• ... Parallèlement au débaquement allié de Normandie, en Juin 1944, Robert SUDEY était aux premières loges de la lutte contre l'occupant et au moment de se souvenir de ce qu'auront été ces faits d'arme en Périgord, une pensée vient. Comme il aurait été heureux de continuer à convaincre autour de lui ceux qui avaient été sensibles à son message patriotique. Hélas ! trois mois après sa disparition, nous devrons nous faire à l'idée de ne plus revoir ce combattant si généreux ! IL restera de ce grand bonhomme cet ouvrage que nous avions pris grand plaisir à publier en 2013 et ce souvenir attaché en Juin 2016 à cette remise de décoration de cette Légion d'Honneur à laquelle il tenait tant ç Antonne-et-Trigonant.

    MA GUERRE A MOI... RESISTANT ET MAQUISARD EN PERIGORD, Robert SUDEY, ISBN 978-2-918296-23-2

    Nous aurons une pensée pour lui, le maquisard

     

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  • Sudey Toulon 01Surnommé "La Torpille" dans le maquis Robert SUDEY se souvient de ce qu'a été son 6 juin, loin des côtes de Normandie et d'Omaha beach où débarquaient des Alliés soucieux d'en découdre enfin avec la machine de guerre nazie. Dans son ouvrage : Ma guerre à moi... Résistant et maquisard en Dordogne, son histoire à lui publiée chez DECAL'AGE PRODUCTIONS Editions en 2009 et rééditée en 2013, il revient sur ces jours qui ont pesé lourd dans le processus de libération de notre territoire. C'est durant ces derniers jours que l'occupant a jeté ses dernières forces en Périgord en usant, parfois, d'une barbarie sans précédent. Après un printemps tragique que le massacre de Brantôme a ô combien illustré avant l'expédition punitive de Mussidan.

    EXTRAITS DE L'OUVRAGE

    La sous-Préfecture de Nontron qualifiée de "capitale du maquis" par Vichy sera libérée par la Résistance dès les premiers jours de Juin 1944. La région en ébullition, il est vrai que chacun s'attendait à une nouvelle étape dans le processus de reconquête de notre territoire. Cette étape dirigée par les unités Marc auxquels s’était joint l’Armée secrète de Boucharel conduira le 8 Juin à une reprise de la ville par les maquisards. Il deviendra donc vital pour les Allemands, surtout après le débarquement allié en Normandie, de pouvoir reprendre le contrôle de ce nid d’aigle dont ils avaient été chassés. Sans doute parce qu’un tel point stratégique était situé sur une route qui aurait permis à l’ensemble de leurs divisions de gagner plus sereinement l’Atlantique et que Nontron, c’était aussi le point de jonction obligé pour plusieurs d’entre elles. Celles venant du sud comme l’unité Waffen SS "Das Reich" que d’autres venant de Corrèze et de Brive. Elles laisseront à Oradour-sur-Glane, ville martyre, plus de six cents victimes et on leur en attribuera quelques autres aux Piles.  

    Aujourd’hui encore, les souvenirs restent présents. Ils nous vaudront, longtemps, d’évoquer ce que nous avons vécu au cours de ces deux journées décisives pour la Résistance en Périgord. C’était d’autant plus impressionnant que pour se frotter à de telles colonnes suréquipées et leurs blindés, il fallait vraiment y croire. Comment d’ailleurs aurait-on pu lutter équitablement face à de tels déploiements de forces en étant équipés comme nous l’étions avec, pour seules armes, une trentaine de cartouches en bandoulière ? Et je regrette que les historiens n’aient pas approfondi tout cela. Tant d’embellissements de la vérité ! Je ne devrai pas m’irriter de la sorte et rester convaincu que l’essentiel est d’en parler. Notre objectif était souvent, et surtout, de parvenir à ralentir la progression de telles unités en faisant sauter telle ou telle installation : ponts, poteaux télégraphiques, etc… Il nous arrivera même de prévoir de faire sauter des ponts qui, finalement, ne sauteront pas…

    Ma guerre à moi... Résistant et maquisard en Dordogne, Robert SUDEY - ISBN n° 978-2-918296-23-2

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  • Edith et Jean-L pour France Soir

