• 1938... Jean, adolescent, ignore encore qu'une bourrasque va survenir

    1938... Jean, adolescent, ignore encore ce qui se prépareLa famille RODON (ci-dessus) jouit encore en ces années d'avant-guerre d'une relative tranquillité. Madame RODON mère tient la maison et finit d'élever ses deux enfants Denise et Jean et Monsieur RODON père est métreur. Au Blanc-Mesnil où ils ont trouvé à se loger après avoir fait édifier une modeste demeure, personne ne se doute encore qu'une bourrasque va survenir, qui empêchera le jeune Jean de poursuivre ses études et de connaître ses premiers tourments amoureux. Et pourtant, pourtant en cet automne 1938, combien vont devoir redéfinir leurs priorités, même après la signature des "accords de la honte" et les promesses de voyou d'un certain... Adolf HITLER.

    Jean RODON qui vit aujourd'hui en Périgord se souvient encore de cette difficile rentrée 1938 et du choix qu'il avait cru devoir faire, préférant travailler alors qu'il aurait pu poursuivre ses études, au risque qu'elles handicapent pécuniairement toute la petite famille. En décembre 1939, il deviendra tourneur dans un atelier de mécanique générale de collabos du 3ème arr. de Paris où il apprendra à supporter ceux qui étaient déjà prêts à toutes les compromissions possibles.

    Il lui fallait en parler un jour et raconter ce qu'il avait vécu, lui, le neveu du député communiste Henri LOZERAY. LOZERAY sera arrêté peu après la signature du pacte germano-soviétique puis emprisonné. C'est ce Journal d'un adolescent face à la guerre que nous allons publier dans les prochaines semaines et que vous pouvez d'ores et déjà réserver.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1


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  • La torture vue par un appelé du contingent, militaire en Algérie en 1961Séjour de rêve à Boghari est l'un des tout premiers ouvrages que nous avions publiés à compte d'auteur sous notre premier label de chez DECAL'AGE PRODUCTIONS. C'était en 2007 et nous venions de commencer à nous intéresser à un autre travail consacré, lui, à la Chanson française.

    Dans le film qui suit, dû au cinéaste André GAZUT qui a, lui-même, été appelé, certains des actes commis pendant cette guerre d'Algérie l'ont été du fait d'un gouvernement qui, en 1956 déjà, avait choisi son camp. Sans doute saura-t-on, un jour, la vérité sur cette guerre d'Algérie et sur ces légionnaires qui étaient parfois appelés en "renfort" de l'armée française. Il n'en reste pas moins que le témoignage de l'appelé du contingent que nous avons publié, confirme certains de ces actes, qui sont aussi condamnables que pouvaient l'être ceux commis par les nazis quinze ans plus tôt. 

    (Extraits) : Ce jour là, je me trouvais dans le local des télécommunications du poste de garde avec d’autres collègues appelés. Alors qu’on discutait, l’un d’entre nous, sergent de son état, nous fit part, tout fier et rigoleur, de la dernière trouvaille qu’il venait de mettre au point. Il s’agissait, d’après sa description enthousiaste, d’une matraque conçue avec du fil de fer barbelé entortillé. Pour lui donner davantage de poids, il l’avait lestée de boules de plomb. Son projet était, et là les mots sont absolument authentiques, de l’offrir à ses amis légionnaires !... Toujours avec des mots tout aussi inoubliables, il avait ajouté : « c'est pour qu'ils s’en servent pour frapper sur les couilles et la bite de leurs P.A.M... et j’ai prévu qu’après chaque coup donné, quatre à cinq centimètres de barbaque doivent se détacher » de leur support d’origine ! Lorsqu’on entend ça, il est quand même permis de se demander si Dieu ne regrette pas parfois de nous avoir envoyé un Sauveur... Je ne sais pas si ses amis légionnaires ont écrasé une larme à la vue d’un aussi touchant présent ? Pas plus que je ne sais davantage si son bidule infâme a réussi, après être passé par la phase réalisation, à connaître les délices de sa mise en service ?... Voilà, entre autres, à quoi pouvaient tenir les rapports de franche camaraderie entre les p’tits grivetons de France et celle d’une unité d’élite étrangère.

    Couvrant une période délicate de notre histoire, cet ouvrage commercialisé à un prix de 15 € reste disponible aujourd'hui encore.

    SEJOUR DE REVE A BOGHARI, Jacques BERMUDEZ, ISBN n° 978-2-952411-7-43


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  • 9 novembre 1938... une date à ne pas oublier !

