• Jean Rodon a bien failli côtoyer le pire au STO !Dans son JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE qui paraît en ce moment, Jean RODON évoque une dénonciation qui aurait pu mal tourner. Un temps soupçonné d'être un Communiste, c'est finalement deux autres occupants de la chambrée qui goûteront aux joies de l'Arbeitlager, une sorte de mitard d'où l'on ressortait rarement en bon état ! C'est dire ce qui attendait tous ces jeunes gens en Allemagne que l'on a longtemps assimilés à des collabos partis volontairement aider la machine de guerre nazie. Un parcours qui vient de faire l'objet d'un reportage de RMC DECOUVERTE diffusé dernièrement.

    ... N'ayant pas été suffisamment prudent au cours de nos conversations, Bourdens et un autre ouvrier volontaire arrivé dernièrement, avec lequel il avait sympathisé, avaient organisé une dénonciation et elle me concernait directement puisque les deux hommes m'avaient soupçonné d'être un Communiste, ce que je n'avais jamais révélé. Sans comprendre comment une telle erreur avait pu être commise par la police et les services de renseignements allemands, nous avions appris que le dénonciateur direct était ce copain de Bourdens, un homme qui savait à peine lire et écrire et qui avait souvent demandé de l'aide pour rédiger des lettres destinées à sa femme. Quelque temps avant le retour de Jean et de Raymond de l'Arbeitlager où ils avaient été enfermés à ma place, il n'était pas réapparu dans la chambre. Son placard vide et sa subite disparition nous ayant étonnés, nous comprîmes qu'en accord avec Bourdens, le dénonciateur, il avait fait une erreur en reprenant les noms qu'il avait dû avoir du mal à orthographier. Pratiquement analphabète, ancien marin, son engagement dans la Krieg-marine ne fit que confirmer le triste personnage qu'il était. Et il n'est pas certain que je m'en serai aussi bien sorti si j'avais été arrêté à la suite de cette dénonciation.

    Un ouvrage qui aide à voir clair et qu'il fallait publier pour que l'on comprenne mieux qui étaient ces jeunes gens qui n'avaient eu qu'un seul tort, celui d'avoir eu vingt ans en 1943 !

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

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  • Jean Rodon, son ouvrage sur l'occupation nazie et le STO...

    Jean Rodon, son ouvrage sur l'occupation nazie et le STO...Un ouvrage important que celui de Jean RODON puisque ce Journal d'un adolescent face à la guerre revient sur l'atmosphère qui prévalait dans notre pays avant les accords de Munich de septembre 1938 et au moment des premiers bruits de botte d'une armée invincible décidée à terrasser toute résistance. Jean RODON raconte comment, affolés, beaucoup ne savaient plus où aller en ce mois de mai 1940. Une vision apocalyptique des convois de gens chassés de chez eux et tirés par des chevaux épuisés. Comme l'auteur de l'ouvrage le dit : l'impression d'une grande fatigue et d'abattement qui se voyait dans leur démarche ou se lisait sur leur visage. Jamais autant nos routes n'avaient connu une telle diversité hétéroclite de véhicules utilisés par les fuyards pour se déplacer, mais également une aussi grande mixité sociale de la population...

    Jean RODON, revient également sur l'occupation nazie et sur un Paris tétanisé dès le 14 juin 1940. Que fallait-il donc faire ? Reprendre le travail quand c'était possible ou se terrer en attendant que le cauchemar prenne fin ? Un semblant de vie reprendra pourtant dont il parle évoquant l'apparition des premières restrictions et des topinambours, du marché noir aussi. Des restrictions qui seront suivies dès le début 1942 par les premières "chasses aux Juifs" dans un Paris que l'on ne reconnaissait plus où les violences de rue provoquaient des attroupements de curieux peu décidés pourtant à s'opposer. Mais s'opposer à quoi et à ce qui semblait inéluctable après la signature de l'armistice dans le célèbre wagon de Rethondes ?...

