•  Magda, la chienne : Les rédactions des médias approchées...

    Magda GOEBBELS : Une propagande de mère idéale soigneusement entretenue...

    C'est un ouvrage tranchant un peu avec ceux qu'avait pris l'habitude de publier le label que nous avons repris à l'été 2017, que ce portrait revisité de la nazie Magda GOEBBELS que nous avions pris la décision de proposer à la fin de la même année et dû à Louis PETRIAC.

    Les rédactions des médias approchées...Un portrait qui nous a tout de même valus en liaison avec l'auteur de travailler plusieurs mois sur ce qui avait bien pu se passer voici quatre-vingt-sept ans, au moment de l'arrivée d'Adolf HITLER au pouvoir en janvier 1933. Car on ne s'explique toujours pas cet engouement populaire pour ce monstre dominateur et la passion qu'il avait pu suggérer autour de lui ! Surtout après avoir réussi à s'entourer d'un ramassis d'êtres au profil de psychopathes avérés. De l'aviateur Hermann GOERING, à l'ancien éleveur de poulets Heinrich HIMMLER en passant par Adolf EICHMANN, le monstre de la Bohême-Moravie Reinhard HEYDRICH et Joseph GOEBBELS, futur époux de celle que nous avions baptisée du nom de chienne, tout comme l'écrivain à succès Tobbie NATHAN.

    Contrairement à l'image qu'on s'est longtemps efforcé de donner de Magda GOEBBELS en liaison avec des témoignages très favorables recueillis par les biographes auprès de proches comme sa propre mère, une certaine Auguste BEHREND et la belle-soeur de l'égérie nazie, Ello QUANDT, Magda offrait d'après certains autres témoins et observateurs un tout autre portrait que celui qu'on lui prêtait et savamment entretenu par une propagande nazie efficace. En réalité, celui d'une femme assoiffée par le pouvoir et prête à tous les excès pour se hisser au sommet. Même à coucher avec cet "Onkel Führer" qui n'était pas insensible à ses charmes enveloppants ! Du moins au cours des premières années et jusqu'à ce que naissent les premiers enfants de cette femme qui paraissait si douce avec ses enfants alors que c'était un monstre dominateur que d'autres avaient dépeint différemment. Notamment la journaliste juive Bella FROMM (en photo ci-dessus) et l'ambassadeur de France en Allemagne André FRANCOIS PONCET qui quittera l'Allemagne en 1938.

    Magda Goebbels... la fille illégitime de Richard Friedländer !Les traits dominants de la mère idéale du Troisième Reich feraient même frémir. C'était un être froid, égocentrique, sans empathie, capable se sacrifier ses amis et connaissances et de les laisser éventuellement persécuter sans intervenir. Ce qu'elle démontrera encore le 1er mai 1945 en choisissant de sacrifier six de ses sept enfants dont son aînée Helga (ci-dessus) pour que la postérité retienne d'elle l'image d'une nazie dévote et non le souvenir de l'être qu'elle était réellement. Celui d'une femme, perverse narcissique, capable d'avoir pesé sur les décisions antisémites suivies par son époux, le libertin Joseph GOEBBELS, lui-même maniaco-dépressif. Pour quelles raisons, cette Magda est-elle soudain devenue antisémite ? Au point de renier ses premières amours d'adolescente et un homme (ARLOSOROFF) que certains lui reprochent d'avoir fait disparaître en juin 1933 ainsi que ce poète Heinrich HEINE qu'elle adorait encore vingt ans plus tôt et qui lui avait inspiré de choisir au cours de ses premières maternités des futurs prénoms commençant par la lettre H. Un choix qu'elle justifiera ensuite par sa dévotion au "Fiancé de l'Allemagne", au terme d'une manipulation savamment agencée. Comme s'il avait fallu faire croire à un choix soudain dicté par cet amour impossible avec un Führer que l'on présentait assez souvent sous les traits d'un homme handicapé au plan sexuel.