    9 novembre 1938... une date à ne pas oublier !Soucieux de retrouver une certaine cote auprès de son mentor Adolf HITLER et de satisfaire davantage les attentes de son épouse, la perverse Magda après ses turpitudes avec l’actrice tchèque Lida BAAROVA, Joseph GOEBBELS (ci-contre) s'est servi le 9 novembre 1938 de l’assassinat à Paris d'un diplomate allemand Ernst von RATH, par un jeune juif polonais Herschel GRYNSZPAN pour dénoncer un « complot juif » contre l'Allemagne. Ce 9 novembre reste dans les annales comme celle d'une nuit de terreur que connaîtra le demi-million de Juifs encore présents en Allemagne. Un fait qu'il n'est pas inutile de rappeler au moment où recommencent à croître les actes antisémites. Cette nuit-là, l'Allemagne s'embrasera, quatre-vingt-dix Juifs périront et les nazis en déporteront plusieurs nouveaux milliers vers les camps de la mort. Les pogroms commis par les milices paramilitaires du parti nazi, les sections d'assaut (Sturm Abteilung ou SA) voire les Jeunesses Hitlériennes ne verront pas la population y participer, mais sans que celle-ci se porte néanmoins au secours des nombreux Juifs persécutés. Les nazis, par cynisme, donneront à l'événement le nom poétique de « Nuit de Cristal » en référence aux vitrines brisées. 267 synagogues et plus de 7 500 commerces juifs seront détruits. Comble de l'affaire, la communauté juive se verra taxée d'une énorme amende pour cause de tapage nocturne ! Cette "Nuit de cristal" sera parfaitement évoquée dans la série télévisée HOLOCAUSTE diffusée au début des années quatre-vingts, et elle a aidé à comprendre quel avait pu être l'énormité de cet acte de destruction commis par les nazis sous les yeux d'une population qui a souvent laissé faire sans réagir.

    Après l'adoption des lois de Nüremberg en 1935, il était évident que le ministre de la Propagande de HITLER voulait accélérer l’exode des Juifs en vue de créer progressivement un Reich sans Juifs. Six semaines après les accords de Munich qui lui ont livré la Tchécoslovaquie, et après l'annexion de l'Autriche, le Führer voyait aussi dans cette opération l'occasion de montrer sa force tant aux Français qu'aux Anglais et de rappeler aux Allemands qu'il n'entendait pas se satisfaire de ce qu'il avait déjà arraché aux uns et aux autres.


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  • Septembre 1938... Il avait 15 ans et sa vie allait changer ! Brutalement !En septembre 1938, Jean, le neveu du député communiste Henri LOZERAY (1) n'imaginait pas ce qui l'attendait alors qu'il hésitait à poursuivre ses études voire à découvrir ce qu'était la vie active. Mais, pénétré d'un sentiment d'inquiétude légitime, il savait déjà qu'il ne serait jamais le peintre qu'il avait rêvé d'être. Toujours bon pied, bon oeil, il vient d'ordonner ses cahiers conservés et nous l'avons incité à publier ses souvenirs, ceux d'une époque où notre pays était suspendu aux exigences d'un dictateur pour le moins inquiétant : Adolf HITLER ! Ce journal d'un adolescent face à la guerre est édifiant ! Il va être proposé à 21 euros et vous pouvez d'ores et déjà le réserver.

    (Extraits) : Si mes parents m’avaient déjà retenu une place dans l’école de la Chambre de Commerce de Paris pour la rentrée 1938, je n’avais pas encore pris ma décision quant au fait de savoir si, oui ou non, je devais poursuivre mes études. En vacances à Abondant dans l’Eure-et-Loir, deux semaines après notre arrivée, ma mère avait reçu un courrier de l’école, annonçant à mes parents mon passage en deuxième année et la possibilité que j’avais de choisir la profession qui me convenait. C’était une bonne nouvelle accompagnée d’une autre, moins agréable, celle de l’augmentation importante du prix de séjour pour l’année 1939. Soucieuse que celle-ci n’influence pas ma décision, elle ne m’en avait pas communiqué le nouveau montant. Pourtant, bien qu’étant encore dans ma quinzième année, tout ce qui concernait mes parents ne me laissait jamais indifférent et nos vacances continuèrent cependant à se dérouler normalement. J’entrepris un certain nombre de travaux que je savais ne pouvoir terminer avant notre retour, mais rien ne put me faire oublier que le mois d’octobre allait arriver très vite et qu’il m’appartiendrait de prendre cette décision.

