• L'article de l'Echo Dordogne sur l'ouvrage de Jean RodonNouvel article de l'Echo de la Dordogne que nous remercions, couvrant cette fois-ci l'ouvrage de Jean RODON que nous proposons actuellement (photo ci-contre). Un ouvrage auquel nous avons déjà consacré plusieurs articles ici même et un dossier de presse.

    Vous pouvez vous procurer ce Journal d'un adolescent, soit chez votre libraire, soit en nous le commandant directement ici, et en cliquant sur ce lien.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE..., Jean RODON, 21 €,                    ISBN n° 978-2-918296-46-1

    L'article de l'Echo Dordogne sur l'ouvrage de Jean Rodon

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  • Nos remerciements à l'ECHO DE LA DORDOGNE et à cet excellent article de Philippe JOLIVET qui suit et qui évoque parfaitement ce qui nous a conduit à publier ce portrait qui n'a rien à voir avec les allégations du fils de l'ancien nazi, Hans-Otto MEISSNER publiées en 1961.

    L'Echo de la Dordogne revient sur Magda Goebbels et n/ouvrage

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  • Autour de l'ouvrage de Jean Rodon, un devoir de mémoire !

    Pourquoi avons-nous proposé à Jean RODON de publier une partie des mémoires qu'il nous avait demandés de mettre en page et destinées au départ à sa famille ? Parce qu'il abordait dans celles-ci des points utiles au devoir de mémoire et qu'à propos du STO on a souvent eu tendance à confondre le lot de ceux requis par les autorités pétainistes avec ceux qui avaient choisi de partir volontairement travailler en Allemagne et donc d'aider consciemment la machine de guerre nazie. Même si certains de ces volontaires reconnaîtront plus tard s'être faits bernés par une propagande nazie savamment agencée.

    En février 1943, à la Gare de l'Est, le Périgourdin Jean RODON a fait partie des premiers jeunes gens qui ont subi cet embrigadement forcé et qui ont été contraints de partir travailler pour très peu de rémunération dans des usines allemandes, sans pouvoir toujours s'y soustraire. Il faut reconnaître qu'il existait au début de l'année 1943 très peu de maquis constitués de réfractaires au STO et que son appartenance à une famille d'élus communistes de la banlieue parisienne compliquait singulièrement la chose. Son oncle, le député Henri LOZERAY, ne venait-il pas, déjà, d'être emprisonné au pénitencier algérois de Maison-Carrée ? Ayant appris quel traitement la Milice réservait aux réfractaires, sans doute Jean s'était-il dit qu'il valait mieux éviter d'attirer l'attention des Pétainistes et des nazis ! Au risque, certes, d'y perdre le lien qu'il avait avec celle qui lui avait redonné l'envie de résister au tourbillon nazi qui menaçait de tous les engloutir au début d'un conflit pour le moins meurtrier. Alors qu'au mois de février 1943, les deux jeunes gens, faisant fi tous les deux de leur condition précaire d'apprentis, projetaient de se fiancer avant, probablement de se marier ! Un service du travail obligatoire qu'il regrettera très vite, notamment après s'être fait rossé par un chef de baraquement, un Sudète qui, le prenant à partie, lui administrera en nazi convaincu de l'utilité de la méthode forte, une correction injustifiée dont il parle dans son ouvrage. Tout autant qu'il parle de tous les autres, requis et volontaires qui ne s'entendaient pas toujours dans des baraques de fortune où ils devaient partager l'univers de punaises qui couraient sur eux la nuit et dont les piqûres urticantes les rendaient parfois fous !

