• Voici un an sortait "la chienne" l'ouvrage anti-propagande nazieAu moment où se créait l'an passé au mois de septembre une structure avec davantage de moyens, succédant à un label libéral qui n'avait pas assez élargi la gamme de sa production, DECAL'AGE PRODUCTIONS EDITIONS sortait un premier ouvrage dont on a pas assez parlé. Alors qu'il aurait dû pousser les gens à s'interroger davantage sur l'héritage de la propagande des GOEBBELS ! D'autant qu'au même moment, FRANCE-TELEVISION diffusait un nouveau portrait tronqué de cette "Chienne du Troisième Reich" s'appuyant, une fois encore, sur des témoignages discutables. Ceux savamment mis au point par une propagande nazie efficace, soucieuse de faire de Magda GOEBBELS une "grande dame", alors qu'elle souffrait, selon nous, et après une enfance calamiteuse, des pires travers.

    Les nombreux articles que nous avons consacrés à la Frau Doktor Reichsminister GOEBBELS sont le fruit d'un long travail de prospection qui nous a confortés dans le fait que "la mère idéale du Troisième Reich" était une... perverse narcissique. Avec des traits parfaitement décrits par le docteur Marie-France HIRIGOYEN dans un ouvrage traitant du harcèlement moral. Il ne nous reste plus qu'à souhaiter que d'autres recherches aboutissent et, après les investigations opérées par le journaliste et écrivain Oliver HILMES voici quelques mois, tout porte à croire que ce sera bientôt le cas.

    MAGDA, LA CHIENNE DU TROISIEME REICH, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2- 918296-43-0


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  • Où commence la déraison et où finit-elle ? Extraits d'un journal de voyage...

    Hôpital de Maison-Blanche, Neuilly-sur-Marne, 1988... Un vulgaire casernement !

     

    Où commence la déraison et où finit-elle ? Extraits d'un journal...Dans son ouvrage reportage (ci-contre), notre auteur s'était posé une grande quantité de questions sur cet étrange havre qui l'avait accueilli trois mois durant pour soigner une dépression. Il avait tellement été choqué d'être accueilli de la sorte et que l'on ait pu accueillir des malades avec une telle brutalité, quasiment à la fin du XXème siècle !... Il n'imaginait pas encore que ce pied de nez du destin allait faire de lui un chroniqueur et que son existence basculerait à la sortie de cette expérience pour le moins étonnante en lui ouvrant les portes du domaine de la communication ! Avec la complicité inattendue de certains de ses soignants ! 

    VOYAGE AU PAYS DE LA DERAISON (extraits d'un journal)... « Tout avait été tellement vite, si vite que j’avais l’impression d’être comme avalé par le temps. Pourtant, manquant d’énergie, j’étais bien incapable de chiffrer, d’élaborer ou de quantifier encore quoi que ce soit. Privé de mes lunettes de myope, je ne pouvais toujours pas procéder à un examen attentif de tout ce qui m’entourait. Je devais donc demeurer dans le flou le plus complet, déjà abruti par toute une quantité de médications et de potions anonymes que l’on m’imposait. Et cela sans même que je sache à quoi elles servaient, si elles étaient destinées à calmer mes appréhensions ou à faire de moi le prototype d’une nouvelle variété de plantigrades.

