• Une "chienne" qui aura beaucoup fait écrire !

    Une "chienne" qui aura beaucoup fait écrire !

    Une "chienne" qui aura beaucoup fait écrire !Mais qui était donc cette femme que l'on prétendait belle et dont l'allure boudinée n'avait pourtant rien de séduisant ? A plus forte raison lorsqu'elle pose pour la propagande devant ce peintre, affichant à moins de quarante ans un visage qui n'avait rien de gracieux ! Encore qu'il soit difficile de montrer un visage respirant l'épanouissement quand on est prisonnier d'autant de sentiments aussi monstrueux que ceux que cette femme assoiffée de pouvoir abritait en elle, et qui n'avait pas hésité, avant de tuer ses propres enfants, à sacrifier un père de 58 ans pour pouvoir régner au sein de l'univers nazi ? Et pour que l'on ne sache jamais d'où elle venait...

    Le pire, c'est que nous ne sommes pas les seuls à avoir dépeint Magda GOEBBELS sous des traits ne grandissant pas le personnage et contraires à cette propagande qui avait choisi de la servir et de servir ses ambitions. Car cette mère idéale, souvent présentée sous des traits avantageux (comme ci-dessus), n'avait rien de ressemblant à ce qu'elle était réellement, traits qui la voyaient passer pour cette mère aimante qui laissait par exemple ses enfants parler à table ou qui les bordait le soir au coucher en s'aidant de force comptines.

    Comme le lâche crûment Sébastien SPITZER dans ses "Rêves qu'on piétine" elle a toujours été pressée Magda, happée par l'horizon, détestant les livrées et abominant ceux qui vivaient au pourboire ! Tous ces gagne-petit ! Sans doute pour échapper définitivement à cette mère qui ne l'avait jamais aimée et qui se faisait prendre en levrette par ses patrons, au gré des jours, de ses pulsions et de ses humeurs précise Spitzer ! Pas étonnant qu'il y ait eu autant de divergences entre ces deux femmes (mère et fille) que tout opposait ! Jusqu'à leur façon de se conduire en société, l'égérie nazie se plaisant à prendre une revanche sur un monde qui avait dû briser très tôt l'espoir qu'avait probablement caressée une petite fille privée très vite de tous ses jouets et confiée à la garde de religieuses pas toujours conciliantes ! Aux Ursulines de Vilvoorde comme au dehors, les autres l'évitaient comme on éviterait un être dont le comportement était empreint de sauvagerie et qui était animée par le désir de plaire aux plus puissants. Comme n'importe quel lèche-bottes ! La future Magda GOEBBELS encore gamine n'avait pas d'amie et il lui aura donc fallu attendre d'être adolescente pour que des liens se créent avec la petite Lisa ARLOSOROFF, la soeur de celui dans les bras duquel elle découvrira l'amour. Ou plus sûrement l'expression de ce que pouvait être le désir, ce qui la fera haïr progressivement les hommes et devenir ensuite... invulnérable aux sentiments, sensible au seul pouvoir. Celui qu'ils détenaient et qu'elle se devait de capter pour avoir, elle aussi, une place sur l'estrade et faire en sorte qu'on la regarde ! Jusqu'à espérer que l'histoire ne s'arrête jamais, même dans ce maudit bunker où elle avait choisi de résister pour que ce qui resterait d'elle post mortem en fasse une sorte d'héroïne même incomprise, empêtrée dans une fidélité pour un héros qu'elle ne trouvait pourtant plus, en bonne perverse narcissique, aussi héroïque sur la fin ! Surtout parce qu'il lui avait préféré cette Eva qu'elle assimilait elle à "une idiote blonde" !

    Un ouvrage qui devrait ravir les curieux et les passionnés d'histoire, ainsi que tous ceux qui s'intéressent à la perversion narcissique et ses plus illustres représentants ! Quelles qu'aient été les époques !

    MAGDA, LA CHIENNE DU TROISIEME REICH, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-43-0

    « Il en parle... Magda Goebbels aurait laissé un journal intime !C'était voici quatre ans... Guy Bourguignon le méconnu »

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