    Un ouvrage de passionné qu'évoquait la presse et que vous pouvez toujours vous procurer chez nous pour 20 €.

    Magda, la chienne, mère idéale bâtie d'une propagande nazie discutable...

    MAGDA, LA CHIENNE DU TROISIEME REICH, Louis PETRIAC, ISBN 978-2-918296-43-0 

     

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  • Didier Boussarie en vétérinaire passionné, nous éclaire...

    Un vétérinaire passionné nous éclaire...Pour un grand nombre d'entre nous, le ronronnement de nos chats reste un phénomène mystérieux que Jean-Loup d'HONDT et son épouse appréciaient comme beaucoup chez La Minette, leur petite complice à quatre pattes, et à propos de laquelle vient de sortir un ouvrage. Un phénomène que le vétérinaire Didier BOUSSARIE, auteur d'une préface, décrypte en livrant quelques précisions qui intéresseront ceux qui se passionnent pour les félins.

    Le ronronnement  a toujours suscité un intérêt scientifique considérable, indique Didier BOUSSARIE, surtout concernant la façon dont il se produit. Tous les félins ne possèdent pas la faculté de ronronner. Les grands félins (lion, tigre, panthère…) ne ronronnent pas, mais ils rugissent grâce à leur os hyoïde transformé en ligament élastique. Inversement, les petits félins dont l’hyoïde est ossifié, ne peuvent pas rugir, mais ils ronronnent. On retrouve cette particularité de ronronner chez certains félins sauvages (chat sauvage, lynx, ocelot…) et même chez d’autres carnivores (les genettes et les civettes). On peut définir le ronronnement comme un mécanisme phonatoire expiratoire et inspiratoire, émis à la fréquence moyenne de 25 Hz (ce qui est peu comparé aux fréquences vocales habituelles qui se situent autour de 100 Hz). Il apparaît chez le bébé chaton après 48 heures de vie, et il persiste plus ou moins chez le chat adulte. Malgré de nombreuses études, notre compréhension du mécanisme du ronronnement reste incomplète. Une observation minutieuse montre qu’il est émis bouche fermée et qu’il s’accompagne d’une vibration palpable sur une partie du corps. Ce sont les études (électromyographiques) effectuées sur les muscles du larynx, du diaphragme et des côtes qui ont permis d’y voir plus clair  en montrant  une relation avec la respiration : le ronronnement résulterait de turbulences d’air lors du passage sous pression d’un courant ascendant ou descendant par l’étroit passage de la glotte presque fermée lorsque le chat respire bouche fermée.

    Des études ont montré que les mouvements des muscles laryngés lors du ronronnement sont sous contrôle d’un centre du ronronnement spécifique au chat et situé dans le cerveau, dans une zone appelée infundibulum connectée à l’hypothalamus. Or c’est l’hypothalamus qui interprète les émotions, et décide si un stimulus sensoriel est plaisant ou désagréable. Dans le premier cas, il sécrète des endorphines responsables de la stimulation du centre du ronronnement. Mais l’hypothalamus libère également des endorphines opiacées  sous l’effet de la douleur, cette fois pour la réduire. Voilà pourquoi un chat ronronne de bien-être, mais aussi quand il souffre…. Le ronronnement joue un rôle très bénéfique et relaxant chez les humains, à tel point que l’on peut considérer que nos compagnons félins représentent un excellent anti-stress. Un CD de ronrons a même été commercialisé, même s’il ne remplace pas le contact avec un « vrai » chat…

    Vous pouvez toujours vous procurer cet ouvrage de Jean-Loup d'HONDT préfacé par Didier BOUSSARIE que nous proposons à 18,50 €.