    Un témoignage fort de  l'un des derniers à avoir vécu l'occupation nazie parisienne du début de guerre en juin 1940 suivant une débâcle mémorable ! Les premiers exemplaires de cet ouvrage sont disponibles.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

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  • L'impartialité des Meissner face à l'histoire

    L'impartialité des Meissner face à l'histoireOtto MEISSNER (à la droite du dictateur ci-dessus) avait occupé de très hautes fonctions auprès d'Adolf HITLER à la Chancellerie du Troisième Reich, devenant même ministre d'Etat en 1937. Ce qui lui vaudra d'être arrêté par les Alliés et de comparaître à Nuremberg entre 1947 et 1949. Il est donc plus que probable qu'il ait livré à son fils Hans-Otto, le biographe, des éléments enjolivés et très favorables à l'égérie nazie Magda GOEBBELS quand il s'est agi de publier un ouvrage sur elle. Car la première biographie consacrée à cette "Compagne du diable" (ci-contre) par référence à Joseph GOEBBELS, si on y raconte quelle aura été la destinée de ce personnage dont nous avons fait une chienne, n'est, ni plus, ni moins, qu'un véritable conte de fées. Il suffit d'ailleurs de prendre connaissance de la quatrième de couverture pour avoir une idée de ce qui sera développé dans l'ouvrage et du ton respectueux affiché par Hans-Otto MEISSNER. Papa MEISSNER, en nazi convaincu, aurait été fier de son fils Hans-Otto s'il avait pu assister à la sortie de cette biographie tronquée en 1961. La lecture de ce document que nous avons eu beaucoup de mal à retrouver et publié chez France-Empire pour la version française nous conforte donc un peu plus encore dans l'opinion que nous avions à propos de ce qui s'est passé lors de la rédaction de cette biographie et de l'importance des apports de deux autres personnages de l'entourage de Magda GOEBBELS. Avec, aux côtés de ce biographe aux idées déformées, la présence d'une mère Auguste BEHREND qui n'avait pas su aimer la fille qu'elle avait mise au monde en décembre 1901 d'une liaison avec un tout jeune négociant juif encore démuni et l'amie, Ello QUANDT, la belle-soeur sous emprise de la chienne. C'est d'ailleurs la biographe Anja KLABUNDE qui, quarante ans plus tard, en fouillant un plus le passé de l'égérie nazie, évoquera l'importance de cette Ello QUANDT.

    Dans cette Compagne du diable, il n'est évidemment pas question du rôle qu'aura joué Victor ARLOSOROFF, le leader sioniste qui aurait plus que participé aux premières joutes sexuelles de l'intéressée, alors qu'elle était encore lycéenne au Lycée Kollmorgen de Berlin. Et, encore moins de son lien avec ce père dont les nazis ne voudront pas entendre parler, un certain Richard FRIEDLANDER qui mourra en déportation à Buchenwald, oublié par celle qu'il avait élevée. Nous l'avons maintes fois affirmé en nous basant sur un article paru dans le média Bild et sur une preuve mise en avant par le journaliste et écrivain Oliver HILMES, Magda GOEBBELS avait donc du sang juif en elle ! Soucieuse de trouver sa place dans la hiérarchie nazie dès 1930 et sa découverte du NSDAP, il ne pouvait être question pour l'ancienne épouse du magnat Günther QUANDT de se présenter sous les traits d'une femme qui était la fille d'un négociant juif. Trop de choses en dépendaient et notamment ses envies de faire d'Adolf HITLER, l'homme qui n'avait qu'une testicule, son prochain compagnon de jeux interdits !

    Nous en avions fait l'un des thèmes essentiels de notre ouvrage, évoquant également le profil psychologique de Magda GOEBBELS, l'adoratrice du Führer, narcissique à l'extrême, développait énormément de traits dont la psy Marie-France HIRIGOYEN parle dans un ouvrage consacré aux pervers narcissiques. Les six enfants qu'elle a tués dans le bunker de Berlin et qui faisaient partie des ses objets familiers étayent notre thèse. L'intéressée, égocentrique, froide, suffisante et manquant d'empathie qui s'était arrogée le titre de Frau Doktor Reichsminister lorsqu'elle s'adressait à des tiers comme la journaliste Bella FROMM avait tout d'une perverse narcissique. Hélas, plus de soixante-dix ans après les faits, l'influence de la propagande nazie reste toujours aussi vivace et oser évoquer d'autres pistes que celles de ce conte de fées tenait d'un véritable pari.

    MAGDA, LA CHIENNE DU TROISIEME REICH, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-43-0

     

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  • Le neveu d'un député communiste emprisonné en octobre 1939 témoigne...