    Face aux émotions difficilement maîtrisables, et bien qu’hyper-tranquillisé, j’avais pourtant le sentiment d’être confronté à une situation difficile. Cela voulait-il dire que leur sacro-sainte pharmacie ne servait à rien ? Sûrement. Lorsque c’était le cas, ma bouche devenait sèche au point que j’avais même une réelle difficulté à articuler parfois quoi que ce soit et à parler. Qui aurait bien pu reconnaître celui que j’étais devenu après les quelques jours que je venais de passer dans ce trou à rats ? Hagard, privé de rasoir, la barbe me mangeait le visage ; les ongles longs, les traits tirés, amaigri, je venais de perdre huit kilos… Cette épreuve était tellement difficile à vivre que j’aurais tout donné pour être ailleurs. Je m’en voulais même de m’être raté, de n’avoir pas su ingurgiter les bonne doses, celles qui tranquillisent une fois pour toutes. Au point que le fait d’entendre taper, gratter, vociférer, tempêter et d’être confronté autour de moi à un monde particulier avait de quoi aviver mes regrets. Privé de lecture et de la possibilité de rester connecté au seul monde dont je me souvenais et à la vision de clichés plus conformes à ce que j’avais vécu jusqu’ici, mon mental se mit à flancher. C’est l’écriture qui empêcha le légume en devenir que j’étais, de perdre complètement pied. J’avais entrepris de prendre en note tout ce que je ressentais : mes impressions, les situations auxquelles j’étais régulièrement confronté, ce que je vivais quotidiennement, tout. Bref, je tenais un véritable journal à l’aide d’un stylo que j’avais dérobé à une soignante. J’étais cependant loin d’imaginer à ce moment-là que je venais de commencer à jeter les premières lignes d’un écrit et que ces points de repère me seraient un jour d’une quelconque utilité. J’imaginais encore moins qu’elles me donneraient l’envie permanente d’écrire et que j’en ferai un jour un métier, mon nouveau métier tout en trouvant auprès des autres la complicité dont j’avais le plus besoin, faute d’être parvenu à communiquer normalement avec mes proches. Sortir de cette incommunicabilité me semblait être tellement important que je brûlais de tout dire et d’auto-analyser ce que je ressentais. L’avalanche de médications de toutes sortes auxquelles on m’avait abonné sans même me demander mon avis ne facilita pas la collecte des quelques notes que j’avais rédigées les tout premiers jours dans le but de consigner ce que je vivais... Il avait donc suffi de quelques jours pour me transformer, moi aussi, en un drôle de coucou, vivant au-dessus d’un nid assez particulier. Et si je ne m’étais pas cramponné bec et ongles à mon nouveau projet salvateur d’écriture, si je n’avais pas cherché à me raccrocher à quelque chose de tangible à ce moment-là, je me demande ce qu’il serait advenu de moi ! ».

    VOYAGE AU PAYS DE LA DERAISON, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-95241-17-07


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  • Compagnons de France

    Combien de fois des erreurs ont-elles été relevées à propos du passé lyonnais des COMPAGNONS DE LA CHANSON et de leur formation chez Louis LIEBARD (En photo ci-dessous) ? Comme si les médias avaient eu la flème de passer soigneusement en revue les différentes données évoquant PETAIN et les COMPAGNONS DE FRANCE. Il est pourtant extrêmement intéressant de revenir sur le détail de ces différentes composantes dont étaient issus les protégés de la grande PIAF d'autant que les quelques documents que nous avons pu retrouver en vue de la publication de l'ouvrage sur les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE méritent que l'on s'y attarde. Nous rappellerons également que la formation dispensée à tous ces COMPAGNONS était dispensée à 800 mètres environ d'un sinistre QG, celui du SS Klaus BARBIE et qu'en 1942 la chasse aux juifs avait pris une tournure dramatique à Lyon comme dans d'autres grandes concentrations urbaines.

    C'est en août 1940, deux mois après la signature d'une armistice discutable signée dans la clairière de Rethondes, dont beaucoup préfèrent encore ne pas se souvenir, que sont nés les COMPAGNONS DE FRANCE. Fondés par Henry DHAVERNAS, un inspecteur des Finances ancien commissaire national des Scouts de France, ils avaient été créés pour encadrer la jeunesse et redonner à ceux coupés de tout lien familial le goût du travail et d'un patriotisme parfois même exacerbé. La propagande pétainiste s'était en effet emparée de ces thèmes pour mettre l'accent sur l'importance de la famille, de la jeunesse, de la paysannerie et de l'artisanat. La création de chantiers de jeunesse comme JEUNESSE ET MONTAGNE, dont feront partie Jean-Louis JAUBERT et Guy BOURGUIGNON en 1941, s'en inspirent. On semblait alors décidé à aider tous ceux qui étaient porteurs d'idées généreuses allant dans ce sens et le gouvernement de Vichy était prêt en ces temps de désespérance et de disette gagnant la France toute entière, à leur attribuer des subventions importantes. Certes, prendre part à la reconstruction du pays supposait aussi que l'on puisse s'appuyer sur une main d'œuvre capable de suppléer ceux qui étaient partis au front ou qui avaient été capturés. Profondément attaché aux valeurs communautaires, il avait été prévu que le mouvement puisse fonctionner sur un mode militaire, ce qui explique d'autant la tenue choisie. En témoignent le port d'une insigne, de ce béret distinctif et d'un uniforme dont s'inspirera Louis LIEBARD pour créer, de son côté, le groupe d'expression musicale des ces COMPAGNONS DE FRANCE. Un groupe qu'il avait décidé de baptiser du nom de : COMPAGNONS DE LA MUSIQUE, aidé par des gens comme DHAVERNAS et CRUIZAT, issus tout comme lui de la mouvance scoute.     

