• Non, non, ce n'est pas du Docteur House !...

    Non, non, ce n'est pas du Docteur House !...

    Non, non, ce n'est pas du Docteur House !...Edouard DUF, l’auteur de Parfum de diable, précise qu’il n’a pas voulu tomber, en se racontant, dans une description feuilletonnesque du style « Dr House », ou « Urgence ». Cela aurait été donner une chance trop importante aux conséquences de l’accident et insister lourdement sur un pronostic vital par trop incertain. Admis en 1973 à l’hôpital Necker, Hôpital des Enfants Malades à Paris, à la suite d’une ingestion orale de soude caustique cet accident domestique profondément marquant dans l’enfance a eu ensuite un impact sur sa vie d’adulte.

    Pris en charge par le service ORL, peu d’espoir était permis quant à la suite des événements. La douleur occultée, la fragilité de la mémoire à cet âge de dix-huit mois, fait qu’Edouard possède peu d’éléments ayant trait à ce drame. Cependant son corps couvert de cicatrices et les manipulations des organes internes témoignent clairement qu’il ne s’est pas agi d’une intervention bénigne. Une coloplastie fut en effet proposée qui consistait à utiliser un morceau de colon et de le greffer en guise d’œsophage artificiel. L’intervention fut un succès et elle a été célébrée dans le monde de la médecine comme une première. De cette expérience, Edouard DUF garde dix-sept années de souvenirs en milieu chirurgical, quelques plaies et cicatrices, et surtout, un univers intérieur riche en émotions et rencontres peu communes.

    Ainsi qu’on lui avait conseillé de le faire quand il a pris la décision d’évoquer son long parcours, il a choisi de traiter le sujet comme un documentaire avec un regard extérieur, comme s’il était en mesure de se contempler lui-même. Sans vouloir sombrer dans un trop narcissique subjectif, mais plutôt en contemplant ce qu’un petit être est capable de voir tout en étant cloué sur un lit, bien incapable de voir autre chose qu’une chambre d’hôpital. Dans un même temps, le récit engage un point de vue proche de l’insouciance, se bornant au seul plaisir d’exister. Ce récit serait-il le point de vue d’un innocent ? Et des esprits malveillants, se seraient-ils penchés sur le berceau un peu trop souvent ? Qui sait ? Peut-être que le jeu des dieux est conçu avec des règles qui ne nous sont pas accessibles.

    Du 4 décembre prochain (vernissage de créations) au 12, Edouard DUF sera présent au Centre Hospitalier de Vauclair à Montpon-Ménestérol où une première dédicace de son Parfum de diable sera organisée.

    Vous pouvez toujours réserver !

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