    Le Compagnon préféré d'Edith PIAF : Jean-Louis JAUBERT décédé voici déjà six ans, allait avoir 93 ans et il avait été hospitalisé déjà quelques semaines auparavant. Avec ce décès, celui que l'on considérait à juste titre comme "le boss" des COMPAGNONS DE LA CHANSON laissait derrière lui beaucoup de ceux qui lui étaient restés fidèles mais dont il s'était éloigné peu à peu, miné par une arthrose invalidante qu'il refusait de soigner. Du moins, si l'on en croit son vieil ami chirurgien-dentiste Pierre HUTH également disparu peu après. Et puis, il y avait eu aussi, pourquoi le nier, des épreuves qui l'avaient particulièrement affecté, comme le décès de sa fille Sophie-Julia qu'il avait eu avec la comédienne Madeleine ROBINSON. Il avait cependant accepté, voici douze ans, de préfacer notre tout premier ouvrage sur le groupe. Et nous l'avions encore eu au téléphone en 2011, au moment où nous préparions avec les deux auteurs une biographie consacrée au groupe : Entre mythe et évidences. Une démarche qu'il avait particulièrement appréciée et qui nous avait valu d'être complimentés. Uni à une quantité de femmes, plus belles les unes que les autres, Jean-Louis avait longtemps été, derrière le regretté Guy BOURGUIGNON, considéré comme le second don Juan des COMPAGNONS, car ses multiples conquêtes féminines ne se comptaient plus. Qu'il s'agisse de sa bienfaitrice Edith PIAF, qui le remplacera par Marcel CERDAN en 1947, ou de la célèbre actrice Kim NOVAK (photo ci-dessous) qui avait tourné le célèbre Vertigo avec une autre des pointures d'Hollywood : James STEEWART, une bien jolie femme que les partenaires de Jean-Louis avait baptisé du surnom de "Madone des sleepings" parce que les deux jeunes gens se retrouvaient toujours dans un wagon-lit entre leurs tournées réciproques pour donner libre cours à leur passion. Yvette GIRAUD nous révélera à propos de cet incorrigible Jean-Louis qu'il avait également tenté sa chance avec elle profitant d'une tournée commune alors qu'elle était déjà éprise d'en autre ancien Compagnon, Marc HERRAND.

    Kim Novak

    On notera pour l'histoire que c'est Jean-Louis JAUBERT, avec la complicité de ce même Marc HERRAND, l'un des créateurs des Trois cloches, et de Guy BOURGUIGNON, qui avait été à l'origine de la création des COMPAGNONS DE LA CHANSON en février 1946. Juste après que huit des éléments d'une troupe créée par Louis LIEBARD ont fait éclater leur volonté de voler de leurs propres ailes et juste avant qu'il retrouve Edith PIAF à Villeurbanne où elle était alors en tournée. La suite est plus connue avec une première série de représentations en Alsace avec elle et, quelques mois plus tard, une tournée américaine à New York et Miami.

    Avec la disparition de Jean-Louis JAUBERT, le monde du music-hall français aura perdu en 2013 un autre de ses plus éminents représentants.  

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  • Le S.T.O et la survie des "pris au piège"

    Le S.T.O et la survie des "pris au piège"Dans l'ouvrage que nous venons de publier chez DECAL'AGE PRODUCTIONS éditions, Jean RODON évoque son quotidien de "requis" au S.T.O. et le régime amaigrissant auquel il avait été soumis, comme quelques autres.

    EXTRAITS Bien que nous aurions tous préféré que cette terrible époque de guerre et d’occupation n’ait pas eu lieu, cette période du S.T.O. aura été pour moi, humainement, très enrichissante. Parce qu’elle m’aura aidé à repousser les limites de l’inacceptable. Lorsque la peur, les risques et les motivations, n’ont plus la même signification, se confondant et laissant place à un seul et même objectif, celui de la survie et de pouvoir tout simplement trouver à manger, comment pourrait-il en être autrement ?  

    Depuis que nous avions commencé à subir après le printemps 1940 des restrictions alimentaires en France, talonné comme beaucoup par la faim, cela était déjà devenu pour moi quelque chose d’obsessionnel. Dès le début de mon séjour en Allemagne, cela ne fit que s’amplifier. Évidemment, il y avait ceux, peu nombreux, qui recevaient des colis et ceux qui n’en recevaient pas ou très peu ; j’en faisais partie. A tel point que mon étui de cinq cigares voltigeurs que m’avait donné mon patron, fut rapidement échangé contre 5 kg de pommes de terre, les indispensables kartoffeln avec un Allemand grand fumeur qui travaillait dans le même atelier que moi. Ce qui me posa bien des problèmes pour les ramener dans le camp. Une pomme de terre et surtout deux, suivant leur grosseur dans les poches de mon pantalon, étaient facilement repérables et elles me firent en effet connaître les premières peurs, celles d’être fouillé par la police de l’usine qui n’avait pas une très bonne renommée. Combien de ces achtung, achtung [1] y-a-t-il eu, je ne saurais le dire. Au début, ces peurs mal maîtrisées devinrent ensuite très excitantes. Passer devant les regards soupçonneux des policiers devint même au cours des derniers temps presque un jeu.

    (1) Attention, attention.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN 978-2-918296-46-1

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  • C'est devenu banal et pourtant tellement fréquent dans un environnement économique qui donne à beaucoup le sentiment d'être de plus en plus inaccessible ! Surtout quand il s'agit de faire preuve d'adaptabilité et de créer, en lien avec le progrès, de nouveaux outils de production. 

