• Le neveu d'un député communiste emprisonné en octobre 1939 témoigne...

    Jean RODON n'a jamais oublié ces années-là, celles où il avait eu pour projet de devenir un jour artiste peintre et d'unir sa destinée à celle de la petite Sophie qu'il avait rencontrée dans le quartier de la rue du Temple quelques mois avant que son destin ne bascule ! Un endroit où il travaillait et où il entendait de plus en plus souvent les cris des femmes et d'enfants juifs brutalisés qu'on laissait se faire molester ! Des années où il fallait continuer à vivre, malgré la guerre, l'occupation nazie et malgré l'arrestation de ceux que l'on connaissait. Son oncle, le taquin Henri LOZERAY (ci-contre), député communiste du 11ème arr. qui ne perdait jamais une occasion de le faire enrager lorsque toute la Famille RODON lui rendait visite dans son appartement de la rue Saint-Maur, sera emprisonné en octobre 1939 par le gouvernement DALADIER. Juste après la signature d'un pacte germano-soviétique de non-agression liant STALINE et HITLER, pacte qui avait permis aux nazis d'entrer en Pologne le mois précédent. Considérés alors comme traîtres à leur pays, LOZERAY et les siens, membres de l'Internationale Communiste seront aussitôt déchus de leur mandat et emprisonnés en février 1940. Comme des "droits communs" coupables d'homicide, et sans bénéficier des droits attachés à leur fonction de parlementaire.

    Jean était encore si jeune mais il s'en souvient. Comme il l'avoue dans des mémoires destinées aux siens d'où ont été tirées ces précisions sur l'impitoyable conflit vécu par beaucoup de Français entre 1939 et 1945, le fait qu'avec son propre père Emile, deux membres de la famille RODON se soient impliqués dans des activités au service de la population, avait développé chez Jean RODON une forme d'engagement personnel qu'il ne reniera jamais. En effet, parallèlement à un mandat de Conseiller Municipal au Blanc-Mesnil qui lui sera confié après guerre, il sera dès son retour d'Allemagne très vite délégué syndical au sein des multiples entreprises où il a exercé son difficile métier de tourneur.

    Avec une description de ces événements puis de son départ forcé pour le STO de Pierre LAVAL, Jean RODON revient dans son ouvrage sur toute une époque restée parfois méconnue de beaucoup. Peut-être aussi parce qu'une confusion a longtemps régné entre les Français volontaires partis travailler en Allemagne dès 1942 au titre de la relève et tous les jeunes gens âgés de vingt ans requis dès février 1943 par les autorités pétainistes pour les y rejoindre dans le cadre d'un Service du Travail Obligatoire (STO) sans qu'ils soient tous favorables à cet embrigadement.

    L'ouvrage de 250 pages est proposé à 21 euros avec un port limité à 5 euros.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

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  • Jean Rodon, son récit sur le début de la guerre et ce départ au STO...

    Jean Rodon, son récit sur le début de la guerre et ce départ au STO...

    Le départ, son départ vers l'enfer nazi d'Hennigsdorf, c'est aussi pour Jean RODON l'instant de quitter Sophie, celle qui venait de redonner un sens à sa vie et qu'il avait rencontrée près de l'atelier de mécanique générale où il travaillait rue du Temple dans ce Paris occupé par les nazis. Un moment terrible qu'il aura du mal à surmonter, encore un peu plus à l'arrivée en Allemagne où elle commençait à manquer terriblement au jeune homme qu'il était...

    (Extraits) : C'est en rangeant mes vêtement dans le placard que je voulus sortir le petit mot qu'avait glissé discrètement Sophie dans la poche de mon blouson, espérant y trouver un peu de réconfort, une présence, une douceur de la part de celle qui allait tant me manquer, en plein désarroi dans lequel nous nous étions trouvés en si peu de temps. Car aussi ridicule que cela puisse paraître, c'est volontairement que j'avais reculé cet instant pour y retrouver un instant de bonheur extrême à un moment où j'en aurais vraiment eu besoin. Devenu si rare à notre époque, cela faisait déjà partie d'une forme de philosophie personnelle touchant peut-être à l'épicurisme. N'ayant pas trouvé le papier, et doutant de ma mémoire, je me mis à chercher dans l'autre poche sans succès. Je fus obligé de me rendre à l'évidence et d'imaginer que, sans doute sous l'effet d'une intense émotion, le papier avait été introduit maladroitement dans ma poche, le soir à la sortie du métro Eglise de Pantin et qu'il avait glissé le long de mon blouson, s'envolant en tombant sur le sol sans que nous nous en soyons aperçus, enfermés dans notre souffrance. Elle avait dû inscrire sur ce papier qui nous avait trahis, tout ce dont nous aurions eu besoin pour continuer à communiquer et nous retrouver plus tard lorsque le cauchemar aurait pris fin. Mon désarroi se transforma en un immense désespoir et je compris alors que tout moyen de communiquer allait être impossible avec elle. Une terrible obsession m'étreignit également, celle de savoir comment elle réagirait face à mon inexplicable silence. Que penserait-elle de moi avec ses parents qu'elle avait mis récemment dans la confidence, et également avec ses collègues de travail pour lesquels nous étions déjà des fiancés? Une petite lueur venait de s'éteindre définitivement, ne laissant plus place qu'à l'irréalisable ou à l'inconcevable.

