Et puisqu'il fallait oublier ceux que l'on avait aimés, qu'importe, la fille d'Auguste BEHREND les oubliera tout comme sa mère avait fui le malheureux Richard FRIEDLANDER lorsque celui-ci a eu à faire face à ses premiers ennuis !

    N'oublions pas, à propos de la naissance de l'égérie nazie que le coup de coeur éprouvé par cette cocotte qu'était Auguste BEHREND,  au cours de l'hiver 1900/1901 pour un client de passage du nom de Richard FRIEDLANDER, vaudra à cette "maman profiteuse" de devoir cacher sa grossesse au fils de ses patrons, Oskar RITSCHEL. Peut-être aussi parce que ce dernier, qui en pinçait pour la petite bonne de ses parents, n'aurait pas compris ce cocufiage, tant les deux êtres semblaient déjà avoir fait un certain nombre de plans sur la comète. D'autant qu'Oskar était, lui aussi, à l'abri du besoin. Pas étonnant donc que, lors de la naissance de Magda, l'enfant non désirée d'un très jeune homme aussitôt reparti de Berlin, Oskar n'ait pas voulu reconnaître la fillette qu'il savait ne pas être de lui. Ce qui ne l'empêchera pas d'épouser Auguste en 1902 avant d'en divorcer deux ans plus tard.

    Cette maman peu aimante et égocentrique, aurait-elle eu des remords avant de fermer les yeux ? Ce n'est pas improbable si l'on en juge par le témoignage qu'elle a cru bon livrer à un média : Schwäbische Illustrierte en 1952 où elle n'hésitera pas à trouver des excuses aux agissements de sa Magda, quand elle ne les niera pas. Un témoignage lourd de conséquences puisqu'il induira quantité de présentations hasardeuses opérées par des biographes ravis de trouver sous la main un témoin bavard comme l'était cette femme passablement dépressive et confuse ! A l'évidence, si les éléments livrés par des chercheurs et historiens comme Oliver HILMES ont encore du mal à être pris en compte, dans notre portrait sur Magda GOEBBELS l'auteur en a tenu compte. Même lorsqu''ils s'opposent à la propagande nazie de Herr GOEBBELS et aux divagations d'Auguste BEHREND !

    MAGDA,  LA CHIENNE DU TROISIEME REICH, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-43-0

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