    Comportant plusieurs branches, il n'est donc pas étonnant que les COMPAGNONS DE FRANCE aient rapidement pu revendiquer 30 000 membres. Ce qui sera le cas au début de l'année 1943 malgré les oppositions qui divisaient leurs rangs. Après l'éviction de DHAVERNAS, c’est un ancien de l’école de guerre, le commandant Guillaume de TOURNEMIRE qui lui succédera. Remarqué par son indépendance d'esprit et son manque d’allégeance aux Allemands, partisan affiché du général GIRAUD, il restera néanmoins, et par obligation, fidèle au maréchal PETAIN jusqu'en novembre 1942 et l’invasion de la zone non occupée par les Allemands. La montée en puissance des théories prônées par LAVAL et la création du STO en France (fév. 1943) ayant contribué à jeter la discorde dans les rangs des COMPAGNONS DE FRANCE, il est admis que des récalcitrants au STO et plusieurs Juifs aient pu un temps s'y abriter. Tandis qu'un certain nombre d’entre eux passaient ensuite dans les rangs de la Résistance. Il est donc facile d'imaginer ce qui a pu se passer dans l'esprit de LIEBARD au printemps 1943 quand il s'est agi de préserver l'outil qu'il venait de créer à Lyon avec ses COMPAGNONS DE LA MUSIQUE. A plus forte raison après la décision de LAVAL de suspendre le versement des aides gouvernementales qui lui étaient allouées depuis l'automne 1941. Après que des descentes ont été opérées par la Milice et les services d’ordre légionnaire à partir du début de l’année 1944 pour opérer différents contrôles, on avait peur. A Lyon comme dans beaucoup d'autres endroits. On comprend donc d'autant mieux que Louis JACOB pas encore devenu Jean-Louis JAUBERT et Marc HOLTZ pas encore devenu Marc HERRAND aient choisi à cette époque de changer de patronyme pour éviter de se faire arrêter. L'un, pour être de confession juive, et l'autre, pour s'être enfui d'Alsace et avoir déserté les rangs des Jeunesses Hitlériennes avec pour seul trophée un poignard nazi enlevé à l'adversaire.

    Au vu de ces quelques éléments, il n'est donc pas exact d'assimiler les COMPAGNONS DE LA CHANSON à d'anciens... COMPAGNONS DE FRANCE et encore moins de prétendre comme cela l'a été dans certains documents, dont une brochure commerciale exploitée à compter de 1950, que la structure des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE de LIEBARD a pu être dissoute en 1943. Alors qu'il n'en n'était rien, les seuls COMPAGNONS DE FRANCE ayant été touchés par cette dissolution.

    ILS ETAIENT COMPAGNONS DE LA MUSIQUE, Jean-J. BLANC, ISBN n° 978-2-918296-32-4


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  • Petites âmes de Suzanne Charvet... La postface de Brigitte Bardot  Petites âmes de Suzanne Charvet... La postface de Brigitte Bardot

    Petites âmes de Suzanne Charvet... La postface de Brigitte Bardot Dans un magnifique recueil de poésies conçu en hommage à tous ses petits complices à quatre pattes : Petites âmes, la poétesse créole Suzanne CHARVET (en médaillon) avait voulu évoquer ses coups de coeur pour tous les petits réfugiés avec lesquels elle partageait son quotidien. C'était en 2006 et ce recueil avait permis à notre label DECAL'AGE PRODUCTIONS de voir le jour. D'abord sous une forme libérale en prolongement de l'activité d'un atelier d'écrivain public, avant de devenir ce qu'il est devenu ces derniers mois, celui d'une société du même nom dont l'objectif est aujourd'hui d'élargir sensiblement ses prérogatives et ses domaines d'intervention. Supportrice d'un label qu'elle avait contribué à créer, Suzanne CHARVET, polyglotte, nous quittera cependant deux ans plus tard en septembre 2008 et son regard acéré fera longtemps cruellement défaut à notre label.