    L'ouvrage est proposé au prix de 21 €.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

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  • Nous vous souhaitons...

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  • Fin décembre 1969... Sans Guy Bourguignon !30 décembre... Une journée épouvantable à tous points de vue ! En 1969, voici 49 ans, la nouvelle tombait sur FRANCE INTER, et sur nombre d'autres radios également ! Ceux de la génération HERRAND et de la génération CALVET/BROUSSOLLE ne peuvent avoir oublié cette annonce que nous vous reproposons d'écouter. Si du moins leur transistor de l'époque était branché sur les ondes de FRANCE INTER : 

    FRANCE INTER - 30.12.69 - Décès Guy Bourguignon.mp3 

    L'un des piliers et créateurs de l'édifice venait de décéder après une hospitalisation de quatre semaines à l'Hôpital FOCH de Suresnes. Guy BOURGUIGNON, tout le monde le connaissait et l'été auparavant on l'avait vu s'arrêter à Périgueux avec ses COMPAGNONS DE LA CHANSON pour y fêter le centenaire de sa grand-mère qu'il surnommait affectueusement : Maman Atou (photo ci-dessous JM Bourguignon). Sur cette photo prise en Périgord, on le voyait encore trinquer aux côtés de la jeune présentatrice télévision Martine LEPAGE qui préparait une émission pour Jacqueline JOUBERT : A bout portant  montrant l'ensemble en tournée. Une Martine LEPAGE à laquelle il avait confié qu'il aurait aimé être un Compagnon, mais dans la salle ! Pour s'assurer, chaque soir, que tout était bien conforme au plan de répétitions. Comme le raconte si bien Hubert dans son Nous les Compagnons de la Chanson, alors qu'ils étaient en ce mois de novembre 1969 en train de se familiariser avec la mandoline tout en répétant ensemble : Angelo, Guy ne s'était pas présenté à leur rendez-vous habituel. Alors qu'ils s'apprêtaient une fois de plus à partir tous en tournée en Belgique.

    Jusqu'à la dernière minute de cette fin décembre tragique, ses partenaires et amis n'avaient pas voulu croire à une issue fatale malgré le pronostic vital plus que réservé du médecin qui avait tenté de l'opérer. Certes, les dernières photos et les derniers enregistrements réalisés lors d'un Télé-dimanche en novembre nous avaient montré un Guy fatigué qu'une thrombose de l'œil avait un peu plus affaibli, mais de là à imaginer qu'il décéderait aussi brutalement et de cette façon...

    Dans un ouvrage préfacé par le comédien Roland GIRAUD, Louis PETRIAC revenait sur ces journées vécues dramatiquement par huit partenaires désemparés.

    GUY BOURGUIGNON, LE COMPAGNON DE LA CHANSON PERIGOURDIN, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-24-9

    30 décembre 1969... Guy nous quittait !

     

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  • Fred Mella, l'enchanteur enchanté...

    Les choses belles ne s'oublient pas et nous sommes certains en ces temps de fêtes que certains d'entre vous auront beaucoup de plaisir à se replonger dans une carrière qui nous avait valu en 2009 de lui consacrer un portrait qui reste accessible sur votre gauche dans notre galerie des aînés émérites et à deux de nos auteurs d'évoquer dans une biographie ce qu'avait pu être ce demi-siècle de chansons comme cet Ave Maria interprétées par Fred MELLA, tant au sein d'un groupe mythique qu'en solo à partir de 1986.

    Intéressé par notre dernière production Chanson française de 2016, il avait accepté de la préfacer, peut-être aussi pour ne pas perdre complètement le lien qu'il avait eu avec les deux musiciens exceptionnels dont il était question dans celle-ci et dont il gardait un souvenir qui ne s'éteindra jamais. 