    Écoutant les informations sur le vieux poste de radio que nous avions donné à notre grand-mère et lisant l’Humanité auquel nous l’avions abonnée, nous étions au courant d’une actualité devenue préoccupante. À la fin du mois de septembre, nos parents vinrent passer quelques jours avant notre retour sur Paris. L’inquiétude se lisait sur tous les visages et chacun essayait d’éviter d’aborder la situation car nous imaginions bien que les événements se précipitaient à nos frontières. C’est sur celui de ma grand-mère Angèle que je lus le plus d’inquiétude, constatant qu’il était le plus marqué. Pour nous changer l’esprit, nous décidâmes de descendre à Fermaincourt, du côté de Dreux, voir toute la famille.   

    C’est alors que survint la signature des accords de Munich des 29 et 30 septembre 1938, ceux que l’on a appelés « Les accords de la honte » signés par Edouard Daladier et Neville Chamberlain pour la France et l’Angleterre avec les dictateurs Hitler et Mussolini. Ils autorisaient l’Allemagne à annexer le territoire tchèque des Sudètes que les troupes allemandes occupèrent sans attendre avant, quelques mois plus tard, d’envahir l’ensemble de la Tchécoslovaquie. Se faisant passer à son retour de Munich pour le sauveur de la paix, Daladier venait d’ouvrir la porte à l’expansionnisme dévorant de l’Allemagne nazie, mais il était déjà trop tard, surtout après avoir laissé celle-ci réoccuper la zone rhénane, potentiel essentiel et principale pour son réarmement, que le traité de Versailles avait été censé éviter.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1, 21 euros

    (1) Député du XIème arrondissement.

     


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  • L'hommage à Marc Herrand, un ouvrage sort...Serge ELHAIK qui l'avait interviewé pour l'émission de France-Musique Etonnez-moi Benoît en juin 2014 (1), s'est souvenu de sa rencontre avec Marc HERRAND et il vient de lui consacrer quelques pages dans un ouvrage évoquant les portraits d'un peu plus de deux-cents arrangeurs qui auront contribué à travailler pour la Chanson française, ouvrage qu'il vient de publier chez TEXTUEL et proposé à 55 €.

    Il est bien entendu question des relations qu'ont entretenu les COMPAGNONS DE LA CHANSON avec Marc HERRAND sur lesquelles le célèbre musicien (à gauche sur la photo ci-dessus) était déjà revenu dans un interview réalisé par l'amateur et ami suisse Roger ZBINDEN (à voir ci-dessous)

    L'hommage à Marc Herrand, un ouvrage sort...

     

    (1) Un interview à réentendre en cliquant sur le lien puis, ensuite, dans le corps de l'article.


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    Gratte-couilles ou l'image d'un serre-pattes dépassé !

    L'envie de revenir sur ce qu'il avait vécu en Algérie en 1961 durant son service militaire aura été pour l'appelé du contingent qu'était BERMUDEZ une sorte de libération. Les quelques lignes qui suivent, rédigées sur un ton pour le moins moqueur de ce qu'il aura vu et subi au camp de Boghari aux côtés de ceux qui étaient chargés de l'encadrer en donnent un aperçu. Notamment celles consacrées à un jeune lieutenant dont il ne semble pas avoir conservé un excellent souvenir...

    Extraits : Le petit dernier de la liste des deux barrettes était d'origine française et devait avoir à l'époque vingt-sept, vingt-huit ans. Même s’il était logé et toujours fourré au P.C., je ne me souviens plus quelles étaient ses activités. En le connaissant un peu, la première observation qu’on aurait pu faire à son propos, c’est qu’il avait davantage dû mériter ses deux sardines en faisant une école de guerre, plutôt qu’en montant à l’assaut avec une grenade dégoupillée à la main et un couteau de commando entre les dents. Car, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’avait, ni le physique, ni le tempérament d’un Rambo. De taille moyenne et assez fluet, il avait hérité d’un visage aussi peu viril que celui d’un garçon coiffeur pour dames. Bien qu’il n’en faisait pas du tout partie… on l’aurait plus vu dans une revue de chez Zaza, plutôt qu’à parader aux Champs Elysées au pas cadencé.