    Fin des années quatre-vingt... Le secrétariat est en passe, avec l'arrivée de Word et des premiers logiciels sous Windows, de réellement évoluer. Seul bémol et il est de taille : cet équipement est proposé à des conditions qui dépassent l'entendement et qui touchent généralement les produits innovants comme celui que vient de mettre au point un dénommé Bill GATES. Chacun s'en souvient encore : acheter un PC demandait en effet près de 20.000 Francs, soit l'équivalent de 3.000 € et très peu de particuliers, voire même de commerçants, ont été en mesure d'en acquérir au cours de ces années-là. Car, outre le PC, il fallait aussi s'équiper parallèlement d'une imprimante, pas davantage bon marché et d'un fax car, faute de disposer comme aujourd'hui de la possibilité d'envoyer des mails, il fallait pouvoir communiquer rapidement, soit avec les administrations, soit avec d'autres points de vente.  

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    Louis PETRIAC, devenu en 1991 Ecrivain Public au sortir d'une galère de quelques années et de quelques ennuis de santé, s'est alors trouvé confronté à des impératifs coûteux dès le démarrage de sa nouvelle activité. Mais ne fallait-il pas déjà s'adapter aux exigences et aux coûts prohibitifs pratiqués sur le marché plutôt que continuer à pointer comme quelques autres à l'agence locale ANPE ? Que l'on soit riche ou pas ? Avec des mailings postaux qui devenaient de véritables investissements difficiles à amortir parce qu'il fallait se faire connaître et répondre aux attentes d'une clientèle en pratiquant des prix assez serrés ? Sans pouvoir envoyer le moindre mail à un coût maîtrisé ? Dans un ouvrage assez décapant toujours disponible en ligne : Au-delà de la passion... l'un des premiers publié durant l'été 2006 sous le label DECAL'AGE PRODUCTIONS Editions (couverture ci-contre), l'auteur évoquait ses rencontres souvent déterminantes et quel était le challenge qu'il avait alors à relever. Surtout après avoir eu la chance de participer à un CA SE DISCUTE chez Jean-Luc DELARUE sur France 2. Il parle aussi de ceux qui faisaient appel aux services du modeste Ecrivain Public qu'il était. Ce seront ainsi quinze années passées à se révolter contre une image d'Epinal qui continue encore aujourd'hui à coller aux Ecrivains Publics et à une profession que l'on s'obstine à présenter comme une activité libérale susceptible de faire vivre un travailleur. Alors qu'elle est le plus souvent génératrice d'honoraires de misère et de marges dont il vaudrait mieux ne pas parler. Pire, en n'hésitant pas à envoyer au "casse-pipe" des gens qui, démunis, s'attendaient à trouver un travail décent et qui, très vite, après avoir suivi deux ou trois années de formation vont avoir à faire face à une couverture de charges déraisonnables.

    Mais, de cette bagarre de chaque instant, et pour tout simplement rester vivant, s'imposera progressivement une idée qui permettra fin 2005 à Louis PETRIAC de travailler à la création d'un label : DECAL'AGE PRODUCTIONS EDITIONS. Un label qu'il a cédé fin 2017 à une société d'édition du même nom. 

    AU-DELA DE LA PASSION..., Louis PETRIAC, 14 €, ISBN 978-2-952411-7-21  

     

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  • La mère idéale : une sexualité débridée dès l'adolescence !C'est au pensionnat belge des Ursulines de Vilvoorde que la sexualité de la petite Magda BEHREND s'est révélée à une gamine privée de liens affectifs dont la maman était surtout occupée à "la chasse au parvenu". Sitôt sortie de ce pensionnat religieux, elle n'attendra pas longtemps avant de s'offrir à un autre adolescent déjà très mûr, un certain Victor ARLOSOROFF, le futur ministre des Affaires étrangères d'une Palestine en voie de création. Par goût du pouvoir, déjà ! Au lycée Kolmorgensche de Berlin où elle était parvenue à créer un premier lien d'amitié avec la soeur de ce dernier, une dénommée Lisa, on lui prêtait d'autres aventurettes avec, notamment, un certain Walter. C'est du moins l'avis de l'un des premiers biographes de Magda GOEBBELS, le fils de l'ancien secrétaire d'Etat MEISSNER, Hans-Otto. Comme il l'écrit à propos du premier amoureux de la future égérie nazie dans cette Compagne du diable proposée en 1961 et des réactions de la demoiselle : « Il plaisait à Magda mais son esprit à elle demeurait froid et rien ne changeait dans son être... ». Il est vrai que du haut de ses dix-sept ans, Victor attirait l’attention des jeunes filles et que Magda n’était pas la dernière à avoir été troublée à seize ans par son air volontaire ! Elle, qui savait à présent que son corps était sensible au plaisir et qui avouera plus tard que Walter, un peu plus âgé qu’elle, était un garçon un peu hésitant dont elle attendait qu’il la brusque par une véritable attitude d’homme, pareillement à Victor quand il l’avait prise la toute première fois sans préambules. Seulement...