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  • Un patron collabo inefficace qui aurait pu lui éviter le STO...

    Un patron collabo inefficace qui aurait pu lui éviter le STO...Comme il l'écrit dans son ouvrage évoquant ses premiers pas dans un atelier de mécanique générale de la rue du Temple à Paris, Jean RODON se souvient encore avoir accompagné son patron rue des Francs-Bourgeois pour tenter d'infléchir un départ au STO qui contrariait tous ses projets. Après tout, puisque ce patron collaborait ouvertement avec les nazis, et qu'il n'avait pas hésité à sacrifier son propre fils au titre de la relève, il avait le secret espoir qu'on l'écoute s'il leur demandait un geste... Et puis, Colette, la fille de son patron, qui avait l’habitude de passer chaque fin d’après-midi rue du Temple pour taper le courrier, et qui maîtrisait aussi bien l’allemand que son père, avait évidemment trouvé à s'occuper en entrant au Ministère de la Marine marchande. Ils se connaissaient tous, tous ces vendus aux nazis ! Pour tous ces acharnés de la collaboration inconditionnelle avec l’Allemagne, bons vivants, qui déjeunaient parfois ensemble dans un restaurant où rutabagas et topinambours n'étaient pas au menu, tout était possible ! Qu'est-ce que ça leur aurait coûté de dispenser le jeune RODON de ce STO voire de lui permettre de différer son départ ? D'autant que né en février 1923 il n'aurait pas dû partir si tôt, si du moins on se réfère au texte de loi promulgué ! Et puis ils ne connaissaient pas les convictions du jeune apprenti qu'était le jeune Jean, ni ses liens familiaux avec le député communiste Henri LOZERAY. Jean n'était-il pas d'ailleurs un ouvrier sérieux, quelqu'un de respectable et de neutre, à qui l’on pouvait venir serrer la main en toute sérénité et faisant partie de leur grande famille et n'était-il pas le seul à faire tourner la petite entreprise avec le patron en ce début 1943 ?...

    Hélas ! Hélas, il n'en sera rien et Jean RODON devra partir pour l'Allemagne quelques jours plus tard, laissant rue Quincampoix sa petite fiancée seule désespérée. Longtemps après cet épisode dramatique et leurs adieux déchirants, il ne parviendra à oublier cette jeune fille qu'il ne reverra jamais après coup ! Une histoire d'amour qui aurait mérité une bien meilleure issue !

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

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  • Joyeux Noël à tous !

    C'est Noël et, en lien avec cette journée de trêve, nous vous proposons cet Ave Maria interprété ici par Fred MELLA (photo ci-dessus), l'ancien soliste des COMPAGNONS DE LA CHANSON que les plus jeunes n'auront pas connu et avec lesquels l'aventure de notre précédent label avait débuté, voici déjà quasiment onze ans ! Que le temps passe ! Un homme pour lequel nous aurons une pensée particulière en cette fin d'année 2018 qui l'aura vu perdre des êtres chers auxquels il était profondément attaché !

    Joyeux Noël à toutes et tous ! Et bonnes fêtes de fin d'année !

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  • Attention, narcissique, danger !On sait aujourd'hui et ce n'est plus un secret pour personne, que les individus au "moi" exacerbé, femmes ou hommes, sont susceptibles de causer des ravages insoupçonnés autour d'eux, rendant souvent les autres responsables de ce qui leur arrive de fâcheux (ruptures de contrat, projets avortés...). Remarquez, il faut bien qu'il y ait un coupable qui paie un jour l'addition...

    Soucieux d'en découdre avec un monde qui les rejetait auparavant, certains d'entre eux deviennent même après un régime sévère, changé d'identité et s'être blindés, de véritables icônes de la mode et des êtres particulièrement insupportables, voire capricieux à l'extrême. Des êtres que l'on plaindrait presque lorsqu'ils vous énoncent à grand renfort de mises en scène tout ce qu'on leur a fait subir depuis l'école et dont le seul but est surtout qu'on se prosterne devant eux sur les réseaux sociaux à grand renfort de "je t'aime" ! Car leur but est d'attirer l'attention des autres, en créant des situations qui leur permettront de recevoir l'attention qu'ils estiment mériter et dont ils ont été injustement privés. Mais qui sont-ils donc ces narcissiques souvent peu disposés à une remise en cause de ce qu'ils sont ? Avant tout des êtres éprouvant des difficultés à penser et à énoncer clairement pour que l'on comprenne mieux ce qu'ils veulent dire, préférant s'emporter et faire feu de tout bois sans prendre le temps de réfléchir.

