• Un vétérinaire passionné nous éclaire...

    Un vétérinaire passionné nous éclaire...

    Pour un grand nombre d'entre nous, le ronronnement de nos chats reste un phénomène mystérieux que Jean-Loup d'HONDT et son épouse appréciaient comme beaucoup chez La Minette, leur petite complice à quatre pattes, et à propos de laquelle vient de sortir un ouvrage. Un phénomène que le vétérinaire Didier BOUSSARIE, auteur d'une préface, décrypte en livrant quelques précisions qui intéresseront ceux qui se passionnent pour les félins.

    Le ronronnement  a toujours suscité un intérêt scientifique considérable, indique Didier BOUSSARIE, surtout concernant la façon dont il se produit. Tous les félins ne possèdent pas la faculté de ronronner. Les grands félins (lion, tigre, panthère…) ne ronronnent pas, mais ils rugissent grâce à leur os hyoïde transformé en ligament élastique. Inversement, les petits félins dont l’hyoïde est ossifié, ne peuvent pas rugir, mais ils ronronnent. On retrouve cette particularité de ronronner chez certains félins sauvages (chat sauvage, lynx, ocelot…) et même chez d’autres carnivores (les genettes et les civettes). On peut définir le ronronnement comme un mécanisme phonatoire expiratoire et inspiratoire, émis à la fréquence moyenne de 25 Hz (ce qui est peu comparé aux fréquences vocales habituelles qui se situent autour de 100 Hz). Il apparaît chez le bébé chaton après 48 heures de vie, et il persiste plus ou moins chez le chat adulte. Malgré de nombreuses études, notre compréhension du mécanisme du ronronnement reste incomplète. Une observation minutieuse montre qu’il est émis bouche fermée et qu’il s’accompagne d’une vibration palpable sur une partie du corps. Ce sont les études (électromyographiques) effectuées sur les muscles du larynx, du diaphragme et des côtes qui ont permis d’y voir plus clair  en montrant  une relation avec la respiration : le ronronnement résulterait de turbulences d’air lors du passage sous pression d’un courant ascendant ou descendant par l’étroit passage de la glotte presque fermée lorsque le chat respire bouche fermée.

    Des études ont montré que les mouvements des muscles laryngés lors du ronronnement sont sous contrôle d’un centre du ronronnement spécifique au chat et situé dans le cerveau, dans une zone appelée infundibulum connectée à l’hypothalamus. Or c’est l’hypothalamus qui interprète les émotions, et décide si un stimulus sensoriel est plaisant ou désagréable. Dans le premier cas, il sécrète des endorphines responsables de la stimulation du centre du ronronnement. Mais l’hypothalamus libère également des endorphines opiacées  sous l’effet de la douleur, cette fois pour la réduire. Voilà pourquoi un chat ronronne de bien-être, mais aussi quand il souffre…. Le ronronnement joue un rôle très bénéfique et relaxant chez les humains, à tel point que l’on peut considérer que nos compagnons félins représentent un excellent anti-stress. Un CD de ronrons a même été commercialisé, même s’il ne remplace pas le contact avec un « vrai » chat…

     

    Vous pouvez toujours vous procurer cet ouvrage de Jean-Loup d'HONDT préfacé par Didier BOUSSARIE que nous proposons à 18,50 €.

    LA MINETTE, LE CHATON ABANDONNE...., Jean-L. d'HONDT, 978-2-918296-49-2

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