    Magda Goebbels, une sexualité débridée !Cette gamine délurée d'à peine dix-neuf ans, le quadragénaire Günther QUANDT (photo ci-contre) la rencontrera dans un train roulant vers la Basse Saxe et Goslar. La jeune fille avait, sans conteste, envie de jauger ses talents de séductrice face à des hommes un peu plus mûrs que ses copains de jeux habituels. Victor venait tout juste de plaquer celle qu'il avait séduite et Magda FRIEDLANDER n'appréciait déjà pas d'avoir été larguée de la sorte ! Il ne serait guère étonnant que cette redistribution des rôles ait eu une influence sur la perverse narcissique en devenir qui germait dans les entrailles de la jeune fille car on ne naît pas perverse narcissique, on le devient ! Ne serait-ce qu'après les multiples castrations déjà opérées par une mère dissimulatrice et menteuse qui lui cachera longtemps (jusqu'en 1934) quelles étaient ses véritables origines. Je ne suis pas sûr que son père juif, le négociant Richard FRIEDLANDER n'ait pas voulu reconnaître sa fille en novembre 1901. Si du moins il avait su qu'Auguste BEHREND, la petite bonne qu'il avait croisée dans l'hôtel de Berlin où il s'était arrêté, avait accouché d'une enfant de lui. Malgré ses efforts de père dépassé par les événements, FRIEDLANDER ne parviendra jamais à tisser ensuite un véritable lien avec la fille qu'il avait eue, la perdant même au profit d'Oskar RITSCHEL. Au cours de l'un des accès de rage dont elle était coutumière, et comme pour se défendre face à un média d'avoir été contrariée dans ses plans d'ascension au sein de la pyramide nazie, Magda lâchera même un « Il m'est personnellement désagréable et insupportable que l'on me soupçonne d'avoir été élevée par élevée par un Juif ».

    Magda Goebbels, une sexualité débridée !Ce qui apparaît dans une grande quantité de témoignages recueillis auprès de ceux qui ont connu l'égérie nazie, c'est que Magda GOEBBELS n'aimait pas que les hommes lui échappent. L'aventure de son époux volage avec l'actrice tchécoslovaque Lida BAAROVA en 1936 n'aura été que le déclencheur d'une nouvelle étape dans les degrés d'une perversion déjà agencée chez l'intéressée. D'une attitude empreinte de froideur, elle était tout à fait capable de jouer un jeu qui lui sert encore plus de soixante-dix ans après ! En jouant par exemple devant les caméras de la propagande à la mère idéale, alors que ses sentiments vis-à-vis de ses cinq premiers enfants n'avaient rien à voir avec ceux qu'éprouve une vraie maman pour sa descendance ! Puisqu'en 1938, déjà, elle les avait pris en otage, menaçant de mourir avec eux pour, soi-disant se révolter de l'infidélité de son Joseph ! Contrairement aux scénarii qui continuent de circuler à propos de la tuerie du bunker, il y avait donc bien préméditation de l'acte d'une femme en phase délirante de perverse ! Ce que je démontre dans le portrait que je viens de consacrer à ce personnage énigmatique, évoquant aussi ce narcissisme qui lui faisait commettre les pires méfaits. Sans oublier ce pouvoir absolu qu'elle rêvait d'atteindre en courtisant, après les avoir manipulés, ceux qui en détenaient une part non négligeable.

    Louis PETRIAC  

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  •  REMISE A JOUR ETE 2019 

    Dans notre catalogue s'ajoutent, bien entendu à ces quelques ouvrages dont vous allez pouvoir découvrir la couverture, tous les autres continuant à s'écouler et tous ceux publiés à compte d'auteur que leurs auteurs ont choisi de commercialiser et qui nous ont valu d'intervenir sous une forme ou une autre (suivi de souscription, saisie et mise en page des éléments voire création de site de promotion) et auxquels nous avons consacré un ou plusieurs articles lors de leur publication. Au total, pas loin d'une quarantaine d'ouvrages. En voici la liste complète qui figure désormais dans l'espace de gauche de notre site en cliquant sur les différents liens. 

    Soit, au total, plus de soixante-dix ouvrages depuis 2006 et la création du label DECAL'AGE PRODUCTIONS éditions car certains ont été conçus pour un usage privé et souvent familial.

     

     1ere couv en 75 dpi Couvert finale ouvrage

      1ere Couv Guy Bourguignon Catalogue visuel de Decal'Age Productions (extraits)...   Catalogue visuel de Decal'Age Productions (extraits)...9782918296317jpg    0782918296324couverture     Catalogue visuel de Decal'Age Productions (extraits)...  Catalogue visuel de Decal'Age Productions (extraits)...Catalogue visuel de Decal'Age Productions (extraits)...Catalogue visuel de Decal'Age Productions (extraits)...


