• Septembre 1938... Il avait 15 ans et sa vie allait changer ! Brutalement !

    Septembre 1938... Il avait 15 ans et sa vie allait changer ! Brutalement !En septembre 1938, Jean, le neveu du député communiste Henri LOZERAY (1) n'imaginait pas ce qui l'attendait alors qu'il hésitait à poursuivre ses études voire à découvrir ce qu'était la vie active. Mais, pénétré d'un sentiment d'inquiétude légitime, il savait déjà qu'il ne serait jamais le peintre qu'il avait rêvé d'être. Toujours bon pied, bon oeil, il vient d'ordonner ses cahiers conservés et nous l'avons incité à publier ses souvenirs, ceux d'une époque où notre pays était suspendu aux exigences d'un dictateur pour le moins inquiétant : Adolf HITLER ! Ce journal d'un adolescent face à la guerre est édifiant ! Il va être proposé à 21 euros et vous pouvez d'ores et déjà le réserver.

    (Extraits) : Si mes parents m’avaient déjà retenu une place dans l’école de la Chambre de Commerce de Paris pour la rentrée 1938, je n’avais pas encore pris ma décision quant au fait de savoir si, oui ou non, je devais poursuivre mes études. En vacances à Abondant dans l’Eure-et-Loir, deux semaines après notre arrivée, ma mère avait reçu un courrier de l’école, annonçant à mes parents mon passage en deuxième année et la possibilité que j’avais de choisir la profession qui me convenait. C’était une bonne nouvelle accompagnée d’une autre, moins agréable, celle de l’augmentation importante du prix de séjour pour l’année 1939. Soucieuse que celle-ci n’influence pas ma décision, elle ne m’en avait pas communiqué le nouveau montant. Pourtant, bien qu’étant encore dans ma quinzième année, tout ce qui concernait mes parents ne me laissait jamais indifférent et nos vacances continuèrent cependant à se dérouler normalement. J’entrepris un certain nombre de travaux que je savais ne pouvoir terminer avant notre retour, mais rien ne put me faire oublier que le mois d’octobre allait arriver très vite et qu’il m’appartiendrait de prendre cette décision.

    Écoutant les informations sur le vieux poste de radio que nous avions donné à notre grand-mère et lisant l’Humanité auquel nous l’avions abonnée, nous étions au courant d’une actualité devenue préoccupante. À la fin du mois de septembre, nos parents vinrent passer quelques jours avant notre retour sur Paris. L’inquiétude se lisait sur tous les visages et chacun essayait d’éviter d’aborder la situation car nous imaginions bien que les événements se précipitaient à nos frontières. C’est sur celui de ma grand-mère Angèle que je lus le plus d’inquiétude, constatant qu’il était le plus marqué. Pour nous changer l’esprit, nous décidâmes de descendre à Fermaincourt, du côté de Dreux, voir toute la famille.   

    C’est alors que survint la signature des accords de Munich des 29 et 30 septembre 1938, ceux que l’on a appelés « Les accords de la honte » signés par Edouard Daladier et Neville Chamberlain pour la France et l’Angleterre avec les dictateurs Hitler et Mussolini. Ils autorisaient l’Allemagne à annexer le territoire tchèque des Sudètes que les troupes allemandes occupèrent sans attendre avant, quelques mois plus tard, d’envahir l’ensemble de la Tchécoslovaquie. Se faisant passer à son retour de Munich pour le sauveur de la paix, Daladier venait d’ouvrir la porte à l’expansionnisme dévorant de l’Allemagne nazie, mais il était déjà trop tard, surtout après avoir laissé celle-ci réoccuper la zone rhénane, potentiel essentiel et principale pour son réarmement, que le traité de Versailles avait été censé éviter.

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1, 21 euros

    (1) Député du XIème arrondissement.

     

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