    Sale temps direz-vous ! Au point qu'on peut légitimement se demander si les narcissiques sont dangereux et s'il n'est pas risqué de les fréquenter quand on en a démasqué un ? Cela l'est mais, ce qui est plus dramatique encore, c'est que, s'ils sont dangereux, c'est surtout quand ils estiment être en danger et que les autres sont arrivés à les percevoir sans leur fard habituel, devenant donc de potentiels agresseurs, porteurs d'éléments capables de contrarier leur image ou celle, tronquée, qu'ils souhaitent donner d'eux-mêmes ! Des éléments susceptibles de provoquer de véritables blessures narcissiques et de véritables accès de rage. A tel point qu'ils sont même quelques-uns à avoir été jusqu'à tuer ceux qui présentaient le moindre danger pour eux et leur prétendue image comme Xavier DUPONT de LIGONNES, Magda GOEBBELS ou Jean-Claude ROMAND !

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  • A peine vingt ans et quelle maturité d'esprit déjà !

    Dès notre première rencontre, voici déjà six ans, l'homme m'avait sidéré. Ne serait-ce que par le regard qu'il portait sur les événements et sur ce qu'avait été son existence. Pourtant, au départ, il avait eu du mal à se libérer de ce vécu ! Jusqu'à ce qu'arrivent chez nous au début de l'été dernier ces nombreuses pages, fruit d'un très long travail de réflexion. Sans doute avait-il nécessité que Jean RODON se lâche et qu'il accepte enfin de dire ce qu'il avait sur le coeur, lui, l'ancien délégué syndical des Trente Glorieuses qui avait assisté presque impuissant à une minoration des conquêtes sociales parfois acquises au terme de luttes épiques.

    Mais, c'est de son départ pour le S.T.O dont il faudrait ici parler car il est facile de mesurer ce qu'aura été le dilemme de ce jeune homme d'à peine vingt ans lorsqu'il lui a fallu se résoudre à quitter celle qu'il aimait, cette Sophie qui avait su lui redonner l'espoir qu'il avait perdu en devenant apprenti tourneur dans un modeste atelier de mécanique générale du 3è à Paris. Alors que créatif dans l'âme, il se voyait déjà exercer sa passion d'artiste peintre et de tenter d'en vivre. Cet ouvrage écrit avec ses mots à lui est bouleversant à plus d'un titre parce qu'on y mesure tout le désarroi d'un homme quand il lui a fallu se décider à partir pour l'enfer nazi d'Hennigsdorf, près de Berlin, où l'Allemagne nazie fabriquait ses locomotives démentielles ! Au moment même où les nazis subissaient leurs premiers revers à l'est devant... les Russes, attirer leur attention sur le refus d'un Communiste français de partir pour le S.T.O aurait été imprudent d'autant que l'oncle Henri LOZERAY, député de Paris, venait d'être arrêté et emprisonné au bagne de Maison-Carrée à Alger et que son père Emile, conseiller municipal du Blanc Mesnil venait d'être sommé de rendre son mandat électif !

    Ce document fort méritait d'être publié !

    Louis PETRIAC

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  • Ah, cette fabuleuse énergie !...

    Ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir mal dans votre peau sans raison apparente dans un lieu que vous venez de pénétrer ou d’occuper depuis peu ? Et de penser que cet état pouvait être dû à un peu de fatigue ? Alors que la chose serait à rattacher à tout à fait autre chose et à des lieux chargés d’aspects négatifs livrés à l’influence d’âmes perdues désincarnées. Des endroits où se sont déroulés des drames et où des êtres humains ont péri, parfois même de mort violente comme dans le pays Cathare. Où l’un des occupants s’est suicidé. Où, également, aurait pu être pratiquée de la magie noire. Ne dit-on pas à propos de tout cela que les entités négatives cherchent à posséder des êtres ayant le corps qu’elles n’ont plus depuis des lustres ? Et qu’en est-il de ce que nous conservons d’un passé parfois si mal traversé ? Des vêtements ayant appartenu à des êtres disparus, ou un ancien mobilier, qui sait ? aux murs de nos maisons ? Certaines mémoires imprègnent en effet ces murs et elles influencent souvent les personnes sans être, comme on le prétend souvent, des phénomènes inexplicables et inévitables ou des fantômes du passé. Certes, cela pourrait faire sourire, et pourtant...