    Un ouvrage fort de l'un des derniers survivants d'une époque cauchemar qui avait vu notre pays vaciller.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 078-2-918296-46-1  

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  • Rappel de nos conditions de vente à nos partenaires libraires...Au moment où nous nous apprêtons à élargir la diffusion de notre nouvel ouvrage : JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE de Jean RODON, il nous semble utile de revenir sur les circonstances qui nous ont amené à assortir nos livraisons d'ouvrages d'un règlement à la commande lorsque les achats de nos amis libraires sont inférieurs à 80 euros hors taxes. Alors qu'auparavant, DECAL'AGE PRODUCTIONS Editions, comme beaucoup d'autres maisons d'édition, pratiquait le 30 jours fin de mois en termes de facturation.

    La première raison tient au fait du trop grand nombre de relances que nous étions contraints de prévoir aux échéances de facturation restées la plupart du temps non couvertes. La seconde, au nombre croissant d'enseignes en difficulté qui souscrivaient, même pour des montants infimes, des engagements, sans pouvoir les honorer. Ce qui nous plaçait dans l'obligation de consentir, contraints, un report des échéances à trente ou soixante jours supplémentaires pour être sûrs d'avoir une chance d'être réglés.

    Or, les règles de facturation ont changé voici déjà six ans et la Direction générale de la concurrence (DGCCRF) a prévu depuis lors de modifier quelque peu les dispositions existantes. Sans doute pour contenir les quelques abus commis lors de la quasi-majorité des engagements commerciaux. En instituant, par exemple, une pénalité de 40 € qui, au même titre que les pénalités de retard perçues (au minimum 3 fois le taux d'intérêt légal fixé par la Banque Centrale Européenne), majore d'autant le montant des factures restées impayées à leur échéance.

    Des raisons essentielles qui ne pouvaient, pour éviter tout problème relationnel avec nos partenaires libraires, que nous pousser à exiger un règlement à la commande porté dernièrement pour les mouvements inférieurs à 80 € hors taxes. Sans oublier que les rappels aux échéances non couvertes nous demandaient un temps précieux et un suivi rigoureux, ce qui n'était pas sans poser d'autres difficultés au petit éditeur que nous sommes encore.

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  • 19 déc.1931... Le mariage de Magda Goebbels, une messe noire ?

    19 déc.1931... Le mariage de Magda Goebbels, une messe noire ?

    La Britannique Jane THYNNE l'écrit dans l'un de ses livres, « cela aurait fait un bel enterrement. La mariée était tout en noir, une longue robe en dentelle dissimulant le pied difforme du futur époux, une garde d'honneur composée de S.A le bras tendu, avec des visages comme ceux d'un peloton d'exécution... » Comme si, inconsciemment et au terme de ce qui passe encore pour être une messe noire, la future Frau Doktor Reichsminister Magda GOEBBELS avait choisi d'enterrer ses dernières convictions. Celles d'un être qui avait dévié depuis quelque temps déjà d'un chemin totalement différent pour en emprunter un autre, parsemé, lui, de haine ! Au nom de l'exercice d'une puissance abjecte s'attaquant aux plus faibles ! "Il m'est personnellement désagréable et insupportable que l'on me soupçonne d'avoir été élevée par un juif !" avait claironné au moment de cette union #magdagoebbels à un journaliste, probablement la chroniqueuse mondaine Bella FROMM qui l'avait assez souvent dépeinte sous des traits peu aimables, évoquant son air glacial et son manque d'empathie (© Karine THUIL). On notera cependant dans l'affirmation de l'intéressée un distinguo déjà de mise, puisqu'il est établi aujourd'hui, malgré les quelques résistances encore observées ça et là, que la Frau Doktor Reichsminister était bien la fille d'un certain... Richard FRIEDLANDER, négociant juif de son état dont la propagande nazie venait de faire un beau-père. Ce dernier reconnaîtra d'ailleurs cette paternité peu de temps avant de disparaître à Buchenwald où il avait été déporté en 1938. Il est vrai que la presse, et pas seulement la chroniqueuse, avaient passablement écorché l'égérie nazie, n'hésitant pas à titrer à la une un révélateur : "Le petit chef épouse une juive !" Ce qui signifiait qu'un secret que l'on croyait bien gardé avait transpiré et que les nazis devaient trouver autre chose pour éloigner ce négociant juif embarrassant ! En fabriquant par exemple ce beau-père censé suppléer un père juif que mettait en exergue une presse déchaînée que l'on fera très vite taire passé le 30 janv. 1933 !