    LA MINETTE, LE CHATON ABANDONNE...., Jean-L. d'HONDT, 978-2-918296-49-2

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  • C'était dans la Sarthe d'avant...L'un de nos derniers ouvrages, La bouteille de goutte du Sarthois Guillaume FERRAND sort et vous pouvez déjà, si ça n'est pas encore fait, vous le procurer. Il se peut en effet que vous n'ayez pu assister aux toutes premières rencontres-dédicace proposées par notre auteur avant les fêtes de Noël, tant en Périgord que dans la Sarthe. "Nos grands amis" de LA POSTE ayant été cette année raisonnables, du moins pour les envois livres, vous aurez même la possibilité de profiter d'un port avantageux, ce qui était loin d'être acquis à la fin du mois dernier au moment où on annonçait une nouvelle hausse des tarifs d'affranchissement.

    Si vous résidez dans la Sarthe ou dans les environs du Mans, sachez que vous avez également et toujours la possibilité, en dehors de votre libraire habituel, de vous procurer cet ouvrage chez un certain nombre de dépositaires dont nous avions dressé la liste dernièrement.

     

    LA BOUTEILLE DE GOUTTE, Guillaume FERRAND, ISBN 978-2-918296-48-5 

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  • La bouteille de goutte, présentation vidéo

    A quelques jours de la sortie officielle de notre ouvrage : La bouteille de goutte de Guillaume FERRAND, une vidéo qui vous permettra de faire rapidement connaissance de notre jeune auteur et de ce que contient cet ouvrage qui a déjà fait l'objet ici de plusieurs articles. Rappelons que Guillaume a été assez actif depuis un bon mois en participant notamment aux quelques séances de rencontre-dédicace organisées tant en Dordogne que dans la Sarthe.

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  • Quand Guillaume parle de Wilhelm... et de leur bouteille de goutte

    Un petit-fils portant le même prénom que cet ami que son grand-père maternel Albert CHOLLET avait trouvé sur le bord de son chemin à l'été 1945 ! Alors que tout aurait pu opposer les deux hommes, l'un étant agriculteur sarthois et l'autre, Wilhelm OTTO un prisonnier allemand qui avait été emprisonné dans l'horrible camp de Thorée-les-Pins, à proximité de La Flèche ! Quel magnifique concours de circonstances qui préludait forcément à une poursuite des relations entre les familles CHOLLET et OTTO ! Sans pour autant qu'on en arrive au sein de cette famille sarthoise à y consacrer un ouvrage qui reviendrait sur cette rencontre entre deux hommes différents et leur réalisation commune, cette bouteille de goutte hommage à leur amitié naissante. Peut-être aussi parce qu'il manquait une occasion que Guillaume FERRAND saisira un jour du printemps dernier.

    Guillaume Ferrand dédicacera à La Flèche, là où tout a commencéC'est vrai que par un concours de circonstances amusant, Guillaume, le prénom de l'auteur de La bouteille de goutte (ci-contre) est la proche traduction française de Wilhelm, un prénom qui était en vogue en Allemagne avant le premier conflit mondial de 1914-18, sans doute par hommage à l'empereur allemand avant que celui-ci n'abdique et qu'il s'exile. Mais, cela étant, Guillaume ne s'attendait pas à être le témoin d'un récit que sa grand-mère Irène CHOLLET lui avait fait quelques années plus tôt se sentant partir. Un récit qui l'aura, a-t-il dit, fortifié dans ses convictions d'humanisme parce qu'il y était question, autour d'un grand-père qu'il avait peu connu, de pardon et d'une amitié avec ce Wilhelm OTTO qui avait bravé tous les interdits à la fin de la guerre 1939-45.

