• 18 juin 1940... comment naissent les convictions d'un adolescent de seize ans !

    En juin 1940, alors que les bannières nazies flottaient déjà sur Paris, Robert SUDEY encore bien jeune, se souvient comment sont nées ses résolutions et celles qui l'ont poussé à vouloir s'engager du Périgord où il se trouvait sans qu'à ce moment-là il se doute qu'il allait bientôt opérer dans le domaine des explosifs. Il en témoigne dans l'ouvrage que nous avons choisi de rééditer à l'été 2013 pour le diffuser plus largement, en l'enrichissant de quelques points supplémentaires comme l'affaire du Train de Neuvic. Il les détaille.

    18 juin 1940... naissance de convictionsEXTRAITS..."C’est incontestablement en entendant l’appel historique du général de Gaulle le 18 juin 1940 que mes convictions d’adolescent ont commencé à se forger. J’avais alors une quinzaine d’années et j’avais jusqu’alors grandi sans cependant être vraiment à la charge de quelqu’un, grappillant ça et là les quelques rudiments de savoir utiles. Tant en Périgord qu’ailleurs, découvrant au passage maintes et maintes régions... Beaucoup de Français ignoraient, à ce moment-là, qui était de Gaulle, colonel de l’Armée Française. Nommé sous-secrétaire d’Etat à la Défense Nationale et à la Guerre début juin 1940, ce qu’on savait, c’est que l’homme avait de la suite dans les idées. Partisan d’une stratégie nouvelle de guerre de mouvement, il s’était évadé à cinq reprises durant la grande guerre de 1914-18. Agé de quasiment cinquante ans, on le disait en outre spécialiste de tout ce qui touchait au domaine des chars d’assaut. Au moment du conflit, il devait même être promu général de brigade à titre temporaire. Dès l’armistice, désavouant le gouvernement du maréchal Pétain auquel il reprochait d’avoir abdiqué sans se battre, les choses avaient été claires pour de Gaulle. Sans la moindre hésitation, il s’était prononcé en faveur d’une poursuite de la lutte armée contre l’envahisseur. C’est dans ces conditions qu’il ralliera l’Angleterre d’où il lancera son appel du 18 juin au peuple de France. Sans être ouvertement devenu gaulliste à quasiment seize ans, parce qu’il n’avait pas voulu reconnaître notre mouvement de résistants lors de sa mise en place, il m’était impossible de m’engager à ce moment-là. J’étais bien trop jeune pour pouvoir l’espérer, et même en demandant une dispense, il m’était interdit de pouvoir envisager donner une suite à mes rêves les plus fous. Je dus donc attendre d’avoir 17 ans et demi pour m’engager, d’autant plus motivé à lutter contre l’idéologie fasciste que nous venions de perdre mon frère qui avait été tué en 1939. Si j’évoque cette idéologie, c’est tout simplement parce que, comme beaucoup de combattants autour de moi, nous n’étions pas anti-Allemand mais seulement désireux de nous opposer à ce fascisme qu’Hitler personnifiait."

    Un lundi de l'année 2016 en fin d'après-midi à Antonne en Périgord, soixante-douze ans après, l'ancien maquisard de Trélissac Robert SUDEY a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur par le général Hugues MAGNY. En reconnaissance de ses états de service d'ancien combattant et résistant. Nous y étions et sept ans après avoir mis en chantier cet ouvrage qu'est devenu : Ma guerre à moi... résistant et maquisard en Dordogne, nous étions heureux cet après-midi là de voir que l'on rendait enfin hommage à la bravoure d'un homme de... 92 ans !

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