    Jean RODON n'a jamais oublié ces années-là, celles où il avait eu pour projet de devenir un jour artiste peintre et d'unir sa destinée à celle de la petite Sophie qu'il avait rencontrée dans le quartier de la rue du Temple quelques mois avant que son destin ne bascule ! Un endroit où il travaillait et où il entendait de plus en plus souvent les cris des femmes et d'enfants juifs brutalisés qu'on laissait se faire molester ! Des années où il fallait continuer à vivre, malgré la guerre, l'occupation nazie et malgré l'arrestation de ceux que l'on connaissait. Son oncle, le taquin Henri LOZERAY (ci-contre), député communiste du 11ème arr. qui ne perdait jamais une occasion de le faire enrager lorsque toute la Famille RODON lui rendait visite dans son appartement de la rue Saint-Maur, sera emprisonné en octobre 1939 par le gouvernement DALADIER. Juste après la signature d'un pacte germano-soviétique de non-agression liant STALINE et HITLER, pacte qui permettra aux nazis d'entrer en Pologne le mois précédent. Considérés alors comme traîtres à leur pays, LOZERAY et les siens, membres de l'Internationale Communiste seront aussitôt déchus de leur mandat et emprisonnés en février 1940. Comme des "droits communs" coupables d'homicide, et sans bénéficier des droits attachés à leur fonction de parlementaire.

    Jean était encore si jeune mais il s'en souvient. Comme il l'avoue dans des mémoires destinées aux siens d'où ont été tirées ces précisions sur l'impitoyable conflit vécu par beaucoup de Français entre 1939 et 1945, le fait qu'avec son propre père Emile, deux membres de la famille RODON se soient impliqués dans des activités au service de la population, avait développé chez Jean RODON une forme d'engagement personnel qu'il ne reniera jamais. En effet, parallèlement à un mandat de Conseiller Municipal au Blanc-Mesnil qui lui sera confié après guerre, il sera dès son retour d'Allemagne très vite délégué syndical au sein des multiples entreprises où il a exercé son difficile métier de tourneur.

    Avec une description de ces événements puis de son départ forcé pour le STO de Pierre LAVAL, Jean RODON revient dans son ouvrage sur toute une époque restée parfois méconnue de beaucoup. Peut-être aussi parce qu'une confusion a longtemps régné entre les Français volontaires partis travailler en Allemagne dès 1942 au titre de la relève et tous les jeunes gens âgés de vingt ans requis dès février 1943 par les autorités pétainistes pour les y rejoindre dans le cadre d'un Service du Travail Obligatoire (STO) sans qu'ils soient tous favorables à cet embrigadement.

    L'ouvrage de 250 pages est proposé à 21 euros avec un port limité à 5 euros.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

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  • Jean Rodon, son récit sur le début de la guerre et ce départ au STO...

    Jean Rodon, son récit sur le début de la guerre et ce départ au STO...

    Le départ, son départ vers l'enfer nazi d'Hennigsdorf, c'est aussi pour Jean RODON l'instant de quitter Sophie, celle qui venait de redonner un sens à sa vie et qu'il avait rencontrée près de l'atelier de mécanique générale où il travaillait rue du Temple dans ce Paris occupé par les nazis. Un moment terrible qu'il aura du mal à surmonter, encore un peu plus à l'arrivée en Allemagne où elle commençait à manquer terriblement au jeune homme qu'il était...