     
    Pourtant, ces mémoires se manifestent sous la forme de champs électromagnétiques. Il n’y a rien là de réellement surprenant puisque il est admis qu’à l’intérieur des pierres et de quelques autres composantes de notre environnement, d’infimes cristaux, quasiment invisibles à l’œil nu, puissent conserver en mémoire des manifestations vibratoires comme les images et les sons, voire les propres émotions d’occupants au fil des âges. Nos chercheurs l’ont d’ailleurs parfaitement compris qui se sont mis, ces dernières années, à fabriquer des cristaux aux propriétés identiques pour leurs seuls besoins informatiques et de transmission de données. Eh oui ! 
    Ces images et ces sons, ces vibrations émanant de pensées lointaines, il nous serait donc donné de les approcher lorsque nous pénétrons dans des lieux où un vécu antérieur brûle de se manifester par la présence de ces champs électromagnétiques. Comme pour affirmer son existence et s’opposer à votre propre vécu et à celui que vous projetez de lui imposer. Parce que nous n’avons pas, non plus, su mettre nos vibrations présentes en accord avec les vibrations passées de ce lieu.
    En somme, on pourrait dire que chaque pierre conserve ses propres vibrations et celles de tout un ensemble : images, sons, émotions. Il est d’ailleurs admis que ces multiples vibrations puissent se s’interpénétrer et aussi, s’influencer réciproquement, les unes face aux autres. Ce qui expliquerait que nous puissions arriver à entendre des bruits virtuels qui ne seraient finalement que l’émanation de ce vécu antérieur, une sorte d’écho. C’est en tout cas l’explication assez rationnelle que Claude FISCHER a trouvée et relative à ces différents phénomènes vibratoires et qu'il évoque dans Fabuleuse énergie (ci-dessus). Au vu de tout cela, il est facile d’imaginer la portée que peuvent avoir sur nous ces influences et témoignages du passé. En positif comme en négatif. Cette mémoire peut effectivement avoir une incidence défavorable sur la qualité énergétique de notre lieu de vie. Sans parler de notre propre qualité de vie à nous. Envahissant le cadre intime du lieu d’habitation, certaines mémoires étaient présentes avant notre arrivée ; d’autres sont apparues ensuite comme des empreintes énergétiques liées à des événements familiaux parfois tragiques.

    Reste, bien entendu, l'exploitation de tout cela, dont on a parfois tiré des témoignages comme ce film ci-dessus que nous vous proposons de visionner. Bon, c'est vrai aussi qu'il doit être difficile de tomber amoureux de son fantôme ou de la mémoire désincarnée qui hante l'endroit où vous vous êtes installé(e) ? Sauf si vous avez l'âme romantique et que vous soyez un tantinet tourmenté(e) ? Un ouvrage qui vous aidera sûrement à mieux décrypter un monde encore plein de mystères !

    FABULEUSE ENERGIE, Claude FISCHER, ISBN n° 978-2-918296-3-17

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  • Marc Herrand, le jour de ses noces avec... Henri Salvador comme animateur !

    Dans un ouvrage que nous avons publié à l'été 2014 (ci-contre), Marc HERRAND évoque l'amitié qui le liait à Henri SALVADOR, le non moins célèbre Zorro qui avait enchanté pas mal de récréations chez les têtes blondes des années soixante ! Mais, et nous le lui devons bien, revenons sur ce qu'a été le parcours de ce grand bonhomme d'Henri au rire communicatif... Marc revient d'ailleurs dans son ouvrage sur sa rencontre avec lui, évoquant ses pitreries et moments forts lorsqu'il était encore COMPAGNON DE LA CHANSON. Henri lui fera l'amitié d'assister à son mariage avec Yvette GIRAUD en 1957. Une cérémonie où il s'était distingué comme à l'habitude !