    LA BOUTEILLE DE GOUTTE, Guillaume FERRAND, ISBN 978-2-918296-48-5

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  • Comment est né l'ouvrage sur les Compagnons de la Musique

    Comment est né l'ouvrage sur les Compagnons de la Musique

    Il est un peu plus de 2 heures du matin en ce dimanche 2 décembre 2007 et, à l'Hôtel de l'avenue du Point-du-Jour où j'ai pu trouver une chambre, je ne parviens pas à trouver le sommeil ! Quelques heures plus tôt, dans l'une des salles du même hôtel, se pressaient des dizaines de Lyonnais qui avaient tenu à assister à la dédicace de l'ouvrage hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON. Une dédicace, quasiment la première, qu'avait organisé au prix de multiples difficultés DECAL'AGE PRODUCTIONS, le label que j'avais créé quelques mois plus tôt à Périgueux. Cela reste l'un des succès qui me motivera longtemps, moi qui en étais à mes premières armes d'éditeur. Grâce aussi à l'aide apportée par deux anciens Compagnons : le Strasbourgeois Marc HERRAND et le Lyonnais Gérard SABBAT (ci-dessus) qui avaient accepté d'assister à cette dédicace avenue du Point-du-Jour à Lyon.

    En ce dimanche 2 décembre, curieusement, la nuit est douce et, après la période de froid et de gel, une sorte de micro-climat semble s'être donné rendez-vous dans la capitale des Gaules. Puisque je ne peux pas dormir, je prends la décision de me vêtir et de sortir m'aérer pour reprendre mes esprits. J'ignore encore ce qui m'a poussé cette nuit-là vers la place lyonnaise proche des Compagnons de la Chanson inaugurée en octobre 2002. Sans que rien n'ait été arrêté ni réfléchi, arrivé sur cette place, je décide soudain de gagner la rue de Champvert, rebaptisée ainsi après-guerre, une artère où se dresse la Maison CHOMEL toujours aussi imposante que j'ai découvert la veille avec certains des admirateurs des Compagnons venus assister à la dédicace. J'entre dans le parc de la demeure resté accessible, comme si j'avais voulu me replonger soudain dans son passé et ce qui s'y était passé en novembre 1941 à l'initiative d'un certain Louis LIEBARD ! Quelques mois plus tôt, en découvrant les premiers documents évoquant la longue carrière d'un groupe qui avait enchanté trois générations de Français, j'avais appris quelle avait été l'odyssée lyonnaise des premiers Compagnons de la Chanson.

    Comment est né l'ouvrage sur les Compagnons de la Musique

    Il me semble que c'est cette nuit-là, dans le parc de cette maison CHOMEL en interrogeant du regard cette vieille bâtisse longtemps accessible par un étroit portail (photo ci-dessus), que je me suis persuadé qu'il fallait revenir sur cette fabuleuse période de guerre qui avait précédé la collaboration avec Edith PIAF de 1946 et un premier méga-tube : Les trois cloches. Comme si j'avais été porté par des ondes, celles qui s'échappaient encore par le grand portail dans cette rue de Champvert. Restait seulement à trouver la documentation dont j'avais besoin sans imaginer un seul instant que je m'apprêterais plus rapidement que prévu à travailler à la conception de cet ouvrage sur les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE rendant également justice à tous ces jeunes musiciens et chanteurs qui auront participé à l'une des périodes les plus enthousiasmantes de notre Chanson française !

    L'ouvrage supervisé par un ancien professeur de chant de Grenoble, Jean-Jacques BLANC sortira quelques mois après en octobre 2008 avant qu'une réédition soit programmée six ans plus tard au terme d'un développement inattendu des échanges avec les descendants de ceux qui avaient vécu cette odyssée. 

    Louis PETRIAC

    ILS ETAIENT COMPAGNONS DE LA MUSIQUE, Jean-J. BLANC, ISBN 978-2-918296-32-4

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  •  Magda Goebbels... Le mystère entretenu volerait-il en éclats ?