    Faute de référencement suffisant, son recueil de poésies n'avait obtenu fin 2006 au moment de sa sortie qu'un succès discret mais il s'écoule toujours. Il reste aussi, aujourd'hui encore, le témoignage d'un échange avec l'ancienne actrice Brigitte BARDOT dont chacun sait quel est le rôle au sein de sa fondation de défense animale. Un échange qui vaudra à Suzanne CHARVET ce petit billet de Brigitte (ci-contre) enthousiasmée par le travail intemporel d'hommage à ces Petites âmes qu'elle avait bien voulu produire sous notre label.


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  • Jean-Louis et Guy à Jeun. et Montagne 01

    1941... Guy Bourguignon et Louis Jacob, une longue histoireAvant de rejoindre les rangs des COMPAGNONS DE LA MUSIQUE de Louis LIEBARD à Lyon, Louis JACOB, pas encore devenu l'un des fiancés de la grande PIAF et le Jean-Louis JAUBERT, futur Compagnon de la Chanson que l'on a connu quarante ans durant, avait déjà rencontré Guy BOURGUIGNON (en photo ci-contre). C'était dans la Chartreuse, en juin 1941 au sein de l'un de ces Chantiers de jeunesse mis en place par le gouvernement de la collaboration avec les nazis. Dans un numéro sorti en juin 2013, peu après le décès de Jean-Louis JAUBERT, la publication de JEUNESSE ET MONTAGNE, du nom de ce Chantier de jeunesse de l'époque, rendait hommage à l'un de leurs anciens condisciples : Louis JACOB. Un document qui revient dans le détail sur l'animation que les deux jeunes gens avaient proposé à leurs jeunes copains d'alors. Il donne une idée de la créativité précoce de ces deux hommes et du lien qui a longtemps continué à les unir à leurs camarades de camp de travail. C'est grâce à l'ouvrage consacré au Périgourdin Guy BOURGUIGNON publié fin 2013 que notre auteur avait pu échanger avec ces anciens de JEUNESSE et MONTAGNE et qu'il avait pu recevoir un exemplaire de leur hommage au disparu.

    On notera aussi, mais seulement pour l'histoire, qu'il n'y avait aucun lien de parenté entre les parents de Louis JACOB alias JAUBERT et ceux de Simone VEIL née JACOB, notre ancienne Ministre de la Santé.

    Pour avoir accès au fichier PDF réalisé et un meilleur confort de lecture, vous pourrez cliquer sur le lien précédent !


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  • A propos de la perversion narcissique...

    Que s'est-il donc passé au sein de notre société pour que, soudain, ce qui était encore considéré comme un trait de caractère voire une tare mineure, ait pris une telle importance au cours des toutes dernières années ? Au point d'inciter certains psychologues et psychothérapeutes à mettre en place de véritables alertes et à produire avec d'anciennes victimes une quantité impressionnante d'ouvrages ? En se référant parfois au vécu de monstres qui avaient jalonné l'histoire !

    Serait-ce la répétition à l'envi d'une maltraitance de certains jeunes enfants lesquels, castrés ou maltraités par leurs parents, se seraient mis à leur tour à devenir des prédateurs ? Ou la conséquence d'un dérèglement de nos cellules familiales où le changement d'un état d'esprit aurait fini par être nuisible ? En tout cas, ce qui est clair, c'est que la perversion narcissique, qui était encore voici une vingtaine d'années considérée comme une pathologie sans symptômes, est aujourd'hui presque sur le point de devenir une qualité si l'on en juge le nombre de sociétés qui font appel à ces machines à tuer... Nous venons d'ailleurs sur notre site CERTITUDES de consacrer un article à l'un de ces sociopathes d'entreprises qui se targuait devant les caméras de France-Télévision d'avoir "broyé" un millier de salariés au sein des entreprises où il était passé durant vingt-deux ans !

    Voici quelques mois, Frédéric LOPEZ, également sur FRANCE-TELEVISION, consacrait l'une de ses émissions à ce "fléau", recevant d'anciennes victimes qui avaient été abusées dans la sphère privée par trois de ces pervers narcissiques.


