• Le coup de coeur de Bernard, l'ancien troisième ligne bayonnais... (Polar)

    Le coup de coeur de Bernard, l'ancien troisième ligne bayonnais...EXTRAITS : Je suppose que vous êtes Bernard et que vous devez aimer les bonnes choses… Elle avait raison notre maîtresse de maison, j’appréciais les bonnes choses. Décidément, elle avait l’œil. Celui aussi de ces séductrices qui savent parfaitement émouvoir un auditoire. Et je dois avouer qu’elle m’avait ému, surtout avec les arguments dont elle disposait, se rendant compte que cela ne m’avait pas laissé indifférent. Comment d’ailleurs aurais-je pu l’être ? Depuis son apparition l’atmosphère s’était consi-dérablement réchauffée car, avec son paréo qui laissait apercevoir des seins rebelles, peu disposés à rester dans leur nid douillet à l’abri des regards, la température était montée d’un cran.
    — Effectivement, répondis-je, me sentant pris une fois de plus en faute. Très heureux de vous connaître Julia. Mario m’a dit que vous habitiez Paris voici quelques années ? C’est vrai ?
    — Oui, reprit-elle avec son très joli sourire. Et comme mon beau-frère a dû vous le dire, mon père est Français, tout comme vous, et ma mère Brésilienne. Ils vivent d’ailleurs toujours là-bas. Voilà, c’est confirmé et vous savez désormais tout de moi !
    Tout, tout, peut-être pas, pensai-je. Décidément, cette splendide femelle était impayable, et cette façon de gentiment remettre à leur place ceux qui, comme moi, avaient un regard circulaire un peu trop prononcé, me donna le sentiment qu’elle n’était pas aussi innocente que je l’avais tout d’abord cru. Mais cette poupée était magnifique et je ne me serais pas fait prier pour partir en excursion avec elle sans appeler au secours autour de moi, seulement…
    Seulement, notre début de conversation avait dû commencer à indisposer singulièrement la compagnie de certains de mes hôtes. Cuelo, le maître de céans, l’interrompit soudain et prit la parole. Bien que ses yeux soient devenus mauvais, il entreprit de jouer les grands seigneurs et de faire comme s’il ne s’était pas aperçu du trouble que son épouse avait suscité en moi.

    NEIGE EN AMAZONIE, Frédéric RUHER, ISBN n° 978-2-918296-27-0 - 12 €

    « Il ne fallait pas que les nazis sachent qu'il était le neveu du député communiste Lozeray...Marcel Larocque et les milliards du train de Neuvic... »

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :