• Un patron collabo inefficace qui aurait pu lui éviter le STO...

    Un patron collabo inefficace qui aurait pu lui éviter le STO...

    Un patron collabo inefficace qui aurait pu lui éviter le STO...Comme il l'écrit dans son ouvrage évoquant ses premiers pas dans un atelier de mécanique générale de la rue du Temple à Paris, Jean RODON se souvient encore avoir accompagné son patron rue des Francs-Bourgeois pour tenter d'infléchir un départ au STO qui contrariait tous ses projets. Après tout, puisque ce patron collaborait ouvertement avec les nazis, et qu'il n'avait pas hésité à sacrifier son propre fils au titre de la relève, il avait le secret espoir qu'on l'écoute s'il leur demandait un geste... Et puis, Colette, la fille de son patron, qui avait l’habitude de passer chaque fin d’après-midi rue du Temple pour taper le courrier, et qui maîtrisait aussi bien l’allemand que son père, avait évidemment trouvé à s'occuper en entrant au Ministère de la Marine marchande. Ils se connaissaient tous, tous ces vendus aux nazis ! Pour tous ces acharnés de la collaboration inconditionnelle avec l’Allemagne, bons vivants, qui déjeunaient parfois ensemble dans un restaurant où rutabagas et topinambours n'étaient pas au menu, tout était possible ! Qu'est-ce que ça leur aurait coûté de dispenser le jeune RODON de ce STO voire de lui permettre de différer son départ ? D'autant que né en février 1923 il n'aurait pas dû partir si tôt, si du moins on se réfère au texte de loi promulgué ! Et puis ils ne connaissaient pas les convictions du jeune apprenti qu'était le jeune Jean, ni ses liens familiaux avec le député communiste Henri LOZERAY. Jean n'était-il pas d'ailleurs un ouvrier sérieux, quelqu'un de respectable et de neutre, à qui l’on pouvait venir serrer la main en toute sérénité et faisant partie de leur grande famille et n'était-il pas le seul à faire tourner la petite entreprise avec le patron en ce début 1943 ?...

    Hélas ! Hélas, il n'en sera rien et Jean RODON devra partir pour l'Allemagne quelques jours plus tard, laissant rue Quincampoix sa petite fiancée seule désespérée. Longtemps après cet épisode dramatique et leurs adieux déchirants, il ne parviendra à oublier cette jeune fille qu'il ne reverra jamais après coup ! Une histoire d'amour qui aurait mérité une bien meilleure issue !

    JOURNAL D'UN ADOLESCENT FACE A LA GUERRE, Jean RODON, ISBN n° 978-2-918296-46-1

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