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  • Nous aussi, nous avons bien des certitudes !Au printemps 2017, quand il s'est agi d'élargir un peu notre collecte d'informations et donc, aussi, ce qui pouvait donner lieu à publication, nous sommes nous lancés vers la création d'un espace où pourraient être développées certaines de ces informations. Tant dans le domaine du fait divers que dans celui de l'histoire et d'un passé trouble où, à l'évidence, notre pays a failli, très précisément durant la période 1939-1945.

    Après une année de rodage, cet espace a aujourd'hui pris son envol puisque deux à trois fois par semaine CERTITUDES publie un article. Avec, parfois, un prolongement proposé vers les sites sociaux avec lesquels nous communiquons (Twitter et Facebook). Si vous nous suivez, vous aurez ainsi pu découvrir des articles sur des personnalités parfois décriées et ayant fait la une de l'actualité ou d'autres faits d'actualité, articles très souvent complétés par un film, un reportage ou un extrait vidéo.

    Ainsi :

    Viols d'enfants : Myriam Badaoui, la menteuse pathologique d'Outreau

    Les suicides de Wildenhagen

    Jacques Bonsergent, le patriote éploré

    La révolte du ghetto de Varsovie

    Pierre Laval, le souteneur de la collaboration avec les nazis

     

    Si vous avez raté ces articles, nous vous proposons de les revoir ou de les découvrir.


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  • Août 1944... Le maquisard trélissacois était salement amoché !

    Août 1944... Le maquisard trélissacois était salement amoché !Il le confesse dans l'ouvrage de mémoires qu'il a conçu, le 24 août 1944, après avoir participé avec quelques autres à la libération de son cher Périgueux, et alors qu'il se dirigeait avec l'un des groupes d'Angelo Ricco vers une ville d'Angoulême encore occupée par les troupes allemandes, il sera salement amoché. Aux carrières Sainte-Catherine, sur la route des Charentes, un obus allemand aura raison de l'un de ses bras, au point que l'on craindra longtemps le pire, malgré un garrot de fortune réalisé avec un bout de toile de parachute afin de stopper l'hémorragie d'une artère. Aussitôt évacué vers une annexe de l'hôpital de Périgueux installée provisoirement rue du Président Wilson, on le croira même mort et il échappera de peu à la morgue où il se réveillera quelques heures plus tard, conscient que son heure n'était pas encore arrivée.

    Quelle magnifique leçon d'espoir et de vie aura pu donner ce jeune combattant de vingt ans qui, durant deux ans avait participé à nombre de grandes opérations en Périgord ! Robert SUDEY, revient dans Ma guerre à moi sur ces journées décisives sonnant le début de libération d'un pays trop longtemps sous le joug des nazis qui avaient reçu le renfort de la triste Waffen SS montée du sud du pays et en route pour la Normandie, auteure de massacres de civils sans précédent.

    « Beaucoup de résistants en Périgord ne seraient pas restés entiers, assure-t-il, s'ils n'avaient pas la chance, comme moi, de croiser sur leur chemin, le Professeur Fontaine. D'abord affecté à l'Hôpital de Périgueux, il intégrera ensuite le centre de Clairvivre en qualité de médecin-chef. Cet éminent spécialiste était, à l'époque, devenu le chirurgien de la Résistance, opérant souvent dans des conditions relevant de l'exploit. Parfois en toute discrétion car il s'agissait de ne pas se faire pincer ». C'est d'ailleurs grâce à une opération miraculeuse que le jeune SUDEY parviendra à conserver un bras, certes atrophié, mais entier.

    MA GUERRE A MOI... RESISTANT ET MAQUISARD EN PERIGORD, ISBN n° 978-2-918296-23-2


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  • Des personnages atypiques que ces bougnats d'antan...

    Ils étaient quelques-uns ces bougnats d'antan à fréquenter le bar du père de l'auteur, ce Roi du Café situé à la limite du 18è parisien et d'Aubervilliers, dont il parle avec nostalgie dans Histoires d'Avant, alors qu'il venait d'apprendre que son ancien quartier avait été rasé pour laisser la place à un complexe marchand : Le Millénaire. Et tous avaient leur personnalité et... leurs petites manies dont le gamin qu'il était dans les années cinquante se souvient encore !