    C'était, paraît-il, une mére idéale !...Après une très longue période marquée, pendant soixante-quinze ans de silence, et la fabrication d'un véritable mythe entretenu par les révélations de deux des proches de Magda GOEBBELS (1), magnifiées par le biographe fils du nazi Hans-Otto MEISSNER dans une première biographie de la meurtrière du bunker publiée en 1961 qui s'appuyait sur leurs dires, l'histoire semble à présent davantage s'interroger sur le profil de cette femme. Une femme qui avait, rappelons-le, pris la décision de sacrifier en mai 1945 six de ses sept enfants après le suicide de son Führer Adolf HITLER ! Notre ouvrage sur cette "chienne" cynique, reprenant un qualificatif employé en 2010 par un autre auteur, Tobie NATHAN, dans sa quête de vérité sur la disparition du leader sioniste ARLOSOROFF et un Qui a tué Arlosoroff qui avait fait un tabac, ne pouvait donc pas mieux tomber ! Mais les spécialistes ou ceux qui prétendent l'être sont-ils prêts à entendre aujourd'hui d'autres versions que la version très Harlequin de MEISSNER ? C'est moins sûr. Et le dernier film qu'a proposé FRANCE-TELEVISION en novembre 2017 le confirme. 

    Il en parle... Magda aurait laissé un journal intime !

    Pourtant, que d'interrogations qui n'ont trouvé aucune réponse à des questions auxquelles personne n'a voulu répondre ! A l'image de l'historien Oliver HILMES (photo en tête d'article) et de la publication dans un média BILD de la carte de résident du père juif de Magda, Richard FRIEDLANDER qui atteste de sa paternité sur l'égérie nazie puis d'un ouvrage dont on aura peu parlé lors de sa sortie chez les éditions Verdier en 2015. Pourtant dans ce Meurtre sur la plage, l'auteur russe Léonid GUIRCHOVITCH (ci-contre) évoque l'existence d'un journal intime (pages 68 et 69) que l'épouse du propagandiste nazi aurait tenu, au moins jusqu'en juin 1933 et les premières semaines de l'arrivée au pouvoir d'Adolf HITLER. "Je citerai, précise GUIRCHOVITCH, quelques passages du journal de la demoiselle Friedländer, épouse Quandt. Il y en aurait assez pour un gros volume, en dépit de la disparition - au grand regret des éditeurs - de données passionnantes sur la vie des époux Quandt en Amérique..." Le 1er octobre 1913, les confidences de la très jeune Johanna Maria Magdalenala, future Magda GOEBBELS, étaient en effet renversantes de précision. Le comble de ces révélations, c'est qu'elles auraient été faites dans un luxueux album en cuir, cadeau d'un père attentionné, Richard FRIEDLANDER, pour une fillette que celle-ci laissera pourrir à Buchenwald vingt-cinq ans plus tard, sans doute pour le remercier à sa façon parce qu'elle s'était mis en tête de faire du plat à un certain Adolf HITLER ! Ce qui donne une idée du personnage angélique qu'était cette... perverse narcissique dénuée de la moindre empathie ! Décidément, les deux époux GOEBBELS étaient faits du même bois et il ne fallait pas, selon les observations de plusieurs autres historiens que leurs six enfants découvrent un jour qui étaient réellement leurs père et mère. Sans le secours d'une propagande nazie habile qui déformait tout et qui survit encore de nos jours.

    En préparant son dernier ouvrage qui a été publié juste avant le nôtre, le journaliste Sébastien SPITZER avait, lui aussi, eu une pensée pour ce père sacrifié par une fille qui ne s'intéressait qu'à la puissance en rejetant ceux qui n'avaient qu'un seul tort, celui d'être des êtres faibles ! 

    (1) Auguste Behrend, la mère de la tueuse du bunker et la belle-soeur de Magda G., une certaine Ello Quandt.

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  • Nous l'appellerons Willy "et pis" c'est tout !

    Pour le Sarthois Albert CHOLLET qui poursuivait surtout l'objectif de redresser son exploitation agricole à Crosmières, il n'y avait aucune raison que ceux qui aidaient à ce rétablissement ne bénéficient pas d'égards, quels qu'ils soient, et le fait qu'ils soient prisonniers de guerre ou pas ne changeait rien à l'affaire.

