• Négations, un tome 2 en préparation...

    Négations, un tome 2 en préparation...Le polar Négations publié à la fin de l'année 2011 va connaître un prolongement puisqu'un tome 2 est en préparation. Toujours aussi noir.

    Il faut dire que la vue de cette province dérangée par un climat malfaisant et une cascade d'homicides n'est pas banale. Comme si l'auteur s'était plu à observer à la loupe les défauts de la plupart des résidents de l'endroit. D'autant qu'on n'y ménage pas ses efforts à la veille du lancement de la STARGEST, une télé-réalité pour le moins originale. Sur fond de règlements de comptes, cheminent des hommes et des femmes prêts à tout par parvenir à leurs fins, l'éditeur Paul LONDAUD le premier. Surtout depuis que Laurent, son ami d'enfance lui a volé celle qui comptait le plus pour lui.

     

    EXTRAITS :

    Il en convenait cependant avec beaucoup de regrets, Irène était une femme difficile à oublier. Comment, du reste, aurait-il pu oublier ce qui leur permettait à l’un comme à l’autre de relativiser toutes les difficultés vécues alors ? Elle était tellement ardente. Tellement ardente et tellement tout. Secrète aussi, difficile à déchiffrer et à comprendre. Combien de fois s’était-il demandé si elle ne portait pas en elle le poids de quelque difficulté à exorciser expliquant ces sautes d’humeur et parfois les nombreux cauchemars qui la laissaient pantelante et en sueur au beau milieu de la nuit ? Combien de fois y en avait-il eu dont il avait été le témoin. Surtout les derniers temps avant qu’elle lui révèle ce qui la tourmentait… et qu’il réagisse. Mal. Car, il l’admettait à présent, il avait mal réagi en la laissant partir.

    Eprouvant l’envie de revenir sur leur rencontre, il se versa une deuxième rasade de whisky. Un soudain sursaut l’amena à attribuer des mérites à son breuvage. Aurait-il possédé des vertus trop souvent ignorées ?
    Malgré tout ce qu’il venait de subir, il revit la ligne de son ancienne maîtresse, l’élancement de la silhouette, ainsi que sa chute de reins, regrettant leur querelle et son départ. Un départ que cette autre femme à l’origine de leur brouille et vue épisodiquement depuis ne parvenait pas à remplacer. Il sentit soudain une érection rien qu’en repensant aux tenues suggestives qui mettaient en valeur Irène. Dès qu’il l’avait vue ce matin-là, la toute première fois dans ce putain de bus, il avait aussitôt eu envie d’elle. Mais quel type n’en n’aurait pas eu envie, elle aurait allumé des incendies dans une piscine ! Et à l’évidence, il la désirait toujours autant. Avant de sortir de son existence, il aimait encore se souvenir de quelle façon surprenante cette fille obsédante y était entrée. Un beau jour, à l’arrêt, alors qu’il vaquait à d’autres occupations sans y trouver le piment recherché…

    Surpris par un mouvement de foule, il l’avait heurtée en pivotant sur lui-même sans l’avoir vue arriver à sa hauteur, lui imposant en se retournant trop brusquement un attaché-case dont les armatures avaient dû la blesser…
    Tout en se confondant en excuses, il fut d’abord saisi par les traits tirés de la jeune femme et son regard fiévreux d’un brun intense. D’une profondeur infinie, il donnait l’envie de s’y perdre. Puis son parfum, un parfum chaud, ambré, enivrant. En se retournant vers elle il en avait senti toute la violence, toute la force. Cela l’avait troublé bien plus qu’il ne voulut l’admettre lorsqu’il lui fut ensuite donné de repenser au contact involontaire qui les avait jetés l’un contre l’autre au terme d’une bousculade comme il s’en produit chaque jour dans l’effervescence matinale des grandes villes. La vision de cuisses provocantes prolongement de jambes gainées de bas noirs aux attaches délicates, aussi. Entrevues en se hissant à ses côtés dans le bus, elle n’avait rien arrangé, éveillant un peu plus encore un intérêt déjà manifeste. Mais il suffisait d’imaginer l’amorce de paysages auxquels il avait toujours succombé chez les femmes pour qu’il en soit ainsi. A plus forte raison lorsqu’elles ressemblaient à cette troublante créature.
    Etait-elle de passage ou se rendait-elle ce matin-là à un endroit exigeant d’emprunter exceptionnellement le même bus que lui ? Venait-elle d’emménager à proximité ou de changer d’affectation ?… La mémoire a parfois beau dérailler, les envies incomplètement satisfaites demeuraient présentes en lui aujourd’hui, et avec cette fille terriblement appétissante, elles le restèrent longtemps…
    Avant qu’il la revoie car il la revit. De plus en plus excité au fil des jours à l’idée de la retrouver chaque matin. Toujours au même arrêt de bus, à une heure généralement identique. Puis très souvent le soir au retour. Quel que soit le jour de la semaine. Comme s’ils s’étaient donnés rendez-vous, semblant prendre immanquablement le ciel à témoin depuis leur toute première rencontre et son indéfinissable maladresse… Et plus le temps passait, plus elle lui donnait le sentiment de gagner en beauté, sans pour autant qu’il sache si son intérêt manifeste pour elle n’était pas, tout simplement, l’éminent responsable de son inclination. Partageait-elle son existence avec quelqu’un d’autre ?… Si l’absence d’alliance aurait dû l’éclairer, les questions semblaient fuser en lui. Toutes plus folles les unes que les autres, appelant des réponses qu’il se révélait incapable d’apporter. Vivait-elle quelque situation délicate pour donner l’impression de manquer de sérénité et de paraître à cran comme elle semblait l’être ?… Il le supposa, s’interdisant de tenter quoi que ce soit, tant il craignait d’être importun et de paraître mal élevé. Comment aurait-il alors pu croire qu’elle était tout simplement dévorée par l’anxiété et le poids de quelque épreuve insondable ?
    Ce qui était sûr, c’est qu’à partir de ce moment-là il brûla de tout connaître d’elle. Ne lui était-elle pas déjà devenue indispensable en mettant le feu à sa mémoire ? Plus encore après qu’elle se fut assise, un matin, face à lui dans le bus, répondant poliment, l’air détaché, à son timide bonjour décliné du bout des lèvres. Car cela se confirmait. Partant de jambes admirablement galbées et de chevilles parfaitement dessinées, rehaussées par un mariage avec des escarpins à haut talon du meilleur goût, elle avait des cuisses magnifiques. Révélées par un jupe trop courte, elles avaient, ce matin-là, fait naître en lui des sentiments déraisonnables, comme en font naître chez les hommes les femmes possédant un magnétisme extraordinaire. Et c’était le cas de cette ravissante ensorceleuse qu’il n’arrivait plus à oublier, obsédé par tant et tant de charme. D’autant que tout, chez elle, était élégant et en phase avec sa beauté ; rien n’était outrancier ni de mauvais goût, rien. Ni son attitude n’altérant aucunement une ligne superbe, ni ce qu’elle laissait entrevoir sous des atours remarquablement seyants. Qu’elle soit vêtue ou non de robes amples suggérant des formes sculpturales ou d’une tenue plus ajustée, dont les mouvements d’un corps fait pour les caresses soulignaient les impatiences…

     

    « A propos de ces ondes qui nous gouvernent...Anne-Marie Peysson... une présence simple et gentille »
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