     
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  • Bon anniversaire à Marc Herrand, l'artiste de coeur

    En cette journée du 9 mai, nous aurons une pensée particulière pour un homme qui, en juin 2007, n'avait pas hésité à s'engager à nos côtés en compagnie de sa regrettée épouse Yvette GIRAUD et avec l'autre ancien COMPAGNON DE LA CHANSON Gérard SABBAT, pour que DECAL'AGE PRODUCTIONS Editions puisse publier son tout premier "ouvrage grand public". Photographié ci-dessus en décembre 2007 lors du lancement de cet ouvrage à Lyon, il se souvenait que c'était à Lyon qu'il avait débuté en novembre 1941 chez Louis LIEBARD,

    Marc HERRAND qui fête aujourd'hui ses 94 ans s'était ensuite prêté avec gentillesse, sept ans plus tard, aux besoins de l'enquête menée par Louis PETRIAC pour un ouvrage consacré (ci-contre) à une carrière musicale riche en tous points qui lui avait valu de côtoyer les plus grands, d'Edith PIAF à Henri SALVADOR en passant par Charles AZNAVOUR, sans oublier les COMPAGNONS DE LA CHANSON. Des COMPAGNONS auxquels il doit des débuts prometteurs et un titre qui continue plus de soixante-six ans après à être décliné car Les trois cloches sont rarement oubliées. Une jeune chanteuse australienne, Tina ARENA en avait fait voici une dizaine d'années une nouvelle version.

    Nous vous souhaitons un très bon anniversaire cher Marc HERRAND ! 

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  • Le beau-père juif de Joseph Goebbels...

    Le beau-père juif de Joseph Goebbels...Déjà au travail dès son plus jeune âge, c'est dans un véritable piège qu'est tombé Richard FRIEDLANDER (ci-contre)  en cet hiver 1901 ! En succombant dans un hôtel de Berlin à une pulsion et à cette Dame aux camélias qu'était une jolie petite bonne du nom d'Auguste BEHREND.

    Le journal intime d'une dénommée Magda GOEBBELS (1), dont on a peu parlé, le concède dans l'une des premières pages de l'année 1913, laissant apparaître quelques données dans une phrase qui ne peut qu'interpeller. "L'autre, avait-elle écrit dans ce journal sans autre précision, est la fille qu'une jolie femme de chambre conçut avec un client de passage de l'hôtel où elle travaillait...". Quelques mots suffisamment adroits pour amener beaucoup de chercheurs à réfléchir et à se demander si... Mais, on ne se demandera guère longtemps, surtout une fois les différents personnages connus et après avoir découvert les talents de manipulatrice en herbe de la future égérie nazie. Car, qu'y avait-il à l'hôtel dont elle parle dans ce journal, qui ressemble curieusement à celui où elle est née le 11 novembre 1901. Qui, en dehors d'un certain Oskar RITSCHEL, le fils des patrons de l'établissement qui employaient cette petite bonne du nom d'Auguste BEHREND dont il était tombé amoureux ? Qui, sinon ce client de passage dont il apparaît, au fil de l'histoire, qu'il se soit agi d'un certain Richard FRIEDLANDER ! Un très jeune homme de 19 ans qui ne s'attendait pas, quelques mois plus tard, à apprendre (s'il l'a appris) que cette jolie femme de chambre pour laquelle il avait craqué et avec laquelle il avait fait l'amour, venait de donner le jour à une fillette. Une fillette que son autre amoureux Oskar n'avait pas voulu reconnaître. Et pour cause ! Cocu, d'accord mais pas au point d'être pris pour une andouille !

    Magda Goebbels, une perverse narcissique ? Son profil...Finalement, Auguste épousera ce Richard FRIEDLANDER en 1908, juste après que les hasards de l'existence, les eussent à nouveau mis en présence. Dès l'année 1906 semble-t-il, à Bruxelles où il avait rejoint celle à laquelle il n'avait cessé de penser et où Auguste s'était installée, une fois divorcée de cet Oskar RITSCHEL qu'elle avait épousé en 1902 et dont elle avait rapidement divorcé. Ce qui ne portera pas chance à Richard puisque ce "jeune papa" démuni, qui reconnaîtra sa petite seulement en 1908, sera contraint, dès août 1914 de quitter la Belgique où il avait fait "son trou" pour émigrer à Berlin sans le moindre sou, une ville où son existence s'achèvera dramatiquement quelques années plus tard. Parce que ce Juif soudain mal vu par sa fille Magda, sera en effet déporté à Buchenwald où il mourra à bout de forces en 1939, à 57 ans ! Sans que cette fille qu'il avait tant chérie lève un seul petit doigt pour tenter de le sauver, intercédant auprès de celui qu'elle venait d'épouser quelques années plus tôt au lendemain d'un divorce avec l'industriel QUANDT, le dénommé Joseph GOEBBELS. Le nouveau beau-père de FRIEDLANDER, refusera même de recevoir Richard au Ministère de la Propagande où il était venu lui demander grâce.