    En épousant ce 19 décembre 1931 le maniaco-dépressif antisémite qu'était Joseph GOEBBELS, l'ex épouse de Günther QUANDT acceptait aussi les conditions d'un protocole savamment mis au point avec ce Führer au regard hypnotique dont elle avait pourtant cru pouvoir partager la couche au cours des semaines ayant précédé cette union ! Mais comment cette femme, adoratrice du grand poète juif allemand Heinrich HEINE, et qui avait rêvé adolescente avoir sept enfants, aurait-elle pu imaginer les concevoir avec cet Onkel Führer ? Ce "Fiancé de l'Allemagne" que l'on disait privé de l'une de ses testicules et de la capacité de procréer après une blennorragie contractée en Belgique sur le front du premier conflit, un homme devenu depuis, plus voyeur qu'acteur ! Ce que l'on sait moins, c'est que ce pseudo mariage reposait sur un certain nombre d'obligations ! Dont celle de pouponner régulièrement afin de donner au Reich les combattants dont il avait plus que besoin pour entreprendre ses croisades maléfiques !

    Voulez-vous que je vous dise, ce qui m'a par-dessus tout motivé dans les recherches entreprises pour cerner le personnage abject qu'était la Frau Doktor Reichsminister GOEBBELS, cela aura été de découvrir les contours secrets de l'union de deux êtres narcissiques, l'un maniaco-dépressif fort bien présenté dans un ouvrage par l'historien Peter LONGERICH et l'autre, pour parler de la Frau Doktor, de me rendre compte qu'elle était une effroyable perverse narcissique, ce dont personne ne se serait douté.

    Louis PETRIAC

    MAGDA, LA CHIENNE DU TROISIEME REICH, ISBN n° 978-2-918296-43-0

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  • Un deuxième site exploité par DECAL'AGE PRODUCTIONS EDITIONS a été créé en 2017 : CERTITUDES, où nous nous efforçons de développer, un peu plus régulièrement depuis l'été dernier, des tribunes et des échanges en lien avec des publications qui ont vu le jour sous notre label (témoignages historiques, faits divers, récits, polars...). Nous y évoquerons aussi des réussites diverses dans de multiples domaines et dues à des personnalités émérites aux réalisations marquantes ou des faits ayant fait la une de l'actualité. Avec, souvent des extraits vidéo et des reportages qui interpellent aidant à mieux comprendre ! Vous y retrouverez déjà en ce début d'année une bonne quarantaine d'articles évoquant ces profils et des faits, pas seulement historiques, ayant défrayé l'actualité au cours des années ou des décades passées.

    Vous pouvez, bien entendu, vous abonner à la newsletter de ce nouveau site afin d'être sûrs de ne pas manquer un seul des articles diffusés en vous rendant dans l'espace consacré situé à la gauche de la page d'accueil de ce site. Ce sera le plus sûr moyen de soutenir nos efforts.

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  • Roland Giraud et les Bourguignon

    Le 30 décembre 1969, l'un des fondateurs des COMPAGNONS DE LA CHANSON, Guy BOURGUIGNON décédait. Un homme auquel j'avais consacré un portrait publié fin 2013, préfacé par le comédien Roland GIRAUD qui m'avait apporté pas mal de précisions. Un extrait vidéo (ci-dessous) nous permet de revoir avec beaucoup de plaisir et d'émotion aussi une émission du début des années 2000, animée par Isabelle GIORDANO à laquelle participaient sur FR3 avec son père Géraldine GIRAUD, la fille du comédien Roland GIRAUD décédée dans des circonstances tragiques, Jacques BOURGUIGNON l'un des fils du COMPAGNON DE LA CHANSON Guy BOURGUIGNON et Stéphane CALVET, le fils de Jean-Pierre auquel nous avons consacré un ouvrage publié en 2016.