    Sacré Henri ! Pourtant, qu'est-ce qu'il en a bavé avant de pouvoir, enfin, voir venir. Il faut dire que dans l’après-guerre, on s’essayait à tout. Le Be-Bop, bien entendu, les chansons à texte qui dérivaient vite sur la paillardise avec, par exemple, LES QUATRE BARBUS devenus célèbres pour avoir interprété La pince à linge, l’un des textes les plus hilarants jamais écrits sur le thème de la 5ème de BEETHOVEN et dû au génial Francis BLANCHE qui nous habituera à d'autres fantaisies. Mais pour réussir, encore fallait-il faire autre chose ! Henri SALVADOR signera donc la musique de Rock Hoquet... sous le pseudonyme finaud d’Henry CORDING. La consécration ne venant qu'après le grand prix de l’Académie Charles Cros pour Parce que ça me donne du courage et Le portrait de tante Caroline qu’il décrochera en 1949, mais qui ne lui procurera pas les ventes espérées. Le Blouse du dentiste, une parodie lancinante de blues rondement menée, créée en 1958 en super 45 tours se vendra difficilement. Il est difficile de le croire quand on réécoute aujourd'hui ce bijou ! A l’aube des années 60, SALVADOR n'était pas assez bellâtre pour jouer les tombeurs, pas assez jazzman pour faire carrière dans le jazz, et pas encore assez amuseur pour vivre de ses disques et de ses grimaces. Un album en 1955 avec une belle photo Harcourt de lui reprenait ses succès de 1952, dont Clopin-clopant, C’est le be-bop, et la Biche et le Chevalier (Une chanson douce), mais aussi Maladie d’amour, un clin d’œil exotique et amusé à la négritude. Dans ses tout premiers titres figure Le Collaborationniste, où il s’en prend à Sacha GUITRY, dont il moque la diction ampoulée.  

    Au seuil des années 60, au lieu de tout brader et vivre une vie de vedette de la chanson (belles voitures, jolies filles, etc.), il investit dans son propre avenir en claquant la porte avec fracas de sa maison de disques. Il accusait Eddie BARCLAY de ne pas s’occuper assez de lui. Il fondera alors sa propre société d’édition : Les disques Salvador, distribués par Philips. Rompant la chaîne du profit qui prévaut à l’époque, SALVADOR va vite être mis à l’index de la profession. Devenu un paria, il devra même un peu plus tard construire son propre studio, car on ne quitte pas comme ça une maison de disques comme celle de BARCLAY ! En 1962, premier rêve à voir le jour : Bernard DIMAY lui écrit Syracuse, qui le propulse crooner, mais celui qui tirera finalement les marrons du feu est un vieux rival du monde du Jazz à la française : Jean SABLON. Agé de 56 ans, il représente davantage, aux yeux du public de l’époque, le chanteur attirant les femmes. Avant d'être imité un peu plus tard par Yves MONTAND. Henri SALVADOR qui sort juste à l'époque son Lion est mort ce soir, une adaptation d’un titre zoulou, va néanmoins enfin devenir célèbre avec elle. Personne n’avait pensé que ce titre de Solomon LINDA et des EVENING BIRDS de 1939 pourrait ainsi ressurgir. Comme un lion dans la savane ! Sacré Henri va ! Toute la France chantonnera "Wimoweh,""Wimoweh". Aux Etats-Unis, Pete SEEGER, apôtre de la paix et chanteur engagé, puis Myriam MAKEBA le feront connaître à leur tour.

    Pourtant en 1963, nouvelles bisbilles avec Philips, qui vont faire que SALVADOR est un artiste mort. Pourtant, Henri y croit encore puisqu'il fonde une nouvelle société. Elle produira le fameux Zorro est arrivé, une adaptation française de titre américain des COASTERS, signé LIEBER et STOLLER ! Comme environ 80 % de tout ce qui sort en "yéyé" cette année là. Ceux qui y étaient s'en souviennent : SALVADOR, ronchon, avait enregistré le titre à la va-vite et il n’était pas content du résultat... Pourtant, c’est ce titre qui le propulsera au firmament des ventes. Alors qu'il souhaitait faire de la chanson à texte et des ballades, il se retrouve paradoxalement propulsé vedette du show-biz dans la catégorie clown. De rage et par dépit, il fera supprimer la référence au titre dans les rééditions du 45 tours Devenu phénomène télévisuel avec ses pitreries, il restera scotché dans les téléviseurs pendant un bon bout de temps, en ayant l’intelligence de produire lui-même ses émissions (Salves d’or). Peut-être pour se consoler de n'avoir pu émerger avec ce qu'il aimait réellement. Devenu un amuseur, SALVADOR est aussi un homme prévoyant. Il va le prouver avec un label "Rigolo" qui engrangeait directement les revenus de ses passages télés. Si les disques étaient éreintés par la critique, il s’en fichait. Il avait déjà choisi une voie, celle que d'autres suivront comme BALAVOINE, après avoir connu des déboires avec sa banque. Eh oui, déjà ! Ne lui avait-elle pas refusé un prêt de 60 millions de l’époque pour l’achat d’un Synclavier, alors qu’il en ramenait déjà le quadruple par album vendu... SALVADOR raflera un deuxième prix de l’Académie Charles Cros en 1971 pour un album inhabituel et savoureux : la musique du dessin animé Les Aristochats, empreint de jazz... concocté presque seul... A 54 balais, notre bonhomme découvrait les joies du re-recording. Introduit à la télé, il y rencontrera un autre fêlé, Jean-Christophe AVERTY, qui avait tant scandalisé avec ses Raisins verts afin de produire un bel hommage à... Boris VIAN. Les Maritie et Gilbert CARPENTIER partis, Guy LUX fâché avec tout le monde, SALVADOR disparaîtra donc des écrans, fortune faite. Jouant à la pétanque en faux dilettante bûcheur pointant comme il mixe. Des centaines de fois, il attendra avant d’attraper le bon coup de main. Comme il n’y a pas de disque d’or en pétanque, il finira plusieurs fois champion de ligue d’Île-de-France. Cela lui vaudra d'être enterré une deuxième fois par le show-biz, parce qu'on estimait que SALVADOR était un ringard jouant aux boules ! 