    Le tableau d'honneur de cette nazie émérite - elle était considérée comme la mère modèle du Troisième Reich - qui se distinguera à plusieurs autres reprises, s'ornera de plusieurs autres vilenies. Notamment le 1er mai 1945 lorsqu'elle tuera après une odieuse mise en scène concoctée par son nabot d'époux, six de ses sept enfants dans un bunker pris d'assaut à Berlin par l'Armée rouge de JOUKOV et STALINE. Un monstre qui aurait mérité comme d'autres nazis la corde à Nuremberg, à l'issue d'un procès qui, en 1945 et 1946 aura fait date dans l'histoire !

    Son portrait d'égérie nazie est à découvrir

    MAGDA, LA CHIENNE DU TROISIEME REICH, Louis PETRIAC, ISBN 978-2-918296-43-0

    (1) Ce journal parle, comme la prophétesse de Rachomon (mythologie japonaise), empruntant d'abord la voix d'une gamine, puis celle d'une femme qui n'est plus de ce monde et dont la fin a été si terrifiante qu'aucune femme n'en a probablement connu de pire. Il y en aurait assez pour un gros volume en dépit de la disparition, au grand regret des éditeurs, de données passionnantes sur la vie des époux QUANDT (Günther et son épouse Magda) en Amérique (Cf. Un meurtre sur la plage, Léonid GUIRCHOVITCH). 

     

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  • Perversion narcissique : un être aimé d'une froideur coupable !

    Il faut être confronté à une première réaction surprise voire à un commentaire désobligeant pour que l'on dénote chez l'être aimé ce qu'on avait pas voulu voir les fois précédentes et qui donne une idée de ce que peut être la froideur d'une perverse narcissique femme. Une fiction réalisée sur un ensemble de vécus, où après un témoignage discutable apporté devant les tribunaux, témoignage qui devait l'aider à prouver son innocence, le personnage central accusé va découvrir ce que peut être une telle pathologie sans symptômes !

    EXTRAITSDes images auxquelles il n'avait accordé que peu d'importance lui revinrent à l'esprit, pourtant témoins d'un manque évident de chaleur et de générosité de celle qu'il avait aimée et qu'il trouvait encore si séduisante quelques mois plus tôt... Lorsqu'il était entré pour la première fois dans le modeste pied-à-terre qu'elle louait à un prix relativement élevé dans un vieil et bel immeuble, répondant à une banale invitation de sa part, il s'y était pourtant senti étranger. Comme s'il avait été surpris par l'atmosphère étrange et la froideur des lieux qui y régnaient. Etaient-elles dues à la réserve à la fois extrême de l'hôtesse, ou au fait qu'elle avait semblé être sur ses gardes malgré une grande loquacité ? Ou parce que c'était l'hiver et que le gel imprimait ses premières marques dans ce logement situé sous les toits ? Aujourd'hui encore, c'était difficile à dire. La toute première fois qu'il lui avait téléphoné et qu'il était tombé sur un message enregistré sur son répondeur, il avait également éprouvé un curieux sentiment à l'écoute de cette voix car l'intonation était, là aussi, d'une froideur extrême. Persuadé que la voix reflète l'âme, il retrouvait maintenant une juste confirmation de ce qu'il avait ressenti. Etait-il donc tombé dans les bras d'une femme incapable d'éprouver un quelconque sentiment ? Il se souvint aussi de l'une de ses visites à l'atelier de théâtre où il travaillait. N'osant jamais intervenir ni se mêler aux débats, elle préférait souvent rester à l'écart des autres, comme si elle craignait de déranger. D'un regard sans vie, elle s'était contentée ce jour-là de fixer les moindres détails de l'endroit, se comportant avec tout le monde comme une parfaite étrangère qui aurait pénétré un environnement dont elle se serait sentie exclue.

    LE MIROIR BRISE, Louis PETRIAC, 17 € - ISBN 978-2-918296-35-5

     

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    C'était voici déjà huit ans... Grâce à l'aide de Pierre MICHAUD et Michel YVANNE, deux admirateurs d'un groupe mythique imposé par la grande PIAF, celui des COMPAGNONS DE LA CHANSON, nous avions pu réaliser un clip vidéo du reportage que FRANCE 3 PERIGORDS avait consacré à la sortie en Périgord de l'ouvrage : Entre mythe et évidences, une première biographie conçue par notre petite maison d'édition. Avec des extraits du lancement de l'ouvrage filmé chez nous à Périgueux et l'interview de l'un des fils de Guy BOURGUIGNON : Jean-Michel venu assister au cocktail de présentation avec quelques amis et quelques diapositives, en présence aussi de l'épouse du regretté Jean-Pierre CALVET, Annie et de l'une des filles d'Yvette GIRAUD. Un reportage qui aura considérablement aidé à la diffusion de cette biographie, notamment chez Marianne-Mélodie à partir des jours suivants cette présentation puisque le diffuseur réalisera une remastérisation des succès Polydor du groupe proposée dans un coffret avec notre biographie.