    Lorsqu'il m'a fallu finaliser le portrait consacré à l'automne 2013 à Guy BOURGUIGNON, toujours très discret sur son enfance, Roland GIRAUD s'est d'ailleurs très vite imposé à moi. Au même titre que son ami Jacques BOURGUIGNON complétant des données que j'avais pu recueillir auprès de Jean-Michel, le second des fils de Guy qui demeure à proximité de chez moi. Parce que le comédien venait de publier quelques mois plus tôt un ouvrage où il reconnaissait beaucoup devoir à Guy BOURGUIGNON, le père d'un Jacques qui reste l'un de ses amis d'enfance, Jacques, depuis, nous a quittés et le comédien fréquentait le même lycée que lui à Périgueux d'où ce lien qui nouait les deux hommes. Je savais déjà pour avoir assisté à plusieurs émissions qui l'avaient vu défendre ses goûts, dont un Vivement Dimanche chez DRUCKER, qu'il avait été, plus jeune, membre d'un groupe* dont j'avais fait également la connaissance. Aussi, après avoir gentiment participé à la collecte d'anecdotes sur ce qu'avait été sa rencontre avec Guy BOURGUIGNON, ne s'est-il pas fait prié pour, ensuite, à ma demande, accepter, de préfacer mon ouvrage. Et cet échange avec le comédien restera pour moi un moment rare d'échange. Merci Roland GIRAUD !

    Louis PETRIAC

    * Les BALADINS à Périgueux

     Guy BOURGUIGNON, le Compagnon de la Chanson périgourdin, DECAL'AGE PRODUCTIONS éditions,   19 €, ISBN n° 978-2-918296-24-9

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  • Autour de l'ouvrage de Jean Rodon, un devoir de mémoire !En nous ouvrant à d'autres domaines que la seule Chanson française et que nous avions envie de découvrir, nous nous étions aussi fixés un objectif avec notre nouvelle société créée à l'été 2017, celui de parvenir à élargir sensiblement le nombre de nos lecteurs et de ceux qui nous avaient fait confiance voici déjà dix ans. Des lecteurs qui avaient boudé quelque peu notre tout dernière initiative consacrée pourtant à deux musiciens et créateurs hors pair dont il nous avait semblé utile de parler dans un ouvrage de surcroît préfacé par Fred MELLA. Car c'est en effet en 2007 que nous avions lancé notre premier grand ouvrage avec cet hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON séduits par une croisade d'admirateurs nostalgiques sur lesquels nous nous étions appuyés. Avant très vite, en 2009 déjà, de nous intéresser au parcours d'un maquisard. 

    Les maquisards et la Résistance, il n'en fallait pas davantage pour emboîter le pas au nazisme et aborder un domaine qui passionne toujours, vieux comme jeunes. D'où cet ouvrage à forte connotation émotive choisi à l'hiver 2016 et évoquant l'un des personnages les plus énigmatiques de notre histoire. Car, avec ce meurtre prémédité commis dans un bunker assiégé à Berlin, Magda GOEBBELS reste un personnage qui interpelle toujours. Le dernier film diffusé fin 2017 sur France 2 le démontre amplement et il nous a depuis incités à publier le témoignage d'un survivant de cette époque puisque le récit de Jean RODON (ci-dessus) que nous proposons en ce moment revient également sur ces années de guerre qui lui auront fait perdre beaucoup.

