•  REMISE A JOUR HIVER 2019 

    Dans notre catalogue s'ajoutent, bien entendu à ces quelques ouvrages dont vous allez pouvoir découvrir la couverture, tous les autres continuant à s'écouler et tous ceux publiés à compte d'auteur que leurs auteurs ont choisi de commercialiser et qui nous ont valu d'intervenir sous une forme ou une autre (suivi de souscription, saisie et mise en page des éléments voire création de site de promotion) et auxquels nous avons consacré un ou plusieurs articles lors de leur publication. Au total, pas loin d'une quarantaine d'ouvrages. En voici la liste complète qui figure désormais dans l'espace de gauche de notre site en cliquant sur les différents liens. 

    Soit, au total, plus de soixante-dix ouvrages depuis 2006 et la création du label DECAL'AGE PRODUCTIONS éditions car certains ont été conçus pour un usage privé et souvent familial.

     

     1ere couv en 75 dpi Couvert finale ouvrage

      1ere Couv Guy Bourguignon Catalogue visuel de Decal'Age Productions (extraits)...   Catalogue visuel de Decal'Age Productions (extraits)...9782918296317jpg    0782918296324couverture     Catalogue visuel de Decal'Age Productions (extraits)...  Catalogue visuel de Decal'Age Productions (extraits)...Catalogue visuel de Decal'Age Productions (extraits)...Catalogue visuel de Decal'Age Productions (extraits)...


     

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  • Un deuxième site exploité par DECAL'AGE PRODUCTIONS EDITIONS a été créé en 2017 : CERTITUDES, où nous nous efforçons de développer, un peu plus régulièrement depuis l'été dernier, des tribunes et des échanges en lien avec des publications qui ont vu le jour sous notre label (témoignages historiques, faits divers, récits, polars...). Nous y évoquerons aussi des réussites diverses dans de multiples domaines et dues à des personnalités émérites aux réalisations marquantes. Avec, souvent des extraits vidéo et des reportages qui interpellent aidant à mieux comprendre ! Vous y retrouverez déjà en ce début d'année une bonne quarantaine d'articles évoquant ces profils et des faits, pas seulement historiques, ayant défrayé l'actualité au cours des années ou des décades passées.

    Vous pouvez, bien entendu, vous abonner à la newsletter de ce nouveau site afin d'être sûrs de ne pas manquer un seul des articles diffusés en vous rendant dans l'espace consacré situé à la gauche de la page d'accueil de ce site. Ce sera le plus sûr moyen de soutenir nos efforts.


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  • Roland Giraud, l'un des fans des Compagnons de la Chanson...

    Le 30 décembre 1969, l'un des fondateurs des COMPAGNONS DE LA CHANSON, Guy BOURGUIGNON décédait. Un homme auquel j'avais consacré un portrait publié fin 2013, préfacé par le comédien Roland GIRAUD qui m'avait apporté pas mal de précisions.

    Un extrait vidéo (ci-dessous) nous permet de revoir avec beaucoup de plaisir et d'émotion aussi une émission du début des années 2000, animée par Isabelle GIORDANO à laquelle participaient sur FR3 avec son père Géraldine GIRAUD, la fille du comédien Roland GIRAUD décédée dans des circonstances tragiques, Jacques BOURGUIGNON l'un des fils du COMPAGNON DE LA CHANSON Guy BOURGUIGNON et Stéphane CALVET, le fils de Jean-Pierre auquel nous avons consacré un ouvrage publié en 2016. 