    Conçue à la suite d'une idée développée en octobre 2008 durant le Festival de la Chanson vivante à Annecy, et proposée par les deux auteurs à Mimi LANCELOT, l'épouse du Compagnon Hubert déja auteur vingt-deux ans plus tôt d'un ouvrage évoquant les premières années du groupe, ce document revient sur l'ensemble de la carrière des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Quelques notes prises par Edith PIAF entre 1946 et 1949 donnent, il est vrai, un éclairage particulier sur leurs débuts et le profil de chacun d'entre eux. Des précisions qui ont été apportées par un des admirateurs rochelais de la grande Dame : Jean-Marie GAILLARD. Les auteurs ont également cherché à compléter ce que l'on savait déjà de la disparition tragique de Guy BOURGUIGNON en déc. 1969 en interrogeant Jean-Michel BOURGUIGNON. Abondamment illustré, des photos donnent par ailleurs une idée plus exacte de la stature de l'ensemble. Témoin, celle prise ci-dessous à Tel-Aviv en Israël où on en aperçoit quatre, grimés en seigneurs du désert, que vous aurez peut-être un peu de mal à identifier.   

    071) Compagnons déguisés Tel Aviv

    L'ouvrage aborde également le défaut de stratégie d'image qui a été préjudiciable au groupe à partir de 1990. Faute d'avoir pu trouver, après la cessation de fonctions de Jean-Louis JAUBERT, un relais utile permettant de retrouver plus facilement les COMPAGNONS sur le petit écran, il y a visiblement eu là un couac. Comme l'avait confirmé aux auteurs, l'ancienne secrétaire de l'organisateur de spectacles Christian JUIN* : Anne-Marie VELINES, les COMPAGNONS n'ont jamais eu recours, durant leur longue carrière, au moindre impresario. Et Jean-Louis JAUBERT, en qualité de boss, ne déléguait à personne le soin de gérer le relationnel du groupe. C'est lui qui était en charge de la promotion de l'ensemble, de la négociation des contrats et donc, de tout ce qui le concernait. Devenu chargé de mission à la Fédération Française de Football en 1985, il n'est donc pas étonnant que l'image et la préservation de la mémoire du groupe aient pâti de cette cessation de fonctions de Jean-Louis. D'autant que les médias ne s'étaient pas bousculé lors de la sortie de Nous les Compagnons de la Chanson d'Hubert LANCELOT et qu'il y aurait eu fort à faire pour entretenir cette mémoire ! En intervenant régulièrement auprès des sociétés de production pour que l'on continue à évoquer une carrière exemplaire. Pourtant des occasions auraient pu être exploitées, qui n'ont pas manqué depuis 1985 ! Comme la pose à Lyon en 1990 d'une plaque sur le portail de la maison occupée par les LIEBARD et les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE, rue de Champvert. Et, surtout, lors de l'inauguration de la place des Compagnons de la Chanson dans le 5ème arrondissement à Lyon en octobre 2002 ! Quel dommage !

    Cette biographie est toujours commercialisée et vous avez donc toujours la possibilité de vous la procurer. Sachez aussi que les frais de port sont momentanément ramenés à 1 € au lieu de 7 ! Peut-être une occasion à saisir !  

    * Il avait succédé à Marcel CHANFREAU

     ENTRE MYTHE ET EVIDENCES, 354 p., C. FOUINAT et L. PETRIAC, 26 € - ISBN n° 978-2-918296-02-7 

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  • Annie Calvet et Louis

    Annie CALVET, l'épouse du "Marchand de bonheur" Jean-Pierre CALVET* avait bien voulu répondre à notre invitation et assister au lancement de la biographie consacrée aux COMPAGNONS DE LA CHANSON. C'était, il y a huit ans déjà ! Et quel plus beau souvenir pouvait-il y avoir que cette photo de l'un des auteurs de l'ouvrage : Louis PETRIAC prise en sa compagnie Place du Général Leclerc. Nous avions dû nous organiser pour pouvoir accueillir tout le monde ! Un grand moment organisé avec le concours de l'un des fils de Guy BOURGUIGNON, Jean-Michel qui ne peut faire oublier le fait que Jean-Pierre, le baladin provençal des Compagnons, ait quitté trop vite ses amis, victime d'une cochonnerie ! Il n'avait que 63 ans ! Tout le monde est bien d'accord ! L'annonce de sa disparition en 1989 (extrait vidéo ci-dessous) diffusée au journal télévisé avait fait beaucoup de peine aux admirateurs de l'ensemble et Jean-Pierre n'aura pas eu l'occasion en octobre 2002 d'assister à l'inauguration lyonnaise d'une Place des Compagnons de la Chanson dans le Vème !