    Magda Goebbels et l'audience...Il n'en fallait pas davantage pour que l'audience de DECAL'AGE PRODUCTIONS éditions gagne un peu plus de hauteur encore et d'une centaine de visites quotidiennes enregistrées sur notre site qu'elle se hisse un peu plus fréquemment au-delà des 200 visites quotidiennes. Depuis la création de notre site en 2006, ce sont même les meilleures courbes d'audience enregistrées, courbes dont nous ne nous plaindrons pas alors que fin 2016, nous étions sur le point de cesser notre activité, démoralisés ! Merci donc à tous ceux qui nous font confiance comme le montre ce commentaire publié sur le site du média MARIANNE qui nous avait redonnés du coeur au ventre à l'hiver 2017 :

    "Effectivement, il me paraît clair, après avoir lu votre dossier de presse media, que votre vision de Magda Goebbels paraît bien différente et notablement plus précise (grâce aux nombreuses sources et investigations sérieuses), que celle d’Antoine Vitkine (1) qui, comme à son habitude, semble rester dans le subjectif orienté et bien-pensant comme j’ai pu le constater dans ses deux précédents ouvrage sur Kadhafi et Bachar el-Assad. Si l’on cherche à découvrir une vision nettement plus proche de la froide horreur du personnage, je ne saurais que conseiller votre ouvrage, plutôt que le sien."

    (1) Le réalisateur du film diffusé sur France 2

     

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  • HISTOIRES D'AVANT publié à l'automne 2012 a été préfacé par Jacques GROSSARD, Président de l'Association Mémoire vivante de La Plaine. Pour encourager un témoignage immatériel qui lui a rappelé combien l'existence avait été dure pour des hommes soucieux de ne jamais renoncer et combien il était important de parlHist d'avant couvertureer de ce qui disparaît un jour comme avait disparu le quartier de mon enfance. Avant de m'atteler à l'écriture de cet hommage, sans encore savoir que l'écriture médicament existait, j'avais consacré voici une vingtaine d'années un premier ouvrage à l'enfermement : Voyage au pays de la déraison, une expérience que j'aurais presque pu couvrir comme n'importe quel chroniqueur serait en mesure de le faire. Il suffit de si peu de choses pour qu'un univers bascule du jour au lendemain et que l'on se retrouve face à un univers comme celui de l'enfermement et de la déraison. Longtemps après, avec Histoires d'Avant, j'ai voulu aborder, sur fond d'hommage rendu à des êtres croisés durant une enfance difficile, le thème de la résilience révélé par l'éthologue Boris CYRULNIK. Une démarche de libération et de restauration de liens importants qui m'est soudain apparue nécessaire après avoir redécouvert l'importance d'un lien familial dont j'avais longtemps été privé.  

    Dans ce nouvel ouvrage conçu en une seule fin d'hiver, il m'était apparu indispensable d'évoquer ce qu'avait été une enfance que je qualifie d'enfance manquée. Une période vécue au contact d'êtres et de parents souvent maladroits qui ne savaient pas afficher leurs sentiments ni en parler. Chacun le sait, il existe des blessures que l'on a beaucoup de mal à oublier. Pour n'avoir pas su répondre à l'attente de leurs enfants, en les blessant même parfois involontairement, ces parents sont quelquefois la cause de ruptures affectives. Heureusement, rien n'est irrémédiable et en me rapprochant d'une soeur que j'avais perdu de vue depuis des années, ma mémoire s'est soudain mise à galoper. J'avais à la lumière de certaines révélations à revenir sur ce qui restait finalement de cette enfance manquée et, par la même occasion, à revenir sur ceux auxquels je n'avais pas su témoigner une quelconque pensée pendant si longtemps et depuis qu'ils avaient disparu. La totale transformation et l'aménagement d'un quartier où nous avions longtemps évolué côte à côte a sans aucun doute été l'élément déclencheur provoquant l'envie de tout relativiser. L'incompréhension avait-elle fini par générer des attitudes ? Et le pardon ne devait-il pas en générer d'autres, plus louables ! J'ai soudain eu la conviction qu'il fallait rendre à des gens méritants une part de ce qu'ils m'avaient laissé et que je n'avais pas su apprécier à sa juste valeur. D'autant que c'était une très belle et merveilleuse leçon de vie donnée paradoxalement par des êtres, souvent incompris, que la modestie de leur condition de travailleurs bafoués n'empêchait cependant pas de progresser par l'esprit ! Le malheur n'est pas forcément une fatalité, il faut parfois juste accepter de remettre les choses à leur véritable place.