    Lorsqu'il m'a fallu finaliser le portrait consacré à l'automne 2013 à Guy BOURGUIGNON, toujours très discret sur son enfance, Roland GIRAUD s'est d'ailleurs très vite imposé à moi. Au même titre que son ami Jacques BOURGUIGNON complétant des données que j'avais pu recueillir auprès de Jean-Michel, le second des fils de Guy qui demeure à proximité de chez moi. Parce que le comédien venait de publier quelques mois plus tôt un ouvrage où il reconnaissait beaucoup devoir à Guy BOURGUIGNON, le père d'un Jacques qui reste l'un de ses amis d'enfance, Jacques, depuis, nous a quittés et le comédien fréquentait le même lycée que lui à Périgueux d'où ce lien qui nouait les deux hommes. Je savais déjà pour avoir assisté à plusieurs émissions qui l'avaient vu défendre ses goûts, dont un Vivement Dimanche chez DRUCKER, qu'il avait été, plus jeune, membre d'un groupe* dont j'avais fait également la connaissance. Aussi, après avoir gentiment participé à la collecte d'anecdotes sur ce qu'avait été sa rencontre avec Guy BOURGUIGNON, ne s'est-il pas fait prié pour, ensuite, à ma demande, accepter, de préfacer mon ouvrage. Et cet échange avec le comédien restera pour moi un moment rare d'échange. Merci Roland GIRAUD !

    Louis PETRIAC

    * Les BALADINS à Périgueux

     Guy BOURGUIGNON, le Compagnon de la Chanson périgourdin, DECAL'AGE PRODUCTIONS éditions,   19 €, ISBN n° 978-2-918296-24-9


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  • Autour de l'ouvrage de Jean Rodon, un devoir de mémoire !En nous ouvrant à d'autres domaines que la seule Chanson française et que nous avions envie de découvrir, nous nous étions aussi fixés un objectif, celui de parvenir à élargir sensiblement le nombre de nos lecteurs et de ceux qui nous avaient fait confiance voici déjà dix ans. Des lecteurs qui avaient boudé quelque peu notre tout dernière initiative consacrée pourtant à deux musiciens et créateurs hors pair dont il nous avait semblé utile de parler dans un ouvrage de surcroît préfacé par Fred MELLA. Car c'est en effet en 2007 que nous avions lancé notre premier grand ouvrage avec cet hommage aux COMPAGNONS DE LA CHANSON séduits par une croisade d'admirateurs nostalgiques sur lesquels nous nous étions appuyés. Avant très vite, en 2009 déjà, de nous intéresser au parcours d'un maquisard. 

    Les maquisards et la Résistance, il n'en fallait pas davantage pour emboîter le pas au nazisme et à un domaine qui passionne toujours, vieux comme jeunes. D'où cet ouvrage à forte connotation émotive choisi à l'hiver 2016 et évoquant l'un des personnages les plus énigmatiques de notre histoire. Car, avec ce meurtre prémédité commis dans un bunker assiégé à Berlin, Magda GOEBBELS reste un personnage qui interpelle toujours. Le dernier film diffusé fin 2017 sur France 2 le démontre amplement et il nous a depuis incités à publier le témoignage d'un survivant de cette époque puisque le récit de Jean RODON (ci-dessus) que nous proposons en ce moment revient également sur ces années de guerre qui lui auront fait perdre beaucoup.

    Magda Goebbels et l'audience...Il n'en fallait pas davantage pour que l'audience de DECAL'AGE PRODUCTIONS éditions gagne un peu plus de hauteur encore et d'une centaine de visites quotidiennes enregistrées sur notre site qu'elle se hisse un peu plus fréquemment au-delà des 200 visites quotidiennes. Depuis la création de notre site en 2006, ce sont même les meilleures courbes d'audience enregistrées, courbes dont nous ne nous plaindrons pas alors que fin 2016, nous étions sur le point de cesser notre activité, démoralisés ! Merci donc à tous ceux qui nous font confiance comme le montre ce commentaire publié sur le site du média MARIANNE qui nous avait redonnés du coeur au ventre à l'hiver 2017 :

    "Effectivement, il me paraît clair, après avoir lu votre dossier de presse media, que votre vision de Magda Goebbels paraît bien différente et notablement plus précise (grâce aux nombreuses sources et investigations sérieuses), que celle d’Antoine Vitkine (1) qui, comme à son habitude, semble rester dans le subjectif orienté et bien-pensant comme j’ai pu le constater dans ses deux précédents ouvrage sur Kadhafi et Bachar el-Assad. Si l’on cherche à découvrir une vision nettement plus proche de la froide horreur du personnage, je ne saurais que conseiller votre ouvrage, plutôt que le sien."