    * Le marchand de bonheur sera longtemps n° 1 aux charts en 1959 ! 

     

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  • Contraints de servir une Allemagne nazie et brutalisés !Comme quelques autres jeunes gens contraints ou requis, Jean RODON se souvient de brutalités qu'il avait dû subir de la part d'un nazi, chef de baraquement, un Sudète enragé du nom de Christ - cela ne s'invente pas - dont le brassard rouge portant ce swastika de malheur avait attiré son attention lors de son arrivée à Hennigsdorf. Un homme qui, entre deux ou trois insultes et Schweinhund ne donnait pas le sentiment de vouloir prêcher l'Evangile. Surtout quand il était particulièrement imbibé ! Le témoignage de Jean RODON : JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE qui vient d'être publié, est proposé à 21 euros. 

    EXTRAITS : Ce chef de baraque arborant le brassard rouge à croix gammée qui nous avait accueillis le jour de notre arrivée dans le camp, je l’avais immédiatement classé dans la catégorie des brutes dont il fallait se méfier. Parti chercher comme chaque matin aux environs de sept heures à la cantine du camp, mon ersatz de café sucré à la saccharine, je l’avais surtout bu pour me réchauffer, avant de me coucher, vérifiant au préalable que mon attestation de travailleur de nuit soit bien à sa place habituelle. Pas encore endormi à cause du bruit fait par l’équipe de nettoyage, et par l’un d’entre eux entré dans la chambre, qui était reparti avec notre balai, je m’étais levé ne l’ayant pas vu revenir, pour savoir ce qu’il en avait fait. Parce qu’il était fréquent que celui-ci ne nous soit pas rapporté, ce qui nous avait incités, précautionneux, et pour cette raison à faire un repère d’identification sur le manche. Après un dialogue impossible avec deux Polonais obstinés auxquels j’avais cru devoir demander des comptes, j’avais dû renoncer, fatigué, retournant me coucher, et remettant à plus tard le règlement de ce problème. Avant que, quelque temps plus tard, le bruit d’une vive discussion dans le couloir me réveille.  

    Contraints de servir une Allemagne nazie et brutalisés !Au moment où j’allais descendre de mon lit, la porte de notre carrée s’ouvrit brutalement et l’abject Christ se précipita sur moi pour me saisir, me jetant à terre de toute la hauteur de la couchette supérieure où j’étais étendu. Après m’avoir frappé avec les poings et les pieds, me saisissant à nouveau il m’emmena de l’autre côté de la pièce pour me jeter cette fois-ci contre des placards, me frappant à nouveau à coups de pieds et particulièrement à la tête, que je dus m’efforcer de protéger avec les mains. Plusieurs coups m’ayant atteint en plein visage et fait perdre connaissance, je ne sais combien de temps je dus rester ainsi. Lorsque j’ouvris les yeux, allongé sur le lit en dessous du mien, quelqu’un me nettoyait le visage couvert de sang avec un gant de toilette, me faisant très mal. C’était l’un des deux requis qui dormaient dans une chambre voisine lesquels, réveillés à leur tour par le bruit de l’altercation avaient dû accourir dans la chambre déserte dont la porte était grande ouverte, me trouvant sur le plancher où je gisais inanimé. Après avoir essayé de leur expliquer ce qui m’était arrivé, ils repartirent se coucher. N’étant pas en état d’aller travailler, j’attendis dans la chambre jusqu’au soir que tous les autres soient rentrés. En possession d’un maximum d’explications, ayant mis une chaise au-dessus de la plaque de sang subsistant sur le sol, ils décidèrent d’aller immédiatement porter plainte auprès du délégué censé défendre les intérêts des Français du camp. Une demi-heure environ plus tard ils revinrent accompagnés du délégué, pour qu’il puisse constater par lui-même l’état de mon visage et de certaines parties du corps et qu’il voie enfin la mare de sang sur le sol de la carrée.

    Comme nous aurions pu nous en douter, il n’y eut jamais de suite à cet événement, ce soi-disant délégué n’étant qu’un sinistre pantin aux ordres des nazis et une imposture à la dignité humaine. Je ne parvins jamais à oublier ce pénible épisode, ni l’image de cet individu de Christ au visage cramoisi et aux yeux injectés de sang crachant des injures, ni même son insupportable haleine alcoolisée, car il était de notoriété qu’on le rencontrait très rarement sans qu’il soit sous l’effet de l’alcool. Utilisé dans le camp pour accomplir les actes les plus sordides, qu’aurait-il pu se passer, si cet immonde personnage avait été en possession d’une arme à ce moment-là ?

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN 978-2-918296-46-1 

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