    EXTRAITS DE L'OUVRAGE : Coco, lui aussi, aurait pu faire partie de la bande… Avec ses bonnes joues rouges, son œil malicieux et son éternel sourire moqueur au coin des lèvres, Coco le charbonnier a, également, longtemps été associé à notre rue de la Gare et à son Roi du Café. Sans que l’on parvienne à savoir de quel coin il était issu, il venait semble-t-il aussi, du Rouergue. Pour nous qui étions des gamins pas encore dégrossis, l’homme avait plutôt des faux airs de cow-boy et je me plaisais souvent à l’imaginer sur un cheval avec un chapeau couvrant sa mèche rebelle. Avec sa Gauloise à la bouche, nous n’étions, c’est vrai, pas très loin de l’éternelle image planétaire !…

    « Qu’est-ce qu’il veut boire Coco ? »… Cinquante ans après, je n’ai pas oublié la scène ni l’homme mal réveillé en veste de daim, répondant évasivement : « la même punition qu’hier… un petit rosé ». Triturant un mégot resté en suspens au coin des lèvres, hissé sur un meuble sur mesure qui couvrait un compteur à gaz situé près de la devanture du débit de boissons, la place avait fini par devenir la sienne. Celle d’un homme qui, selon mon vieux père, était « aussi souple qu’un verre à lampe » et dont je n’avais jamais réussi à savoir ce qui lui avait valu ce surnom de perroquet.

    « Avec une plume au c… tu aurais fait un oiseau rare Coco ! » plaisantait-il toujours dès que l’ostrogoth s’était perché à sa place habituelle face à un rayonnage où nous entreposions bouteilles de sirop et alcools rares ! Ce n’était pas bien méchant et ces petites chicaneries faisaient partie du quotidien liant des gens issus de cette région si attachante et particulière qu’était l’Auvergne. Tout était permis, les gracieusetés fleuries comme le reste ! A plus forte raison dans un quartier où on aimait souvent plaisanter les autres sans méchanceté aucune. L’homme n’était d’ailleurs jamais en retard ! Surtout passés les quatre heures de l’après-midi, une fois sorti de la douche ! C’était même le premier de toute la bande de La Charbonnière à se manifester !


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  • 2017... Après une page Chanson française, notre production s'élargissaitFin novembre 2016, conscients d'avoir atteint un palier avec une dernière production Chanson française qui avait demandés beaucoup de travail à notre label et qui s'était très mal écoulée, une décision a été prise de nous ouvrir à d'autres spécificités pour que notre catalogue d'ouvrages publiés dix ans durant sous label libéral puisse continuer à attirer l'attention. C'est ce qui nous a poussés à mettre un terme à l'animation d'un site que DECAL'AGE PRODUCTIONS avait créé dix ans plus tôt, au moment du lancement de l'un de ses tout premiers ouvrages et à céder son exploitation à une société créée autour d'un précédent label et d'un catalogue qui recèle toujours pas moins d'une trentaine de productions diverses.

    Avant de se transformer en société commerciale, si DECAL'AGE PRODUCTIONS avait déjà eu l'occasion en 2013 de s'intéresser à la Résistance avec un certain succès, nous savions qu'il y avait encore là un très gros travail de recherche à accomplir. Ce sont ces recherches entreprises, d'abord pour répondre à des besoins de publication privée et un récit de vie, qui ont amené notre nouvelle société au nazisme et à ce qu'il en restait soixante-dix ans après la fin d'une monstruosité sans précédent. Certaines pistes avaient déjà été sondées et nos auteurs avaient été amenés à s'intéresser plus particulièrement à la propagande nazie et à la manipulation de masse. Aussi, quand nous avons découvert ce livre publié par un Allemand anti nazi, Sebastian HAFFNER, nous sommes-nous intéressés à l'un des épisodes restés une énigme : celui de l'assassinat dans le bunker de Berlin de ces six enfants par leur mère ! Un personnage auquel on s'obstine toujours, longtemps après les faits, à trouver des excuses puisqu'on parlait même récemment de suicide altruiste ! Après une enquête menée scrupuleusement par Louis PETRIAC, nous avons très rapidement eu la conviction d'être arrivés à démonter une véritable supercherie entretenue par une propagande nazie encore très vivace ! Et c'est cette conviction qui nous a amenés à publier ce portrait sur Magda GOEBBELS dont le profil était resté celui de cette mère idéale ! Alors que les traits et le profil de l'intéressée nous faisaient plutôt penser à ceux d'une... perverse narcissique et à une manipulation savamment orchestrée par les époux GOEBBELS pour que l'histoire ne retienne qu'une certaine vision de cet horrible fait de guerre et non la vérité !