    En novembre 1982, le faux dilettante passera une nouvelle fois à l’attaque et pointera... soixante concerts d’affilée à Pantin, où le public découvrira un SALVADOR quasi inconnu qui ne faisait plus de scène depuis vingt-deux ans. Mais les disques issus des concerts ne se vendant pas, chacun estimait à la fin des années 80 que SALVADOR était définitivement mort pour la chanson. Il lui faudra attendre douze ans avant de remettre ça avec un album qui mettra tout le monde d’accord, s'inspirant de Claude NOUGARO avec son époustouflant Nougayork qui avait relancé sa carrière en 1987. Lui aussi il avait été viré de sa maison de disques, et la même que celle d'Henry savoir Barclay ! Magique ! A 77 ans, SALVADOR pouvait tout se permettre et il le fera, s’attaquant même à Layla, d’Eric CLAPTON en bûchant en cachette pour que personne ne le sache ! Hélas, l’album encensé par la critique ne se vendra pas. Mais un vieux lion n’est jamais mort : même quand il ferme un œil. Ne dit-on pas que c’est pour mieux (re)bondir plus loin. Chez SALVADOR, ça prendra six ans. En 2000, il assommera définitivement ses adversaires avec SON chef-d’œuvre : Chambre avec vue concocté et ciselé par Marc DOMENICO, en cheville avec un hyper-doué encore trop méconnu de la chanson française : ART MENGO. La maquette originale signée Keren Ann ZEIDEL et Benjamin BIOLAY comprend une chanson écrite par SALVADOR quarante ans auparavant qui n’avait jamais trouvé jusqu’ici de producteur : La muraille de Chine. Avec 1,5 million d’exemplaires, SALVADOR finira par gagner son long combat contre le show-biz en prouvant l’immensité de son talent et sa justesse de vue qui l'avait incité à devenir très tôt un indépendant. Interviewé par un journal, il avouera que c'est le disque dont il rêvait. Il aura mis 83 ans pour réaliser un rêve, et on ne pourra pas dire que notre (grand) bonhomme n’était pas têtu et que le show-biz l’a vraiment aidé durant son existence. On lui demandera alors : "Comment voyez-vous votre mort ?" Auquel notre enchanteur répondra par un "Mais je ne me vois pas mourir !"

    Le problème, c’est que nous non plus, Henri, on ne le voyait pas mourir. Parce que certains artistes sont éternels !

    MARC HERRAND, un inoubliable grand Monsieur de la Chanson française, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-29-4

     

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  • Jean Rodon, le survivantPlus de soixante-dix ans après les avoir vécues, Jean RODON s'en souvient. Au point même d'avoir voulu évoquer, certes longtemps après, ces années d'occupation où notre pays s'était avili en acceptant de collaborer avec les nazis. Parfois même avec une certaine morgue s'il faut se souvenir des prises de parole de certains tribuns entendus ça et là. Il reconnaît dans l'ouvrage qu'il vient de publier, ce Journal d'un adolescent face à la guerre que le très jeune homme qu'il était y aura perdu beaucoup, à commencer par le lien qu'il avait noué avec une petite ouvrière de deux ans sa cadette. Une petite avec laquelle il vivra pendant quelques mois un amour d'une pureté absolue dans un Paris livré à l'occupant et avec laquelle il devait se fiancer au printemps de l'année 1943 avant que surgisse impitoyable le STO peaufiné par un certain Pierre LAVAL. Témoin des pires atrocités commises à l'égard des Juifs dans le quartier du Marais parisien où il travaillait jusque-là en qualité d'apprenti comme, plus tard, à Hennigsdorf en Allemagne nazie où il assistera à des passages à tabac de gamins qui n'étaient coupables que de quémander de quoi manger, il se devait de dire ce qu'il avait vécu et comment s'étaient forgées en lui des convictions.