    Louis PETRIAC

    HISTOIRES D'AVANT, ISBN n° 978-2-918296-11-9, 17,80 €

     

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  • Le STO chez les nazis... Jean Rodon en parle

    Le STO chez les nazis... Jean Rodon en parle

    Le STO chez les nazis... Jean Rodon en parleAu-delà de ses années de fin d'adolescence, de l'occupation nazie à Paris de juin 1940 et de la fin malheureuse de sa rencontre avec Sophie, son amour de jeunesse, Jean RODON évoque dans l'ouvrage qui paraît actuellement chez nous ce qu'aura été, pour lui, ce STO de triste mémoire que beaucoup prennent aujourd'hui encore pour une acceptation de collaboration avec les nazis ! Alors que pour tous les requis, cette contribution n'aura été qu'une fâcheuse conséquence, celle d'avoir eu vingt ans en 1943 et d'avoir été contraint d'obéir ! D'ailleurs, en termes de collaboration, en admettant que cela ait pu en être une si on a l'esprit étroit, celle-ci ne sera guère favorable à tous ces jeunes gens au point que certains n'en reviendront pas ! 72 heures de travail hebdomadaire en effet avec un hébergement dans des baraques en planches construites à la va-vite et à l'économie (photos ci-dessus) où régnait une saleté repoussante due à des conditions de vie déplorables par temps de grand froid et où les punaises se nichaient entre les lambris, attendant la nuit pour se manifester et se jeter sur cette chair encore fraîche qui avait investi les paillasses des châlits où il leur arrivait de pulluler. Dans un reportage que RMC DECOUVERTE vient de diffuser, on met aussi l'accent sur les mauvais traitements administrés à ceux auxquels il était parfois reproché d'avoir manqué à des obligations ou qui éraient arrivés en retard à leur atelier. Si Jean RODON a pour ce qui le concerne échappé à la schlag, il a dû néanmoins subir l'acharnement d'un chef de baraque, un Sudète acquis à la cause nazie qui, un jour, l'a laissé dans une mare de sang après lui avoir fait subir un "passage à tabac" sur lequel il revient dans son ouvrage et qu'il n'oubliera jamais. Parce qu'il avait osé s'opposer à un vol !

    Le STO chez les nazis... Jean Rodon en parleCertains de ces requis, convaincus de s'être livrés à des actes de sabotage seront même déportés dans des camps de concentration où, là, il ne sera plus question d'avoir droit à une quelconque indemnité pécuniaire, si faible soit-elle. Allaient-ils revoir un jour les leurs sans y laisser leur peau, allant même jusqu'à se mutiler pour échapper à ce qu'ils subissaient ? Ce sera le cas de François CAVANNA qui a consacré un ouvrage à cette éprouvante "fausse collaboration". Il publiera en 1979, Les Russkofs, où il parle de cette mutilation qui lui fera perdre l'un de ses doigts (photo ci-contre). Un autre requis l'avouera, dès le passage du Rhin, ils avaient perdu leur identité et étaient devenus des numéros, comme tous les autres déportés, juifs ou opposants, détenus à Auschwitz ou Buchenwald ou dans d'autres lieux de sinistre mémoire. Tatoués sur leur bras, il leur fallait même apprendre à décliner ces numéros d'identification en allemand !

    Totalement abandonnés par leur pays, n'étant pas des prisonniers de guerre, ils n'auront de ce fait pas droit aux colis de la Croix Rouge ! Et le pire, c'est qu'à leur retour en France en mai et juin 1945, ils ne seront même pas accueillis comme les autres déportés, subissant des interrogatoires très serrés et étant considérés comme des suspects. Pendant des années, ces requis, se tairont, convaincus d'avoir des choses à dire que les gens ne voulaient pas entendre, confondant leur périple forcé avec un volontariat. Certes, conclura l'un d'eux, nous n'étions pas des martyrs, nous n'étions pas des héros, mais nous avions tout de même subi des choses pas très normales !