    Comme le précise dans son ouvrage Guillaume FERRAND, au lieu-dit Touvoie, à quelques encablures de La Flèche, les distractions ne manquaient pas, une fois le labeur achevé et leur nouvelle "recrue" Wilhelm y était associé. Car il avait fini par être convié à toutes les petites fêtes et les cérémonies, voire aux baptêmes, ayant même accès au bistrot du coin où l’on savait pertinemment que si on avait refusé de le servir, mon grand-père n’y aurait plus remis les pieds. Car, qu’il y vienne en présence d’un « boche » ou pas, c’était un homme au caractère affirmé qui y était respecté et qu’il n’aurait pas fallu contrarier. D’ailleurs, chez les CHOLLET, prisonnier allemand ou pas, les repas étaient pris en commun. Et les deux hommes travaillant de consort, il aurait été déplacé de traiter mon grand-père Albert de « collabo » parce qu’il avait jeté les bases d’un partenariat avec quelqu’un qui, de surcroît, était prêt à s’amender et à aider les autres ! Un affront qu’il n’aurait accepté de personne, fut-il celui émanant d’un proche voisin ! Je crois même que dans une région encore fortement impactée par l’arrivée des G.I’s américains et le débarquement allié de Normandie, et aussi pour éteindre autour de lui toutes les oppositions et toutes les fourberies, mon grand-père avait très vite choisi avec malice de rebaptiser Wilhelm du nom de Willy. « Pour moi, lui avait-il dit un jour en bougonnant, tu seras Willy ! C’est moins compliqué à prononcer et parce que vous autres, vous êtes trop compliqués avec vos Wil j’ne sais pas trop quoi ! »

    Pour que Wilhelm OTTO devenu Willy puisse avoir davantage le champ libre et sans doute pouvoir l’aider encore plus efficacement, je ne doute pas quelles difficultés mon grand-père a dû surmonter pour l’imposer. Surtout qu’un an auparavant, on se battait toujours férocement contre les Allemands et que permettre à l’un d’entre eux d’occuper un tel poste d’assistant agricole, c’était un véritable pied-de-nez à l’histoire !

    Cet ouvrage dont il vient de s'écouler un peu plus d'une centaine d'exemplaires en pré-vente avant sa sortie officielle situe tout à fait le dilemme auquel beaucoup de ceux qui avaient fait appel à de la main d'oeuvre allemande en 1945 avaient été confrontés. Car la méfiance et l'envie de se venger de ceux qui leur avaient damé le pion cinq ans durant pesaient lourd dans la balance. On peut toujours se procurer l'ouvrage chez quelques dépositaires ou auprès de nous.

    LA BOUTEILLE DE GOUTTE, Guillaume FERRAND, ISBN 978-2-918296-48-5

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  • Il s'en est allé dans la plus grande discrétion... Hélas !

    Comment est né l'ouvrage sur les Compagnons de la MusiqueInutile de le cacher, un lien nous unissait à Jacques BODOIN qui est décédé le 8 mars dernier dans la Drôme, surtout depuis que nous avions été en relations au moment de la sortie de l'ouvrage publié sous notre premier label et consacré aux COMPAGNONS DE LA MUSIQUE dont il faisait partie et que notre ancien label avait failli publier un ouvrage décapant sur ses rencontres d'homme de music-hall. C'est donc avec énormément de peine que nous avons appris dernièrement sa disparition sur laquelle peu de médias sont revenus, en dehors par-ci par-là de quelques entrefilets pour le moins très discrets. Ce qui explique aussi cet hommage un peu tardif. Ceux d'entre vous qui appréciaient l'homme et son humour ravageur pourront retrouver le portrait que nous avions réalisé et qui avait été versé en 2015 dans notre galerie des aînés émérites.