    Il passait aussi tellement inaperçu, qu’un jour, en rentrant dans le bureau, il vint me voir pour me faire remarquer que je n’avais pas crié fixe ! Comme ce doit être impérativement le cas lors de l’arrivée d’un officier. A ma décharge, ce n’était nullement de la mauvaise volonté de ma part, d’autant plus qu’il ne m’était pas du tout antipathique, mais simplement parce que je ne m’étais pas rendu compte de sa présence. En réalité, il était si timide et tellement bourré de complexes qu’il ne parvenait pas à attirer l’attention sur lui. Je me souviens qu’il avait été surnommé "gratte couilles" car il avait un tic nerveux qui lui faisait fréquemment descendre sa main jusqu’au niveau du sexe et la remonter, coté pouce, en la frottant contre son pantalon jusqu’à la ceinture. Est-ce que le cas pourrait relever de la psychanalyse ? Pépé Freud, il faudrait que tu viennes à mon secours, je nage ! Sans vouloir être caustique sur les raisons qui l’avaient amené à s’engager dans l’armée, je pense qu’en cherchant du boulot dans le journal, il avait un jour repéré une petite annonce du genre : La maison de toutou recherche un shampouineur pour caniches. Manque de bol, par méprise, il avait répondu juste à celle d’en dessous : « Engagez-vous, rengagez-vous, etc... » Enfin moi je dis ça comme ça. Ce n’est qu’une simple suggestion qui, après tout, ne vaut que ce qu’elle vaut et n’oblige personne à me croire. N’empêche que plus de quarante ans après, il doit se palper, si ça se trouve, une retraite de général. Alors que moi, qui suis en train de me payer sa fiole en ce moment, je suis obligé de me contenter du minimum vieillesse... Si c’était la réalité, j’aurais bonne mine ! Pourtant en définitive, c’est tout le mal que je lui souhaiterait car il la mériterait certainement beaucoup plus que certains officiers supérieurs qui la touchent, sans le moindre scrupule, tout en ayant de la torture et du sang sur les mains.

    SEJOUR DE REVE A BOGHARI, Jacques BERMUDEZ, ISBN n° 978-2-952411-7-43 - 15 €


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  • Appelé en Algérie, il a été témoin de la torture pratiquée !C'est un témoignage rédigé avec ses mots à lui que l'appelé et seconde classe BERMUDEZ a voulu marquant et qui a été publié sous notre tout premier label voici déjà quelques années (2007). Celui d'actes qui ne grandissent pas l'espèce humaine et auxquels l'auteur a assisté impuissant à Boghari dans un camp de prisonniers FLN durant la guerre d'Algérie. Un camp où la torture était de mise et qui aura marqué cet appelé du contingent. Définitivement.

    (Extraits) : Après quatre mois de classes au 126ème Régiment d'Infanterie de Brive, passés à apprendre à tuer mes semblables, j'ai ensuite reçu ma feuille de route pour être incorporé en qualité de garde chiourme dans un camp de prisonniers situé à environ cent cinquante kilomètres au sud d'Alger. Le 7 mars 1961, comme prévu, j'ai donc embarqué à Marseille avec quelques-uns de mes camarades de Brive, accompagnés de quelque deux mille autres appelés du contingent, sur l'une des bétaillères affrétées à cet effet, un cargo : le Kairouan. C'est en me remémorant ce grand moment de désarroi que je me dis que notre peau n'avait, à l'époque, pas plus d'importance pour nos politiques que celle d'un grognard lors des carnages napoléoniens.

    SEJOUR DE REVE A BOGHARI, Jacques BERMUDEZ, ISBN n° 978-2-952411-7-43, 15 euros


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  • L'ouvrage d'humeur de Shunet est reporté...Nous y avions consacré un certain nombre d'articles, évoquant un ouvrage et surtout une démarche qui, en février dernier, ne nous avait pas laissé indifférents et à laquelle nous avons consacré beaucoup de notre temps. Parce que nous l'avions jugé sérieuse. Mais, il semble que l'auteure ne soit pas encore prête à publier son ouvrage et nous avons donc préféré mettre un terme à l'opération de pré-vente qui avait été mise en place au printemps dernier. Les chèques qui nous avaient été adressés et accompagnant les réservations ont donc été retournés à leurs destinataires dans le courant de la semaine dernière. Nous sommes sûrs que l'auteure s'entendra avec LETCHI.COM pour rembourser les donateurs qui avaient participé à la cagnotte.

    Croyez bien que nous sommes désolés de ce qui arrive !