    Nous sommes convaincus d'avoir surpris avec ce portrait sans concession, d'autant que notre auteur n'est pas historien et que cet ouvrage passion abordait un fait en complet décalage avec les documents de propagande nazie utilisés. Reste maintenant d'autres pistes à exploiter, toujours en lien avec un passé et une monstruosité sans pareille et les projets ne manquent pas !   


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  • Il aura fallu entreprendre ce voyage au pays de la déraison...Avril 1988... L'homme, encore jeune, était à bout de souffle ! Privé du moindre soutien, ce seront un peu plus de deux années d'errance qu'il passera à tenter de comprendre ce qui avait bien pu lui arriver et pourquoi il avait choisi de renoncer. Avec, en prime, la découverte d'un monde que jamais il n'aurait pensé pénétrer un jour : celui de la déraison. Ces trois mois d'immersion dans l'un de ces hôpitaux où sont mêlés ceux ne présentant pas de pathologie particulière et ceux qui ont depuis longtemps basculé dans le délire, l'auteur en parle dans un ouvrage d'un peu plus d'une centaine de pages : Voyage au pays de la Déraison. L'ouvrage évoquant ce voyage n'était au départ qu'un vulgaire journal de bord, pas encore un essai d'art thérapie et un document banal qui n'évoquait qu'une mise entre parenthèses. Parce qu'il fallait échapper aux distributions massives de médications inappropriées et surtout, ne pas perdre le fil, celui qui reliait encore son auteur à un monde qu'il avait tenté de fuir et qui avait subitement choisi de lui tourner le dos.

    Aussi curieux que cela puisse paraître, c'est dans cet environnement où l'on déraille facilement, que l'auteur a commencé à se reconstruire et à oublier un début de parcours chaotique. En découvrant, d'abord perdu, une volonté de témoigner de sa rencontre avec des gens qui n'avaient eu que le tort de ne pas avoir su résister à la pression d'un monde impitoyable où tout n'est pas qu'amour. Comme il le dira en s'attelant à un travail qui lui aura tout de même demandé quelques années, il suffisait pour réfléchir, que le décor s'y prête et que la folie, la sienne comme celle des autres, serve de déclic à l'envie légitime de tout dire.

    Un ouvrage fort que l'auteur, sur le point de devenir éditeur après avoir patiemment trouvé sa voie contre vents et marées, publiera à la fin de l'année 2005 après avoir découvert ce qu'était la résilience si chère au psy et écrivain Boris CYRULNIK déporté enfant dans les camps de la mort nazis.

    EXTRAITS : C'est l'histoire d'un fou... Combien de fois, à l'école, avais-je ainsi entendu débuter une histoire ? J'étais cependant loin d'imaginer comment les fous vivaient et surtout où ils vivaient. En un mot, l'endroit où on les gardait pour qu'ils ne dérangent pas les autres et qu'ils ne fassent pas tâche dans le décor ou, comme disent les gens bien-pensants, qu'ils ne troublent pas l'ordre public... Lorsque j'entendais parler d'asiles de fous et de fous, je me référais aux quelques clichés auxquels j'étais attaché comme un grand nombre de mes semblables. Celui de demeurés roulant par terre, les yeux hagards, ou suspendus aux branches d'un arbre dans un grand jardin, sous l'oeil attentif de quelque cerbère prêt à intervenir. Il suffit du reste de se remémorer certaines scènes du film que Milos Forman a consacré au sujet il n'y a pas si longtemps et dont on vient de réaliser une adaptation théâtrale, pour se rendre compte à quel point ces clichés ont la peau dure. Sans doute faudra-t-il encore quelques années avant que le sentiment des gens change à propos de ces hôpitaux que sont restés les asiles et surtout de ceux qui les peuplent, constituant une réelle population d'exclus en complet décalage avec leur époque. 

    VOYAGE AU PAYS DE LA DERAISON, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-95241-17-07


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  • Shunet... Regards amusés sur l'horreurL'extrait ci-dessous, que SHUNET rapporte presque en riant aujourd'hui de celui qui la terrorisait, montre le rôle qui a pu être celui de cet ouvrage dans lequel il fallait oser dire pour retrouver l'estime de soi qui lui avait si longtemps fait défaut !

