• Une grand-mère sarthoise exemplaire !

    La grand-mère exemplaire de Guillaume Ferrand

    Toute l'histoire qu'il a entrepris de raconter avec l'aide de sa famille, Guillaume FERRAND la tient au départ de sa grand-mère, une femme qui, avec son époux Albert, aura tout de même élevé douze enfants du côté de La Flèche ! Mais reconnaissons que chez les CHOLLET, des enfants, il y en avait toujours eu beaucoup et qu'Albert avant d'épouser la Irène, était déjà l'animateur d'une fratrie assez imposante. Ce qui l'avait préparé à un futur rôle de père. 

    Précisons aussi au passage qu'Irène CHOLLET était une femme très organisée qui avait voulu aller vers une véritable organisation décidée entre époux. Autour par exemple de la production et de la commercialisation des œufs et de la volaille de leur basse-cour. Pour faire face aux aléas, il avait en effet été décidé que les œufs et que la volaille de la basse-cour des CHOLLET écoulés sur le marché serviraient de pactole à ma grand-mère et qu’elle pourrait donc disposer d’une réserve d’argent lui assurant une sorte d’indépendance financière. L’une des premières mesures d’indépendance de la femme qui avait été jusqu’à provoquer des crises de jalousie chez la propre mère de ma grand-mère qui ne pouvait tolérer que sa fille puisse posséder un quelconque argent personnel et donc une liberté financière ! Cette idée qu’avait eu mon grand-père Albert jalousait même quelques autres agriculteurs de la région c'est dire !

    Pour mieux définir ses obligations, a-t-on idée aujourd’hui de ce qu'étaient les tâches de cette grand-mère méritoire ? Entre la traite à l’étable des quelques vaches de l’exploitation des CHOLLET dès l’aube puis le soir, l’aide qu’elle apportait aux travaux maraîchers et aux moissons, ou le fait qu’elle avait aussi à se préoccuper de la fabrication du beurre à la baratte au prix de maints efforts quand elle n’était pas occupée au four comme n’importe quel boulanger à préparer le pain que consommait la maisonnée. Il est presque facile de l’imaginer battant et brassant le lait à l’aide d’un bâton après l’avoir passé à l’écrémeuse jusqu’à ce que le beurre se sépare du surplus. En mettant de côté le petit lait (1) qu’elle destinait à leurs cochons, tout autant que la préparation de l’avoine et de l’orge qu’elle se devait de leur préparer ainsi qu’aux chevaux. Sans oublier l’huile qu’elle devait fabriquer et qu’elle tirait du lard ni toutes ces têtes blondes qu’il lui revenait de surveiller pour que ses enfants ne manquent de rien à la maison. Avec tout ce que cela suppose de travaux ménagers comme la lessive qu’elle devait aller faire au lavoir distant d’un bon kilomètre en y transportant les lessiveuses à même une brouette, la préparation des repas ou l’obligation d’aller au puits tirer de l’eau, car la ferme ne disposait pas d’eau courante. Et les repas que préparait ma grand-mère dans la force de l’âge, c’était quelque chose !

    (1) Le petit-lait est le liquide que l’on trouve, par exemple, au-dessus des yaourts ou des petits suisses. C’est ce qui reste une fois que le lait caillé est égoutté. Il contient du lactose (glucide), des protéines facilement assimilables, des vitamines B, des minéraux et des oligo-éléments tels que le calcium, le sodium et le potassium. Calorique et sans matière grasse, il a de nombreuses vertus santé (transit, minceur, immunité), forme (croissance musculaire). 

    « La bouteille de goutte, l'article de Ouest-France9 novembre 1938... une date à ne pas oublier ! »
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