    Marié en premières noces à l'actrice Micheline DAX, avec qui il avait eu une fille, la comédienne Véronique BODOIN, Jacques BODOIN avait fait aussi quelques apparitions au cinéma, notamment dans La Grande Vadrouille de Gérard OURY, dans le rôle du chanteur d'opéra, ou dans Le Viager de Robert TCHERNIA. Également animateur à la télévision et à la radio, il avait notamment travaillé à partir de 1970 dans l'émission quotidienne d'Europe 1, Avec le sourire de... Il avait aussi prêté sa voix à plusieurs personnages dans des films et séries d'animation, comme le chien dandy Pollux dans Le Manège enchanté (1965 à 1975), le chamelier chanteur dans Astérix et Cléopâtre (1968), Lucky Luke ou encore des personnages de Disney, tels que Mickey, Donald et Jiminy Cricket dans Coquin de printemps (1947) ou les souris Jaq et Gus dans Cendrillon (1950).

    Jacques que nous avions encore approché au moment de la publication du portrait que Louis PETRIAC a publié sur son ami Marc HERRAND, l'ancien COMPAGNON DE LA CHANSON, avait accepté d'apporter sa contribution en lui adressant quelques lignes évoquant le profil du musicien strasbourgeois. Une profonde amitié unissait, c'est vrai, les deux hommes depuis qu'ils s'étaient rencontrés chez Louis LIEBARD à Lyon à la fin de la guerre.

    C'est assurément un très grand homme qui nous a quittés en mars dernier !

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  • "Il était maigre à faire tourner une mayonnaise !"

    C'était incontestablement le temps de la disette et des vaches maigres ! On sortait d'un conflit épouvantable et l'énergie employée par tous les jeunes n'était pas toujours couverte par une alimentation très riche et très abondante. Dans sa ROUTE ENCHANTEE écrite avec Yvette GIRAUD, Marc HERRAND le dit : il n'y eut jamais, pendant ces années de restrictions, aussi peu d'ulcères à l'estomac, de cas d'obésité, de toutes ces maladies provoquées par une alimentation trop riche. On a du mal à imaginer aujourd'hui la force morale qu'il a fallu à tous ces jeunes gens pour continuer à s'acquitter de leur labeur, trouver sans arrêt une inspiration salutaire, sans pour autant bénéficier d'une indispensable nourriture saine et abondante ! A la Villa du Point du Jour lyonnaise précise Marc, l'économe et le responsable de la cuisine avaient beau réaliser des prouesses pour nourrir tout ce petit monde, il n'en restait pas moins qu'ils devaient souvent se contenter les uns et les autres de tous ces légumes qui étaient appréciés des fins gourmets porcins dans les porcheries d'avant-guerre : les rutabagas et les topinambours ! Longtemps confrontés aux cartes d'alimentation et à la pénurie d'après-guerre, les futurs COMPAGNONS de la CHANSON devront attendre leur retour de tournée américaine en 1948 pour commencer à se nourrir convenablement. Comme le souligne Marc dans son ouvrage à quatre mains préparé avec sa regrettée épouse Yvette GIRAUD, lorsqu'ils se trouvaient encore à Lyon, ils avaient beau se démener pour tenter, de temps à autre, d'obtenir un peu plus que ce qui leur était promis, c'était dur. Et s'il leur arrivait d'accepter de décharger un convoi de pommes de terre destiné à l'Allemagne, c'était loin d'être Byzance ! La photo de Guy BOURGUIGNON (ci-dessus) prise un peu plus tard à Ville-d'Avray à l'automne 1945, donne une singulière idée de la façon dont tous les futurs Compagnons encore COMPAGNONS DE LA MUSIQUE ont traversé cette époque de restrictions malgré une activité de plus en plus débordante et des représentations qui les menaient aux quatre coins de la région parisienne ! Pour Mimi LANCELOT, qui sera occupée à ce moment-là à leurs côtés, avec le cadet Gérard SABBAT, à poncer et à récurer l'ancienne demeure du peintre COROT à Ville-d'Avray, ils"étaient tous maigres comme des clous", Hubert le premier ! Leur demeure de Ville d'Avray était loin d'être résidentielle puisque abandonnée depuis de nombreux mois au moment de leur emménagement, ce que nous a rapporté Gérard MEYER* récemment. Encore que Guy, comme le souligne l'un de ses anciens camarades de JEUNESSE ET MONTAGNE, était lui, au plan du régime et des excès, "maigre à faire tourner une mayonnaise". On appréciera le qualificatif !