    EXTRAIT : « Le premier rendez-vous se passa mal pour lui ! L’ostéopathe ne mâcha pas ses mots, lui disant qu’il était inadmissible qu’il ne se soit pas aperçu de mon calvaire et surtout de la douleur ressentie à chacun de nos rapports ! Ce faisant, il s’aperçut après m’avoir auscultée que j’avais le coccyx luxé, ce qui devait être dû à une chute du camion de mon père. Voulant en descendre en sautant comme le font les routiers, je m’étais retrouvée par terre sur le derrière avec ensuite un gros bleu sur mon postérieur et l’impossibilité de m’asseoir facilement pendant quelque temps. Du coup, au lieu d’être vers l’intérieur, mon coccyx l’était vers l’extérieur, ce qui ne devait pas faciliter les échanges ni, pour reprendre les propos de l’ostéopathe, "nos trucs exotiques". Le coccyx luxé... Au retour, Raymond, qui n’avait pas compris un traître mot de ce qui s’était dit, assimilant le terme de luxé à de la luxure, m’attrapa par les cheveux en me disant que je n’étais qu’une pute, ce qu’avait démontré le docteur quand il avait parlé de coccyx luxure... Au point que je dus appeler le praticien en larmes pour lui demander la signification exacte du terme employé, afin de pouvoir expliquer à mon tortionnaire ce que ça voulait dire, m’aidant pour ce faire du haut-parleur du téléphone. Au risque d’être prise pour une folle. »

    Nous vous rappelons que vous pouvez toujours réserver cet ouvrage avant le 30 septembre prochain et également participer à la cagnotte permettant à l'auteure de prévoir un stock d'ouvrages un peu plus conséquent. Une cagnotte où ceux qui le souhaitent pourront donner quelques euros utiles d'ici le 31 août prochain puisque les délais ont été récemment prolongés par l'organisatrice en charge du dossier chez LEETCHI.COM.

    ET POURTANT... JE SUIS TOUJOURS LA, SHUNET, ISBN n° 978-2-918296-44-7


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  • 94 ans et toujours bon pied, bon oeil notre maquisard !Robert SUDEY qui fêtera ses 94 ans le 14 août prochain n'a pas oublié ce mois d'août 1944 de tous les dangers ! Et pas seulement parce qu'il fêtait ses vingt ans, mais parce qu'après avoir libéré Périgueux avec quelques autres combattants de l'ombre le 20, il était parti dès le lendemain sur Angoulême pour tenter de débarrasser la capitale charentaise des Allemands. Angoulême où, touché par un obus ennemi, il manquera de perdre la vie, contraignant un chirurgien strasbourgeois émigré en Périgord, le Professeur FONTAINES à lui pratiquer une greffe et une intervention miraculeuse avec des tendons de chien errant ! Que de souvenirs, que d'anecdotes aussi liés à cette résistance devant l'ennemi sur laquelle il revient dans un ouvrage (ci-contre), celui de l'un des derniers maquisards encore en vie que vous pouvez toujours vous procurer !

    Une résistance qui prenait parfois des airs de tragi-comédie, surtout lorsqu'il fallait passer entre les mailles du filet nazi et se déguiser pour échapper aux interpellations. Comme en ce jour de 1943 où, à Périgueux, où avec un de ses amis de combat, SUDEY se rendra compte qu'ils faisaient l'objet d'une filature. Un fait qu'il décrit dans cet ouvrage : « J'aurai moi-même un certain nombre de relations avec des hommes venus d'un peu partout, dont un Alsacien, un dénommé Lucien Sangel. Quelqu'un dont je me souviens d'autant que je garde à l'esprit une anecdote savoureuse. Je nous revois en effet, tous les deux, un jour de l'année 1943, rue Limogeanne à Périgueux. Mon camarade, très pieux, avait souhaité se rendre à la cathédrale Saint-Front. Alors que nous avions le sentiment d'être suivis sans savoir pour autant si cela était parce que nous avions été repérés et que nos instants de liberté étaient comptés, nous avions dû nous réfugier dans un salon de coiffure. Nous en étions ressortis tous les deux quelques instants plus tard avec un indéfrisable propre à tromper nos éventuels poursuivants ! »

    MA GUERRE A MOI... RESISTANT ET MAQUISARD EN DORDOGNE, Robert SUDEY, ISBN n° 978-2-918296-23-2 - 20 euros


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