    (Extraits) : C'est en rangeant mes vêtement dans le placard que je voulus sortir le petit mot qu'avait glissé discrètement Sophie dans la poche de mon blouson, espérant y trouver un peu de réconfort, une présence, une douceur de la part de celle qui allait tant me manquer, en plein désarroi dans lequel nous nous étions trouvés en si peu de temps. Car aussi ridicule que cela puisse paraître, c'est volontairement que j'avais reculé cet instant pour y retrouver un instant de bonheur extrême à un moment où j'en aurais vraiment eu besoin. Devenu si rare à notre époque, cela faisait déjà partie d'une forme de philosophie personnelle touchant peut-être à l'épicurisme. N'ayant pas trouvé le papier, et doutant de ma mémoire, je me mis à chercher dans l'autre poche sans succès. Je fus obligé de me rendre à l'évidence et d'imaginer que, sans doute sous l'effet d'une intense émotion, le papier avait été introduit maladroitement dans ma poche, le soir à la sortie du métro Eglise de Pantin et qu'il avait glissé le long de mon blouson, s'envolant en tombant sur le sol sans que nous nous en soyons aperçus, enfermés dans notre souffrance. Elle avait dû inscrire sur ce papier qui nous avait trahis, tout ce dont nous aurions eu besoin pour continuer à communiquer et nous retrouver plus tard lorsque le cauchemar aurait pris fin. Mon désarroi se transforma en un immense désespoir et je compris alors que tout moyen de communiquer allait être impossible avec elle. Une terrible obsession m'étreignit également, celle de savoir comment elle réagirait face à mon inexplicable silence. Que penserait-elle de moi avec ses parents qu'elle avait mis récemment dans la confidence, et également avec ses collègues de travail pour lesquels nous étions déjà des fiancés? Une petite lueur venait de s'éteindre définitivement, ne laissant plus place qu'à l'irréalisable ou à l'inconcevable.

    L'ouvrage est proposé au prix de 21 €.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

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  • Nous vous souhaitons...

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  • Fin décembre 1969... Sans Guy Bourguignon !30 décembre... Une journée épouvantable à tous points de vue ! En 1969, voici 49 ans, la nouvelle tombait sur FRANCE INTER, et sur nombre d'autres radios également ! Ceux de la génération HERRAND et de la génération CALVET/BROUSSOLLE ne peuvent avoir oublié cette annonce que nous vous reproposons d'écouter. Si du moins leur transistor de l'époque était branché sur les ondes de FRANCE INTER : 

    FRANCE INTER - 30.12.69 - Décès Guy Bourguignon.mp3 

    L'un des piliers et créateurs de l'édifice venait de décéder après une hospitalisation de quatre semaines à l'Hôpital FOCH de Suresnes. Guy BOURGUIGNON, tout le monde le connaissait et l'été auparavant on l'avait vu s'arrêter à Périgueux avec ses COMPAGNONS DE LA CHANSON pour y fêter le centenaire de sa grand-mère qu'il surnommait affectueusement : Maman Atou (photo ci-dessous JM Bourguignon). Sur cette photo prise en Périgord, on le voyait encore trinquer aux côtés de la jeune présentatrice télévision Martine LEPAGE qui préparait une émission pour Jacqueline JOUBERT : A bout portant  montrant l'ensemble en tournée. Une Martine LEPAGE à laquelle il avait confié qu'il aurait aimé être un Compagnon, mais dans la salle ! Pour s'assurer, chaque soir, que tout était bien conforme au plan de répétitions. Comme le raconte si bien Hubert dans son Nous les Compagnons de la Chanson, alors qu'ils étaient en ce mois de novembre 1969 en train de se familiariser avec la mandoline tout en répétant ensemble : Angelo, Guy ne s'était pas présenté à leur rendez-vous habituel. Alors qu'ils s'apprêtaient une fois de plus à partir tous en tournée en Belgique.

    Jusqu'à la dernière minute de cette fin décembre tragique, ses partenaires et amis n'avaient pas voulu croire à une issue fatale malgré le pronostic vital plus que réservé du médecin qui avait tenté de l'opérer. Certes, les dernières photos et les derniers enregistrements réalisés lors d'un Télé-dimanche en novembre nous avaient montré un Guy fatigué qu'une thrombose de l'œil avait un peu plus affaibli, mais de là à imaginer qu'il décéderait aussi brutalement et de cette façon...

    Dans un ouvrage préfacé par le comédien Roland GIRAUD, Louis PETRIAC revenait sur ces journées vécues dramatiquement par huit partenaires désemparés.

    GUY BOURGUIGNON, LE COMPAGNON DE LA CHANSON PERIGOURDIN, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-24-9

    30 décembre 1969... Guy nous quittait !

     

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  • Fred Mella, l'enchanteur enchanté...