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE... Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

     

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  • L'article de l'Echo Dordogne sur l'ouvrage de Jean RodonNouvel article de l'Echo de la Dordogne que nous remercions, couvrant cette fois-ci l'ouvrage de Jean RODON que nous proposons actuellement (photo ci-contre). Un ouvrage auquel nous avons déjà consacré plusieurs articles ici même et un dossier de presse.

    Vous pouvez vous procurer ce Journal d'un adolescent, soit chez votre libraire, soit en nous le commandant directement ici, et en cliquant sur ce lien.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE..., Jean RODON, 21 €,                    ISBN n° 978-2-918296-46-1

    L'article de l'Echo Dordogne sur l'ouvrage de Jean Rodon

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  • Nos remerciements à l'ECHO DE LA DORDOGNE et à cet excellent article de Philippe JOLIVET qui suit et qui évoque parfaitement ce qui nous a conduit à publier ce portrait qui n'a rien à voir avec les allégations du fils de l'ancien nazi, Hans-Otto MEISSNER publiées en 1961.

    L'Echo de la Dordogne revient sur Magda Goebbels et n/ouvrage

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  • Autour de l'ouvrage de Jean Rodon, un devoir de mémoire !

    Pourquoi avons-nous proposé à Jean RODON de publier une partie des mémoires qu'il nous avait demandés de mettre en page et destinées au départ à sa famille ? Parce qu'il abordait dans celles-ci des points utiles au devoir de mémoire et qu'à propos du STO on a souvent eu tendance à confondre le lot de ceux requis par les autorités pétainistes avec ceux qui avaient choisi de partir volontairement travailler en Allemagne et donc d'aider consciemment la machine de guerre nazie. Même si certains de ces volontaires reconnaîtront plus tard s'être faits bernés par une propagande nazie savamment agencée.

    En février 1943, à la Gare de l'Est, le Périgourdin Jean RODON a fait partie des premiers jeunes gens qui ont subi cet embrigadement forcé et qui ont été contraints de partir travailler pour très peu de rémunération dans des usines allemandes, sans pouvoir toujours s'y soustraire. Il faut reconnaître qu'il existait au début de l'année 1943 très peu de maquis constitués de réfractaires au STO et que son appartenance à une famille d'élus communistes de la banlieue parisienne compliquait singulièrement la chose. Son oncle, le député Henri LOZERAY, ne venait-il pas, déjà, d'être emprisonné au pénitencier algérois de Maison-Carrée ? Ayant appris quel traitement la Milice réservait aux réfractaires, sans doute Jean s'était-il dit qu'il valait mieux éviter d'attirer l'attention des Pétainistes et des nazis ! Au risque, certes, d'y perdre le lien qu'il avait avec celle qui lui avait redonné l'envie de résister au tourbillon nazi qui menaçait de tous les engloutir au début d'un conflit pour le moins meurtrier. Alors qu'au mois de février 1943, les deux jeunes gens, faisant fi tous les deux de leur condition précaire d'apprentis, projetaient de se fiancer avant, probablement de se marier ! Un service du travail obligatoire qu'il regrettera très vite, notamment après s'être fait rossé par un chef de baraquement, un Sudète qui, le prenant à partie, lui administrera en nazi convaincu de l'utilité de la méthode forte, une correction injustifiée dont il parle dans son ouvrage. Tout autant qu'il parle de tous les autres, requis et volontaires qui ne s'entendaient pas toujours dans des baraques de fortune où ils devaient partager l'univers de punaises qui couraient sur eux la nuit et dont les piqûres urticantes les rendaient parfois fous !