    (1) Le réalisateur du film diffusé sur France 2

     


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  • HISTOIRES D'AVANT publié à l'automne 2012 a été préfacé par Jacques GROSSARD, Président de l'Association Mémoire vivante de La Plaine. Pour encourager un témoignage immatériel qui lui a rappelé combien l'existence avait été dure pour des hommes soucieux de ne jamais renoncer et combien il était important de parlHist d'avant couvertureer de ce qui disparaît un jour comme avait disparu le quartier de mon enfance. Avant de m'atteler à l'écriture de cet hommage, sans encore savoir que l'écriture médicament existait, j'avais consacré voici une vingtaine d'années un premier ouvrage à l'enfermement : Voyage au pays de la déraison, une expérience que j'aurais presque pu couvrir comme n'importe quel chroniqueur serait en mesure de le faire. Il suffit de si peu de choses pour qu'un univers bascule du jour au lendemain et que l'on se retrouve face à un univers comme celui de l'enfermement et de la déraison. Longtemps après, avec Histoires d'Avant, j'ai voulu aborder, sur fond d'hommage rendu à des êtres croisés durant une enfance difficile, le thème de la résilience révélé par l'éthologue Boris CYRULNIK. Une démarche de libération et de restauration de liens importants qui m'est soudain apparue nécessaire après avoir redécouvert l'importance d'un lien familial dont j'avais longtemps été privé.  

    Dans ce nouvel ouvrage conçu en une seule fin d'hiver, il m'était apparu indispensable d'évoquer ce qu'avait été une enfance que je qualifie d'enfance manquée. Une période vécue au contact d'êtres et de parents souvent maladroits qui ne savaient pas afficher leurs sentiments ni en parler. Chacun le sait, il existe des blessures que l'on a beaucoup de mal à oublier. Pour n'avoir pas su répondre à l'attente de leurs enfants, en les blessant même parfois involontairement, ces parents sont quelquefois la cause de ruptures affectives. Heureusement, rien n'est irrémédiable et en me rapprochant d'une soeur que j'avais perdu de vue depuis des années, ma mémoire s'est soudain mise à galoper. J'avais à la lumière de certaines révélations à revenir sur ce qui restait finalement de cette enfance manquée et, par la même occasion, à revenir sur ceux auxquels je n'avais pas su témoigner une quelconque pensée pendant si longtemps et depuis qu'ils avaient disparu. La totale transformation et l'aménagement d'un quartier où nous avions longtemps évolué côte à côte a sans aucun doute été l'élément déclencheur provoquant l'envie de tout relativiser. L'incompréhension avait-elle fini par générer des attitudes ? Et le pardon ne devait-il pas en générer d'autres, plus louables ! J'ai soudain eu la conviction qu'il fallait rendre à des gens méritants une part de ce qu'ils m'avaient laissé et que je n'avais pas su apprécier à sa juste valeur. D'autant que c'était une très belle et merveilleuse leçon de vie donnée paradoxalement par des êtres, souvent incompris, que la modestie de leur condition de travailleurs bafoués n'empêchait cependant pas de progresser par l'esprit ! Le malheur n'est pas forcément une fatalité, il faut parfois juste accepter de remettre les choses à leur véritable place.

    Louis PETRIAC

    HISTOIRES D'AVANT, ISBN n° 978-2-918296-11-9, 17,80 €

     


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  • Le STO chez les nazis... Jean Rodon en parle