    Ils étaient Compagnons de la Musique réédité en décembre 2014 revient sur cette période essentielle ayant précédé la création des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Un ouvrage de Jean-Jacques BLANC que l'on peut toujours se procurer chez nous au prix de 24,90 €. 

    * Fils de Maurice MEYER qui succédera à Louis LIEBARD à la tête des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE en 1948. 

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  • Ils nous ont quitté l'an passé...

    Certains de ceux que vous allez voir défiler ci-dessous comme l'ancien chansonnier et Frère ennemi André GAILLARD (ci-contre) ne vous sont sûrement pas inconnus et le plus triste de l'histoire c'est qu'une grande partie d'entre eux ont disparu sans que l'on en parle vraiment ! Pour laisser sans doute la place à l'actualité et à une bande de pignoufs qui ne mériteraient pourtant vraiment pas que l'on s'attarde sur eux ! Raison de plus pour que nous revenions sur ces disparitions !

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  • A vous toutes et tous...

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  • 94 ans et toujours bon pied, bon oeil notre maquisard !En cette fin d'année, nous aurons une pensée émue pour Robert SUDEY qui s'est éteint au printemps dernier à l'âge de 94 ans. Un homme qui avait donné l'occasion à notre auteur Louis PETRIAC de commencer à s'intéresser au chapitre "guerre" et de donner dès 2013 un début de prolongement au label qu'il nous cédera quelques années plus tard. Le 14 août dernier SUDEY aurait fêté son anniversaire et en ce mois d'août 1944 de tous les dangers, soixante-quinze ans plus tôt, il était parmi ceux qui avaient libéré Périgueux du joug nazi ! Il venait de fêter ses vingt ans, et avec quelques autres combattants de l'ombre, il était parti le 20 août 1944 sur Angoulême pour tenter de débarrasser la capitale charentaise des Allemands. Angoulême où, touché par un obus ennemi, il manquera de perdre la vie, contraignant un chirurgien strasbourgeois émigré en Périgord, le Professeur FONTAINES à lui pratiquer une greffe et une intervention miraculeuse avec des tendons de chien errant ! Que de souvenirs, que d'anecdotes aussi liés à cette résistance devant l'ennemi sur laquelle il était revenu dans un ouvrage (ci-contre), que vous pouvez toujours vous procurer !

    Une résistance qui prenait parfois des airs de tragi-comédie, surtout lorsqu'il fallait passer entre les mailles du filet nazi et se déguiser pour échapper aux interpellations. Comme en ce jour de 1943 où, à Périgueux, avec un de ses amis de combat, SUDEY se rendra compte qu'ils faisaient l'objet d'une filature. Un fait qu'il décrit dans cet ouvrage : « J'aurai moi-même un certain nombre de relations avec des hommes venus d'un peu partout, dont un Alsacien, un dénommé Lucien Sangel. Quelqu'un dont je me souviens d'autant que je garde à l'esprit une anecdote savoureuse. Je nous revois en effet, tous les deux, un jour de l'année 1943, rue Limogeanne à Périgueux. Mon camarade, très pieux, avait souhaité se rendre à la cathédrale Saint-Front. Alors que nous avions le sentiment d'être suivis sans savoir pour autant si cela était parce que nous avions été repérés et que nos instants de liberté étaient comptés, nous avions dû nous réfugier dans un salon de coiffure. Nous en étions ressortis tous les deux quelques instants plus tard avec un indéfrisable propre à tromper nos éventuels poursuivants ! »

    MA GUERRE A MOI... RESISTANT ET MAQUISARD EN DORDOGNE, Robert SUDEY, ISBN n° 978-2-918296-23-2 - 20 euros

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