• Marc Herrand, son départ des Compagnons...

            Marc réveillonne en 1950 avec Gérard et Hubert    

         Aux côtés de Marc, on reconnaît facilement sur cette photo du réveillon 1950 Gérard Sabbat et les Lancelot

     

    9782918296294jpg Comme le soulignait déjà Marc Herrand dans son autobiographie*, une "décade prodigieuse" arrivait à son terme à la fin de l’année 1950. Dix années fantastiques qui avaient métamorphosé en jeune adulte un adolescent de 16 ans que le destin s’était plu à jeter désarmé sur les routes. S’il se sentait bien, et probablement mieux qu’il n’avait jamais été, depuis cette révolte du printemps 1941, il avait parfois le sentiment de faire du sur place et d’être en attente d’autre chose ! Au moment de fêter cette Saint Sylvestre 1950 avec les Lancelot et certains de ses amis Compagnons (photo ci-dessus) pensait-il que tout était encore améliorable ? Sans doute. Et cela alors qu’il venait de réaliser un nouvel arrangement miracle avec Le galérien, transformant cette fois-ci les voix de ses partenaires en balalaïkas. Une deuxième réussite chorale d'importance derrière Les trois cloches. Sans se satisfaire complètement de cette situation et de l’avancée réalisée, il était heureux de son sort tout en étant également impatient. "Nous voulions conquérir le monde" admet-il dans ses réflexions personnelles. C’est peut-être pourquoi il appelait de ses vœux une confirmation, redoutant que la formation qu’il avait grandement contribué à créer en février 1946, cède devant un manque de rigueur manifeste. Comme si ses partenaires et amis avaient du mal à s’organiser et qu'ils se plaisaient à repousser tous les changements salutaires qui s’imposaient ?

    De son côté Yvette Giraud nourrissait les mêmes attentes que celles de l’homme qu’elle avait découvert à Beyrouth durant l’été 1949 alors qu’elle participait à une tournée des Compagnons de la Chanson. Sauf que ses attentes à elle n’étaient pas dues à un défaut d’organisation voire un manque de rigueur. Après avoir enfin rencontré le succès et vécu cinq années pleines, ivre d’une liberté nouvelle, il ne lui manquait finalement qu’une sorte de plénitude. Quelque chose qui lui permettrait d’aborder, peut-être avec encore un peu plus de force, la période euphorique qui s’était ouverte à elle et qui lui promettait d’atteindre de nouveaux caps, voire de conquérir de nouveaux horizons. Et puis, ne lui avait-on pas déjà prédit à deux reprises, et dès son plus jeune âge, qu’elle aurait une vie fabuleuse et qu’elle serait reçue par les plus grands ?

    De sa rencontre avec Yvette GIRAUD et de sa décision de quitter les COMPAGNONS DE LA CHANSON en mars 1952, il restait beaucoup de choses à dire et de nombreux points sur lesquels il fallait revenir. Dans ce nouveau portrait consacré à Marc HERRAND qu'il avait une première fois rencontré en 2007, Louis PETRIAC voulait que l'on comprenne mieux ce qui avait présidé dans la décision de Marc de quitter le groupe qu'il avait créé en février 1946 avec Jean-Louis JAUBERT et Guy BOURGUIGNON. Un ouvrage d'environ 200 pages abondamment illustré que l'on peut d'ores et déjà réserver.

     

    * La route enchantée, Editions du Signe Strasbourg.

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