    Le STO chez les nazis... Jean Rodon en parle

    Le STO chez les nazis... Jean Rodon en parleAu-delà de ses années de fin d'adolescence, de l'occupation nazie à Paris de juin 1940 et de la fin malheureuse de sa rencontre avec Sophie, son amour de jeunesse, Jean RODON évoque dans l'ouvrage qui paraît actuellement chez nous ce qu'aura été, pour lui, un STO de triste mémoire que beaucoup prennent aujourd'hui encore pour une acceptation de collaboration avec les nazis ! Alors que pour tous les requis, cette contribution n'aura été qu'une fâcheuse conséquence, celle d'avoir eu vingt ans en 1943 et d'avoir été contraint d'obéir ! D'ailleurs, en termes de collaboration, en admettant que cela ait pu en être une, celle-ci ne sera guère favorable à tous ces jeunes gens au point que certains n'en reviendront pas ! 72 heures de travail hebdomadaire en effet avec un hébergement dans des baraques en planches construites à la va-vite et à l'économie (photos ci-dessus) où régnait une saleté repoussante due à des conditions de vie déplorables par temps de grand froid et où les punaises se nichaient entre les lambris, attendant la nuit pour se manifester et se jeter sur cette chair encore fraîche qui avait investi les paillasses des châlits où il leur arrivait de pulluler. Dans un reportage que RMC DECOUVERTE vient de diffuser, on met aussi l'accent sur les mauvais traitements administrés à ceux auxquels il était parfois reproché d'avoir manqué à des obligations ou qui éraient arrivés en retard à leur atelier. Si Jean RODON a pour ce qui le concerne échappé à la schlag dont il est question dans ce reportage, il a dû néanmoins subir l'acharnement d'un chef de baraque, un Sudète acquis à la cause nazie qui, un jour, l'a laissé dans une mare de sang après lui avoir fait subir un "passage à tabac" sur lequel il revient dans son ouvrage et qu'il n'oubliera jamais. Parce qu'il avait osé s'opposer à un vol !

    Le STO chez les nazis... Jean Rodon en parleCertains de ces requis, convaincus de s'être livrés à des actes de sabotage seront même déportés dans des camps de concentration où, là, il ne sera plus question d'avoir droit à une quelconque indemnité pécuniaire, si faible soit-elle. Allaient-ils revoir un jour les leurs sans y laisser leur peau, allant même jusqu'à se mutiler pour échapper à ce qu'ils subissaient ? Ce sera le cas de François CAVANNA qui a consacré un ouvrage à cette éprouvante "fausse collaboration". Il publiera en 1979, Les Russkofs, où il parle de cette mutilation qui lui fera perdre l'un de ses doigts (photo ci-contre). Un autre requis l'avouera, dès le passage du Rhin, ils avaient perdu leur identité et étaient devenus des numéros, comme tous les autres déportés, juifs ou opposants, détenus à Auschwitz ou Buchenwald ou dans d'autres lieux de sinistre mémoire. Tatoués sur leur bras, il leur fallait même apprendre à décliner ces numéros d'identification en allemand !

    Totalement abandonnés par leur pays, n'étant pas des prisonniers de guerre, ils n'auront de ce fait pas droit aux colis de la Croix Rouge ! Et le pire, c'est qu'à leur retour en France en mai et juin 1945, ils ne seront même pas accueillis comme les autres déportés, subissant des interrogatoires très serrés et étant considérés comme des suspects. Pendant des années, ces requis, se tairont, convaincus d'avoir des choses à dire que les gens ne voulaient pas entendre, confondant leur périple forcé avec un volontariat. Certes, conclura l'un d'eux, nous n'étions pas des martyrs, nous n'étions pas des héros, mais nous avions tout de même subi des choses pas très normales !

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE... Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1


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  • L'article de l'Echo Dordogne sur l'ouvrage de Jean RodonNouvel article de l'Echo de la Dordogne que nous remercions, couvrant cette fois-ci l'ouvrage de Jean RODON que nous proposons actuellement (photo ci-contre). Un ouvrage auquel nous avons déjà consacré plusieurs articles ici même et un dossier de presse.

    Vous pouvez vous procurer ce Journal d'un adolescent, soit chez votre libraire, soit en nous le commandant directement, et en cliquant sur ce lien.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE..., Jean RODON, 21 €,                    ISBN n° 978-2-918296-46-1

    L'article de l'Echo Dordogne sur l'ouvrage de Jean Rodon


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  • Nos remerciements à l'ECHO DE LA DORDOGNE et à cet excellent article de Philippe JOLIVET qui suit et qui évoque parfaitement ce qui nous a conduit à publier ce portrait qui n'a rien à voir avec les allégations du fils de l'ancien nazi, Hans-Otto MEISSNER publiées en 1961.

    L'Echo de la Dordogne revient sur Magda Goebbels et n/ouvrage


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  • Autour de l'ouvrage de Jean Rodon, un devoir de mémoire !