    Les choses belles ne s'oublient pas et nous sommes certains en ces temps de fêtes que certains d'entre vous auront beaucoup de plaisir à se replonger dans une carrière qui nous avait valu en 2009 de lui consacrer un portrait qui reste accessible sur votre gauche dans notre galerie des aînés émérites et à deux de nos auteurs d'évoquer dans une biographie ce qu'avait pu être ce demi-siècle de chansons comme cet Ave Maria interprétées par Fred MELLA, tant au sein d'un groupe mythique qu'en solo à partir de 1986.

    Intéressé par notre dernière production Chanson française de 2016, il avait accepté de la préfacer, peut-être aussi pour ne pas perdre complètement le lien qu'il avait eu avec les deux musiciens exceptionnels dont il était question dans celle-ci et dont il gardait un souvenir qui ne s'éteindra jamais. 

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  • Un patron collabo inefficace qui aurait pu lui éviter le STO...

    Un patron collabo inefficace qui aurait pu lui éviter le STO...Comme il l'écrit dans son ouvrage évoquant ses premiers pas dans un atelier de mécanique générale de la rue du Temple à Paris, Jean RODON se souvient encore avoir accompagné son patron rue des Francs-Bourgeois pour tenter d'infléchir un départ au STO qui contrariait tous ses projets. Après tout, puisque ce patron collaborait ouvertement avec les nazis, et qu'il n'avait pas hésité à sacrifier son propre fils au titre de la relève, il avait le secret espoir qu'on l'écoute s'il leur demandait un geste... Et puis, Colette, la fille de son patron, qui avait l’habitude de passer chaque fin d’après-midi rue du Temple pour taper le courrier, et qui maîtrisait aussi bien l’allemand que son père, avait évidemment trouvé à s'occuper en entrant au Ministère de la Marine marchande. Ils se connaissaient tous, tous ces vendus aux nazis ! Pour tous ces acharnés de la collaboration inconditionnelle avec l’Allemagne, bons vivants, qui déjeunaient parfois ensemble dans un restaurant où rutabagas et topinambours n'étaient pas au menu, tout était possible ! Qu'est-ce que ça leur aurait coûté de dispenser le jeune RODON de ce STO voire de lui permettre de différer son départ ? D'autant que né en février 1923 il n'aurait pas dû partir si tôt, si du moins on se réfère au texte de loi promulgué ! Et puis ils ne connaissaient pas les convictions du jeune apprenti qu'était le jeune Jean, ni ses liens familiaux avec le député communiste Henri LOZERAY. Jean n'était-il pas d'ailleurs un ouvrier sérieux, quelqu'un de respectable et de neutre, à qui l’on pouvait venir serrer la main en toute sérénité et faisant partie de leur grande famille et n'était-il pas le seul à faire tourner la petite entreprise avec le patron en ce début 1943 ?...

    Hélas ! Hélas, il n'en sera rien et Jean RODON devra partir pour l'Allemagne quelques jours plus tard, laissant rue Quincampoix sa petite fiancée seule désespérée. Longtemps après cet épisode dramatique et leurs adieux déchirants, il ne parviendra à oublier cette jeune fille qu'il ne reverra jamais après coup ! Une histoire d'amour qui aurait mérité une bien meilleure issue !

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

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  • Joyeux Noël à tous !

    C'est Noël et, en lien avec cette journée de trêve, nous vous proposons cet Ave Maria interprété ici par Fred MELLA (photo ci-dessus), l'ancien soliste des COMPAGNONS DE LA CHANSON que les plus jeunes n'auront pas connu et avec lesquels l'aventure de notre précédent label avait débuté, voici déjà quasiment onze ans ! Que le temps passe ! Un homme pour lequel nous aurons une pensée particulière en cette fin d'année 2018 qui l'aura vu perdre des êtres chers auxquels il était profondément attaché !

    Joyeux Noël à toutes et tous ! Et bonnes fêtes de fin d'année !

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  • Attention, narcissique, danger !On sait aujourd'hui et ce n'est plus un secret pour personne, que les individus au "moi" exacerbé, femmes ou hommes, sont susceptibles de causer des ravages insoupçonnés autour d'eux, rendant souvent les autres responsables de ce qui leur arrive de fâcheux (ruptures de contrat, projets avortés...). Remarquez, il faut bien qu'il y ait un coupable qui paie un jour l'addition...