    Aujourd'hui retraité en Périgord, sa résistance à lui contre son embrigadement au STO l'aura effectivement amené, ensuite, dès son retour dans un pays dévasté à s'opposer à quantité d'injustices. Devenu très vite après-guerre militant communiste, sans doute par hommage aux siens et à des convictions ancrées quant à une justice sociale trop souvent absente, Jean RODON (photographié ci-contre dans les années soixante) militera longtemps en qualité de délégué du personnel au sein des entreprises où il travaillera.

    Vous pouvez donc commander cet ouvrage. Soit chez nous, soit chez votre libraire habituel. Il vous est proposé à 21 €.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

     

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  • Comment vivait-on chez les jeunes durant l'occupation allemande ?

        Comment vivait-on chez les jeunes durant l'occupation allemande ?

     

    Comment vivait-on chez les jeunes durant l'occupation allemande ?Dans ce qui pourrait être considéré comme un véritable journal, le Périgourdin Jean RODON évoque cette occupation allemande que les Parisiens, comme d'autres, ont dû subir à partir de juin 1940 et même avant la signature d'un discutable armistice. Paris, leur ville, était sur le point de devenir méconnaissable (photo ci-dessus) et elle s'était ornée de panneaux directionnels dont l'aspect agressif tranchait avec ceux auxquels il avait été habitué ! Avec les siens, Jean qui travaillait en journée rue du Temple dans un atelier de mécanique générale, vivait alors au Blanc-Mesnil et il sera là aussi le témoin de véritables scènes d'apocalypse !

    Extraits : Bien que nous nous y attendions et bien que redoutée, écrit-il, la déclaration de guerre de l’Angleterre et de la France à l’Allemagne le 3 septembre suivant arriva presque comme une évidence et ne nous étonna donc pas. Aussi, dès les premiers jours de septembre, de longues files de soldats avec leur matériel en direction du vieux pays et des plaines du Nord commencèrent à passer au bout de notre rue au Blanc-Mesnil. Dans les champs, à la limite du lotissement, après quelques travaux de terrassement, une batterie anti-aérienne fut installée, les premières maisons se retrouvant à quelques dizaines de mètres seulement de celle-ci. Dès les premières alertes souvent nocturnes, nous dûmes subir l’épouvantable fracas de tirs très rapprochés donnant l’impression que notre maison allait voler en éclats. C’était un peu plus supportable lorsque nous étions à l’extérieur, même si les éclats que nous entendions tomber sur les toits se révélaient être très dangereux. 

    Quelques jours après ces premières mises en condition, nous fûmes invités à nous présenter dans une école pour être équipés de masques à gaz. Rangés dans une boîte métallique cylindrique munie d’une bandoulière, appelé dans le jargon populaire boîte à lait, l’ensemble était de couleur kaki, une couleur à la mode qui faisait fureur. Des consignes furent données à la population afin qu’elle ne s’en sépare pas. Dans Paris et les grandes villes, fut organisé par quartier tout un réseau de défense passive, les responsables désignés par les autorités portant un brassard marqué des lettres DP. Equipés d’un casque et d’un masque à gaz, les chefs d’îlot étaient chargés d’obliger à chaque alerte toutes les personnes se trouvant dans la rue à descendre dans les abris, et d’organiser les secours s’il y avait des blessés suite à un bombardement. Chaque cave qui se trouvait sous les immeubles fut réquisitionnée et organisée pour servir d’abri, et des affiches collées sur les murs à l’entrée de ceux-ci mentionnèrent le nombre de personnes pouvant être accueillies. Sur toutes les parties vitrées durent être collées horizontalement et verticalement des bandes en papier. Tous les monuments et œuvres d’arts architecturaux recouverts progressivement de sacs de sable, Paris devint en quelques jours insolite et méconnaissable.

    Cet ouvrage disponible est proposé à 21 €. Si vous souhaitez le commander et vous le faire envoyer, vous le pouvez en éditant le bon de commande proposé dans notre espace marchand à gauche.

    JOURNAL  D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

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