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  • A 95 ans, Jean Rodon se souvient de tout !Dans les années trente, avant la guerre et ses débuts dans la vie active, Jean RODON (ci-contre) demeurait encore rue du Beau Site chez ses parents, au Blanc-Mesnil, une agglomération en plein bouleversement démographique où ils avaient acquis un modeste lopin de terre pour y bâtir leur propre maison. Il y a tout connu, l'ambiance d'un Front Populaire porteur d'espérance chez les moins nantis, ses premiers émois d'adolescent amoureux et une existence enthousiasmante aux côtés de parents qui lui avaient appris à repousser les limites de l'inacceptable. Ils lui apprendront à ne jamais renoncer, encore moins en 1943, lorsque requis par le Gouvernement de collaboration du vieux Maréchal PETAIN et de l'affairiste politique Pierre LAVAL, il devra répondre à l'obligation de rejoindre l'un des ateliers nazis de l'entreprise A.E.G d'Hennigsdorf dans le cadre du S.T.O.

    D'une existence qui l'avait contraint à laisser derrière lui la petite ouvrière dont il s'était épris, il n'aura gardé de cette expérience traumatisante que les bons côtés, ceux d'une résistance qu'il était par exemple capable d'opposer aux épreuves pour survivre, malgré des conditions de vie que les nazis se plaisaient à durcir pour éprouver un peu plus cette main d'oeuvre bon marché qu'ils s'étaient procurée. Pour le jeune Jean, encore adolescent en 1938, fils d'élus communistes et neveu d'un député arrêté dès la signature du pacte germano-soviétique, il n'était pas question de dire autour de lui qui étaient les siens. Encore moins dans le petit atelier parisien de mécanique générale où un collabo l'avait recruté en qualité d'apprenti. Extraites de mémoires destinées aux siens (enfants et petits-enfants), ce sont ces heures évoquant son départ pour l'Allemagne nazie que nous avons souhaité publier. Un document fort !

    L'ouvrage devrait sortir pour les fêtes de fin d'année.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, 21 € 


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    Marcel Larocque et les milliards du train de Neuvic...Dans un ouvrage autoédité en 1997 surtout conçu pour les siens et des proches qui n'a malheureusement pas été diffusé, Marcel LAROCQUE (ci-contre), responsable d'un corps franc durant la guerre : le Bataillon Marc, et décédé en 2012, évoque l'affaire des milliards du train de Neuvic. Son ami Robert SUDEY qui a procédé en août 2013 à la réédition de ses propres souvenirs de maquisard s'étonne que LAROCQUE n'ait pas été entendu par les nombreux auteurs d'une affaire qui, depuis un peu plus d'une quinzaine d'années, a beaucoup fait parler d'elle. C'est ce qui l'a incité à profiter de cette réédition de Ma guerre à moi pour y joindre les observations de son ami LAROCQUE. Elles succèdent à quelques lignes consacrées aux milices patriotiques, à leur rôle et, naturellement, à la récupération des fameux milliards. Un chapitre toujours intéressant.

    "L'affaire dite des Milliards du Maquis, écrit l'ancien responsable FTP, a suscité de nombreux écrits et témoignages sur lesquels je ne reviendrai pas. Des comptes rendus, écrits et chiffré, ont été publiés. Toute la presse régionale et nationale, s'en est faite l'écho, et même le Gouvernement, interpellé sur cette affaire en 1945, a fait procéder à une enquête administrative dont le résultat n'a pas, semble-t-il, fait toute la lumière. Il est donc bien naturel que ce qu'on a appelé le plus grand hold-up du siècle passionne encore tous les esprits..."

    Marcel LAROCQUE, comme il en témoignait dans un reportage réalisé avant qu'il disparaisse et consacré à l'argent de la Résistance (extrait ci-dessus) rappelle dans son rapport quel a été le déroulement des faits et la mission de récupération qui a été la sienne et que lui avait confié le Préfet ROUX après ce hold-up du 26 juillet 1944. Dans les souvenirs de SUDEY : Ma guerre à moi... résistant et maquisard en Dordogne, enrichis de faits nouveaux, ce rapport qui intéressera nombre de ceux qui se sont passionnés pour ce dossier, sera proposé en annexe.

    Ma guerre à moi... résistant et maquisard en Dordogne, Robert SUDEY, 20 euros.