    Un témoignage fort de  l'un des derniers à avoir vécu l'occupation nazie parisienne du début de guerre en juin 1940 suivant une débâcle mémorable ! Les premiers exemplaires de cet ouvrage sont disponibles.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

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  • L'impartialité des Meissner face à l'histoire

    L'impartialité des Meissner face à l'histoireOtto MEISSNER (à la droite du dictateur ci-dessus) avait occupé de très hautes fonctions auprès d'Adolf HITLER à la Chancellerie du Troisième Reich, devenant même ministre d'Etat en 1937. Ce qui lui vaudra d'être arrêté par les Alliés et de comparaître à Nuremberg entre 1947 et 1949. Il est donc plus que probable qu'il ait livré à son fils Hans-Otto, le biographe, des éléments enjolivés et très favorables à l'égérie nazie Magda GOEBBELS quand il s'est agi de publier un ouvrage sur elle. Car la première biographie consacrée à cette "Compagne du diable" (ci-contre) par référence à Joseph GOEBBELS, si on y raconte quelle aura été la destinée de ce personnage dont nous avons fait une chienne, n'est, ni plus, ni moins, qu'un véritable conte de fées. Il suffit d'ailleurs de prendre connaissance de la quatrième de couverture pour avoir une idée de ce qui sera développé dans l'ouvrage et du ton respectueux affiché par Hans-Otto MEISSNER. Papa MEISSNER, en nazi convaincu, aurait été fier de son fils Hans-Otto s'il avait pu assister à la sortie de cette biographie tronquée en 1961. La lecture de ce document que nous avons eu beaucoup de mal à retrouver et publié chez France-Empire pour la version française nous conforte donc un peu plus encore dans l'opinion que nous avions à propos de ce qui s'est passé lors de la rédaction de cette biographie et de l'importance des apports de deux autres personnages de l'entourage de Magda GOEBBELS. Avec, aux côtés de ce biographe aux idées déformées, la présence d'une mère Auguste BEHREND qui n'avait pas su aimer la fille qu'elle avait mise au monde en décembre 1901 d'une liaison avec un tout jeune négociant juif encore démuni et l'amie, Ello QUANDT, la belle-soeur sous emprise de la chienne. C'est d'ailleurs la biographe Anja KLABUNDE qui, quarante ans plus tard, en fouillant un plus le passé de l'égérie nazie, évoquera l'importance de cette Ello QUANDT.

    Dans cette Compagne du diable, il n'est évidemment pas question du rôle qu'aura joué Victor ARLOSOROFF, le leader sioniste qui aurait plus que participé aux premières joutes sexuelles de l'intéressée, alors qu'elle était encore lycéenne au Lycée Kollmorgen de Berlin. Et, encore moins de son lien avec ce père dont les nazis ne voudront pas entendre parler, un certain Richard FRIEDLANDER qui mourra en déportation à Buchenwald, oublié par celle qu'il avait élevée. Nous l'avons maintes fois affirmé en nous basant sur un article paru dans le média Bild et sur une preuve mise en avant par le journaliste et écrivain Oliver HILMES, Magda GOEBBELS avait donc du sang juif en elle ! Soucieuse de trouver sa place dans la hiérarchie nazie dès 1930 et sa découverte du NSDAP, il ne pouvait être question pour l'ancienne épouse du magnat Günther QUANDT de se présenter sous les traits d'une femme qui était la fille d'un négociant juif. Trop de choses en dépendaient et notamment ses envies de faire d'Adolf HITLER, l'homme qui n'avait qu'une testicule, son prochain compagnon de jeux interdits !

    Nous en avions fait l'un des thèmes essentiels de notre ouvrage, évoquant également le profil psychologique de Magda GOEBBELS, l'adoratrice du Führer, narcissique à l'extrême, développait énormément de traits dont la psy Marie-France HIRIGOYEN parle dans un ouvrage consacré aux pervers narcissiques. Les six enfants qu'elle a tués dans le bunker de Berlin et qui faisaient partie des ses objets familiers étayent notre thèse. L'intéressée, égocentrique, froide, suffisante et manquant d'empathie qui s'était arrogée le titre de Frau Doktor Reichsminister lorsqu'elle s'adressait à des tiers comme la journaliste Bella FROMM avait tout d'une perverse narcissique. Hélas, plus de soixante-dix ans après les faits, l'influence de la propagande nazie reste toujours aussi vivace et oser évoquer d'autres pistes que celles de ce conte de fées tenait d'un véritable pari.

    MAGDA, LA CHIENNE DU TROISIEME REICH, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-43-0

     

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