    Autour de l'ouvrage de Jean Rodon, un devoir de mémoire !Pourquoi avons-nous proposé à Jean RODON de publier une partie des mémoires qu'il nous avait demandés de mettre en page et destinées au départ à sa famille ? Parce qu'il abordait dans celles-ci des points utiles au devoir de mémoire et qu'à propos du STO on a souvent eu tendance à confondre le lot de ceux requis par les autorités pétainistes avec ceux qui avaient choisi de partir volontairement travailler en Allemagne et donc d'aider consciemment la machine de guerre nazie. Certains de ces volontaires reconnaîtront plus tard s'être faits bernés par une propagande nazie savamment agencée.

    En février 1943, à la Gare de l'Est, le Périgourdin Jean RODON a fait partie des premiers jeunes gens qui ont subi cet embrigadement forcé et qui ont été contraints de partir travailler pour très peu de rémunération dans des usines allemandes, sans pouvoir toujours s'y soustraire. Il faut reconnaître qu'il existait au début de l'année 1943 très peu de maquis constitués de réfractaires au STO et que son appartenance à une famille d'élus communistes de la banlieue parisienne compliquait singulièrement la chose. Son oncle, le député Henri LOZERAY, ne venait-il pas, déjà, d'être emprisonné au pénitencier algérois de Maison-Carrée ? Ayant appris quel traitement la Milice réservait aux réfractaires, sans doute Jean s'était-il dit qu'il valait mieux éviter d'attirer l'attention des Pétainistes et des nazis ! Au risque, certes, d'y perdre le lien qu'il avait avec celle qui lui avait redonné l'envie de résister au tourbillon nazi qui menaçait de tous les engloutir au début d'un conflit pour le moins meurtrier. Alors qu'au mois de février 1943, les deux jeunes gens, faisant fi tous les deux de leur condition précaire d'apprentis, projetaient de se fiancer avant, probablement de se marier ! Un service du travail obligatoire qu'il regrettera très vite, notamment après s'être fait rossé par un chef de baraquement, un Sudète qui, le prenant à partie, lui administrera en nazi convaincu de l'utilité de la méthode forte, une correction injustifiée dont il parle dans son ouvrage. Tout autant qu'il parle de tous les autres, requis et volontaires qui ne s'entendaient pas toujours dans des baraques de fortune où ils devaient partager l'univers de punaises qui couraient sur eux la nuit et dont les piqûres urticantes les rendaient parfois fous !

    Un témoignage fort de  l'un des derniers à avoir vécu l'occupation nazie parisienne du début de guerre en juin 1940 suivant une débâcle mémorable ! Les premiers exemplaires de cet ouvrage sont disponibles.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1


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  • L'impartialité des Meissner face à l'histoire

    L'impartialité des Meissner face à l'histoireOtto MEISSNER (à la droite du dictateur ci-dessus) avait occupé de très hautes fonctions auprès d'Adolf HITLER à la Chancellerie du Troisième Reich, devenant même ministre d'Etat en 1937. Ce qui lui vaudra d'être arrêté par les Alliés et de comparaître à Nuremberg entre 1947 et 1949. Il est donc plus que probable qu'il ait livré à son fils Hans-Otto, le biographe, des éléments enjolivés et très favorables à l'égérie nazie Magda GOEBBELS quand il s'est agi de publier un ouvrage sur elle. Car la première biographie consacrée à cette "Compagne du diable" (ci-contre) par référence à Joseph GOEBBELS, si on y raconte quelle aura été la destinée de ce personnage dont nous avons fait une chienne, n'est, ni plus, ni moins, qu'un véritable conte de fées. Il suffit d'ailleurs de prendre connaissance de la quatrième de couverture pour avoir une idée de ce qui sera développé dans l'ouvrage et du ton respectueux affiché par Hans-Otto MEISSNER. Papa MEISSNER, en nazi convaincu, aurait été fier de son fils Hans-Otto s'il avait pu assister à la sortie de cette biographie tronquée en 1961. La lecture de ce document que nous avons eu beaucoup de mal à retrouver et publié chez France-Empire pour la version française nous conforte donc un peu plus encore dans l'opinion que nous avions à propos de ce qui s'est passé lors de la rédaction de cette biographie et de l'importance des apports de deux autres personnages de l'entourage de Magda GOEBBELS. Avec, aux côtés de ce biographe aux idées déformées, la présence d'une mère Auguste BEHREND qui n'avait pas su aimer la fille qu'elle avait mise au monde en décembre 1901 d'une liaison avec un tout jeune négociant juif encore démuni et l'amie, Ello QUANDT, la belle-soeur sous emprise de la chienne. C'est d'ailleurs la biographe Anja KLABUNDE qui, quarante ans plus tard, en fouillant un plus le passé de l'égérie nazie, évoquera l'importance de cette Ello QUANDT.