    ISBN n° 978-2-918296-23-2  


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  • Le coup de coeur de Bernard, l'ancien troisième ligne bayonnais...EXTRAITS : Je suppose que vous êtes Bernard et que vous devez aimer les bonnes choses… Elle avait raison notre maîtresse de maison, j’appréciais les bonnes choses. Décidément, elle avait l’œil. Celui aussi de ces séductrices qui savent parfaitement émouvoir un auditoire. Et je dois avouer qu’elle m’avait ému, surtout avec les arguments dont elle disposait, se rendant compte que cela ne m’avait pas laissé indifférent. Comment d’ailleurs aurais-je pu l’être ? Depuis son apparition l’atmosphère s’était consi-dérablement réchauffée car, avec son paréo qui laissait apercevoir des seins rebelles, peu disposés à rester dans leur nid douillet à l’abri des regards, la température était montée d’un cran.
    — Effectivement, répondis-je, me sentant pris une fois de plus en faute. Très heureux de vous connaître Julia. Mario m’a dit que vous habitiez Paris voici quelques années ? C’est vrai ?
    — Oui, reprit-elle avec son très joli sourire. Et comme mon beau-frère a dû vous le dire, mon père est Français, tout comme vous, et ma mère Brésilienne. Ils vivent d’ailleurs toujours là-bas. Voilà, c’est confirmé et vous savez désormais tout de moi !
    Tout, tout, peut-être pas, pensai-je. Décidément, cette splendide femelle était impayable, et cette façon de gentiment remettre à leur place ceux qui, comme moi, avaient un regard circulaire un peu trop prononcé, me donna le sentiment qu’elle n’était pas aussi innocente que je l’avais tout d’abord cru. Mais cette poupée était magnifique et je ne me serais pas fait prier pour partir en excursion avec elle sans appeler au secours autour de moi, seulement…
    Seulement, notre début de conversation avait dû commencer à indisposer singulièrement la compagnie de certains de mes hôtes. Cuelo, le maître de céans, l’interrompit soudain et prit la parole. Bien que ses yeux soient devenus mauvais, il entreprit de jouer les grands seigneurs et de faire comme s’il ne s’était pas aperçu du trouble que son épouse avait suscité en moi.

    NEIGE EN AMAZONIE, Frédéric RUHER, ISBN n° 978-2-918296-27-0 - 12 €


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  • Il ne fallait pas que les nazis sachent...Jean RODON dont nous évoquions le profil dans un dernier article, s'est demandé ce qu'il allait pouvoir faire en février 1943 pour échapper à cette obligation de partir pour l'Allemagne dans le cadre du S.T.O. Il venait juste de rencontrer une petite ouvrière et, fils d'élus communistes, le neveu du député Henri LOZERAY s'était dit qu'il valait mieux qu'ils ignorent qui il était exactement. Et puis s'il n'avait pas répondu à l'ordre qui lui avait été donné de rejoindre les ateliers d'Hennigsdorf, au risque de perdre celle qu'il aimait, n'auraient-ils pas cherché à inquiéter les siens ? D'autant qu'en ce mois de février 1943, les armées du Maréchal PAULUS venaient de prendre leur première déculottée à Stalingrad et qu'hyper-fanatisés par le propagandiste Joseph GOEBBELS, les nazis s'étaient promis de livrer une guerre totale !

    Un document fort extrait d'un journal que nous projetons de publier en fin d'année et que vous pouvez d'ores et déjà réserver.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1


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  • Adolescent en 1943, il parle de son embrigadement au S.T.O

    Dans des mémoires rédigées dernièrement pour les siens, Jean RODON est revenu sur son départ pour le S.T.O (Service du Travail Obligatoire). C'était en février 1943 et déjà âgé de vingt ans (ci-dessus), il faisait partie des premiers jeunes requis par les autorités hitlériennes et le Gouvernement de Vichy. Dans un ouvrage que nous lui avons proposé de publier, il raconte comment il avait été confronté à cet odieux chantage des nazis et comment il avait réagi, cachant à l'occupant que ses parents étaient Communistes et quels étaient ses idéaux ? Surtout à un moment où il vivait ses premières amours et où il venait d'accepter de travailler comme apprenti dans un atelier de mécanique générale de la rue du Temple, dans le 3è arrondissement parisien, pour le compte d'un patron collaborant ouvertement avec les nazis dont il se méfiait des réactions ?

    Tirée d'un journal assez précis, cette confession brosse un tableau parfois édifiant d'une société en complète décomposition qui, après la rafle du Vel d'Hiv de l'été 1942, se demandait ce qui l'attendait encore. Un ouvrage fort que nous ne pouvions que publier et qui devrait pouvoir l'être d'ici la mi-décembre.


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