    Soucieux d'en découdre avec un monde qui les rejetait auparavant, certains d'entre eux deviennent même, après un régime sévère, avoir changé d'identité et s'être blindés, de véritables icônes de la mode et des êtres particulièrement insupportables, voire capricieux à l'extrême. Des êtres que l'on plaindrait presque lorsqu'ils vous énoncent à grand renfort de mises en scène tout ce qu'on leur a fait subir depuis l'école et dont le seul but est surtout qu'on se prosterne devant eux sur les réseaux sociaux à grand renfort de "je t'aime" ! Car leur but est d'attirer l'attention des autres, en créant des situations qui leur permettront de recevoir l'attention qu'ils estiment mériter et dont ils ont été injustement privés. Mais qui sont-ils donc ces narcissiques souvent peu disposés à une remise en cause de ce qu'ils sont ? Avant tout des êtres éprouvant des difficultés à penser et à énoncer clairement pour que l'on comprenne mieux ce qu'ils veulent dire, préférant s'emporter et faire feu de tout bois sans prendre le temps de réfléchir.

    Sale temps direz-vous ! Au point qu'on peut légitimement se demander si les narcissiques sont dangereux et s'il n'est pas risqué de les fréquenter quand on en a démasqué un ? Cela l'est mais, ce qui est plus dramatique encore, c'est que, s'ils sont dangereux, c'est surtout quand ils estiment être en danger et que les autres sont arrivés à les percevoir sans leur fard habituel, devenant donc de potentiels agresseurs, porteurs d'éléments capables de contrarier leur image ou celle, tronquée, qu'ils souhaitent donner d'eux-mêmes ! Des éléments susceptibles de provoquer de véritables blessures narcissiques et de véritables accès de rage. A tel point qu'ils sont même quelques-uns à avoir été jusqu'à tuer ceux qui présentaient le moindre danger pour eux et leur prétendue image comme Xavier DUPONT de LIGONNES, Magda GOEBBELS ou Jean-Claude ROMAND !

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  • A peine vingt ans et quelle maturité d'esprit déjà !

    Dès notre première rencontre, voici déjà six ans, l'homme m'avait sidéré. Ne serait-ce que par le regard qu'il portait sur les événements et sur ce qu'avait été son existence. Pourtant, au départ, il avait eu du mal à se libérer de ce vécu ! Jusqu'à ce qu'arrivent chez nous au début de l'été dernier ces nombreuses pages, fruit d'un très long travail de réflexion. Sans doute avait-il nécessité que Jean RODON se lâche et qu'il accepte enfin de dire ce qu'il avait sur le coeur, lui, l'ancien délégué syndical des Trente Glorieuses qui avait assisté presque impuissant à une minoration des conquêtes sociales parfois acquises au terme de luttes épiques.

    Mais, c'est de son départ pour le S.T.O dont il faudrait ici parler car il est facile de mesurer ce qu'aura été le dilemme de ce jeune homme d'à peine vingt ans lorsqu'il lui a fallu se résoudre à quitter celle qu'il aimait, cette Sophie qui avait su lui redonner l'espoir qu'il avait perdu en devenant apprenti tourneur dans un modeste atelier de mécanique générale du 3è à Paris. Alors que créatif dans l'âme, il se voyait déjà exercer sa passion d'artiste peintre et de tenter d'en vivre. Cet ouvrage écrit avec ses mots à lui est bouleversant à plus d'un titre parce qu'on y mesure tout le désarroi d'un homme quand il lui a fallu se décider à partir pour l'enfer nazi d'Hennigsdorf, près de Berlin, où l'Allemagne nazie fabriquait ses locomotives démentielles ! Au moment même où les nazis subissaient leurs premiers revers à l'est devant... les Russes, attirer leur attention sur le refus d'un Communiste français de partir pour le S.T.O aurait été imprudent d'autant que l'oncle Henri LOZERAY, député de Paris, venait d'être arrêté et emprisonné au bagne de Maison-Carrée à Alger et que son père Emile, conseiller municipal du Blanc Mesnil venait d'être sommé de rendre son mandat électif !

    Ce document fort méritait d'être publié !

    Louis PETRIAC

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