    Dans cette Compagne du diable, il n'est évidemment pas question du rôle qu'aura joué Victor ARLOSOROFF, le leader sioniste qui aurait plus que participé aux premières joutes sexuelles de l'intéressée, alors qu'elle était encore lycéenne au Lycée Kollmorgen de Berlin. Et, encore moins de son lien avec ce père dont les nazis ne voudront pas entendre parler, un certain Richard FRIEDLANDER qui mourra en déportation à Buchenwald, oublié par celle qu'il avait élevée. Nous l'avons maintes fois affirmé en nous basant sur un article paru dans le média Bild et sur une preuve mise en avant par le journaliste et écrivain Oliver HILMES, Magda GOEBBELS avait donc du sang juif en elle ! Soucieuse de trouver sa place dans la hiérarchie nazie dès 1930 et sa découverte du NSDAP, il ne pouvait être question pour l'ancienne épouse du magnat Günther QUANDT de se présenter sous les traits d'une femme qui était la fille d'un négociant juif. Trop de choses en dépendaient et notamment ses envies de faire d'Adolf HITLER, l'homme qui n'avait qu'une testicule, son prochain compagnon de jeux interdits !

    Nous en avions fait l'un des thèmes essentiels de notre ouvrage, évoquant également le profil psychologique de Magda GOEBBELS, l'adoratrice du Führer, narcissique à l'extrême, développait énormément de traits dont la psy Marie-France HIRIGOYEN parle dans un ouvrage consacré aux pervers narcissiques. Les six enfants qu'elle a tués dans le bunker de Berlin et qui faisaient partie des ses objets familiers étayent notre thèse. L'intéressée, égocentrique, froide, suffisante et manquant d'empathie qui s'était arrogée le titre de Frau Doktor Reichsministerin lorsqu'elle s'adressait à des tiers comme la journaliste Bella FROMM avait tout d'une perverse narcissique. Hélas, plus de soixante-dix ans après les faits, l'influence de la propagande nazie reste toujours aussi vivace et oser évoquer d'autres pistes que celles de ce conte de fées tenait d'un véritable pari.

    MAGDA, LA CHIENNE DU TROISIEME REICH, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-43-0

     


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  • Le neveu d'un député communiste emprisonné en octobre 1939 témoigne...Jean RODON n'a jamais oublié ces années-là, celles où il avait eu pour projet de devenir un jour artiste peintre et d'unir sa destinée à celle de la petite Sophie qu'il avait rencontrée dans le quartier de la rue du Temple quelques mois avant que son destin ne bascule ! Un endroit où il travaillait et où il entendait de plus en plus souvent les cris des femmes et d'enfants juifs brutalisés qu'on laissait se faire molester ! Des années où il fallait continuer à vivre, malgré la guerre, l'occupation nazie et malgré l'arrestation de ceux que l'on connaissait. Son oncle, le taquin Henri LOZERAY (ci-contre), député communiste du 11ème arr. qui ne perdait jamais une occasion de le faire enrager lorsque toute la Famille RODON lui rendait visite dans son appartement de la rue Saint-Maur, sera emprisonné en octobre 1939 par le gouvernement DALADIER. Juste après la signature d'un pacte germano-soviétique de non-agression liant STALINE et HITLER, pacte qui permettra aux nazis d'entrer en Pologne le mois précédent. Considérés alors comme traîtres à leur pays, LOZERAY et les siens, membres de l'Internationale Communiste seront aussitôt déchus de leur mandat et emprisonnés en février 1940. Comme des "droits communs" coupables d'homicide, et sans bénéficier des droits attachés à leur fonction de parlementaire.

    Jean était encore si jeune mais il s'en souvient. Comme il l'avoue dans des mémoires destinées aux siens d'où ont été tirées ces précisions sur l'impitoyable conflit vécu par beaucoup de Français entre 1939 et 1945, le fait qu'avec son propre père Emile, deux membres de la famille RODON se soient impliqués dans des activités au service de la population, avait développé chez Jean RODON une forme d'engagement personnel qu'il ne reniera jamais. En effet, parallèlement à un mandat de Conseiller Municipal au Blanc-Mesnil qui lui sera confié après guerre, il sera dès son retour d'Allemagne très vite délégué syndical au sein des multiples entreprises où il a exercé son difficile métier de tourneur.

    Avec une description de ces événements puis de son départ forcé pour le STO de Pierre LAVAL, Jean RODON revient dans son ouvrage sur toute une époque restée parfois méconnue de beaucoup. Peut-être aussi parce qu'une confusion a longtemps régné entre les Français volontaires partis travailler en Allemagne dès 1942 au titre de la relève et tous les jeunes gens âgés de vingt ans requis dès février 1943 par les autorités pétainistes pour les y rejoindre dans le cadre d'un Service du Travail Obligatoire (STO) sans qu'ils soient tous favorables à cet embrigadement.

    L'ouvrage de 250 pages est proposé à 21 euros avec un port limité à 5 euros.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1


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  • Jean Rodon, son récit sur le début de la guerre et ce départ au STO...

    Jean Rodon, son récit sur le début de la guerre et ce départ au STO...

    Le départ, son départ vers l'enfer nazi d'Hennigsdorf, c'est aussi pour Jean RODON l'instant de quitter celle qui venait de redonner un sens à sa vie et qu'il avait rencontrée près de l'atelier de mécanique générale où il travaillait rue du Temple. Un moment terrible qu'il aura du mal à surmonter, encore un peu plus à l'arrivée en Allemagne...

    (Extraits) : C'est en rangeant mes vêtement dans le placard que je voulus sortir le petit mot qu'avait glissé discrètement Sophie dans la poche de mon blouson, espérant y trouver un peu de réconfort, une présence, une douceur de la part de celle qui allait tant me manquer, en plein désarroi dans lequel nous nous étions trouvés en si peu de temps. Car aussi ridicule que cela puisse paraître, c'est volontairement que j'avais reculé cet instant pour y retrouver un instant de bonheur extrême à un moment où j'en aurais vraiment eu besoin. Devenu si rare à notre époque, cela faisait déjà partie d'une forme de philosophie personnelle touchant peut-être à l'épicurisme. N'ayant pas trouvé le papier, et doutant de ma mémoire, je me mis à chercher dans l'autre poche sans succès. Je fus obligé de me rendre à l'évidence et d'imaginer que, sans doute sous l'effet d'une intense émotion, le papier avait été introduit maladroitement dans ma poche, le soir à la sortie du métro Eglise de Pantin et qu'il avait glissé le long de mon blouson, s'envolant en tombant sur le sol sans que nous nous en soyons aperçus, enfermés dans notre souffrance. Elle avait dû inscrire sur ce papier qui nous avait trahis, tout ce dont nous aurions eu besoin pour continuer à communiquer et nous retrouver plus tard lorsque le cauchemar aurait pris fin. Mon désarroi se transforma en un immense désespoir et je compris alors que tout moyen de communiquer allait être impossible avec elle. Une terrible obsession m'étreignit également, celle de savoir comment elle réagirait face à mon inexplicable silence. Que penserait-elle de moi avec ses parents qu'elle avait mis récemment dans la confidence, et également avec ses collègues de travail pour lesquels nous étions déjà des fiancés? Une petite lueur venait de s'éteindre définitivement, ne laissant plus place qu'à l'irréalisable ou à l'inconcevable.

    L'ouvrage dont nous venons de recevoir les premiers exemplaires ces derniers jours sort en cette fin de mois de janvier. Il est proposé au prix de 21 €.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1


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