• Les Goebbels... Deux narcissiques suicidaires !

    Les Goebbels... Deux narcissiques suicidaires !

    Les Goebbels... Deux narcissiques suicidaires !

    Un ouvrage publié chez Héloïse d'ORMESSON par le biographe Peter LONGERICH revient sur la personnalité de Joseph GOEBBELS, le prince de l'antisémitisme, qui aide incontestablement à comprendre quel pouvait être le profil d'un homme pour le moins torturé ! Tout autant que pouvait l'être celui de celle qu'il avait épousée, Magda, se conformant aux souhaits de son mentor Adolf HITLER. Ce qui, pour certains historiens, ne manque pas de sel quand on connait les sentiments (ou plus exactement l'intérêt) qu'elle portait au dictateur, ne sachant pas encore que ce dernier frayait déjà avec une certaine Eva BRAUN, une jeunette de moins de vingt ans nettement moins dangereuse.

    Les différentes analyses montrent deux êtres narcissiques dont la finalité diverge quant à l'image qu'ils souhaitaient donner l'un et l'autre autour d'eux. Si Joseph GOEBBELS avait besoin d'un mentor en permanence, et de félicitations, son épouse, elle, s'appuyait sur une sorte de miroir susceptible de lui renvoyer une image qu'elle brûlait de voir parfaite. Ce qui est le propre de ce que les spécialistes attribuent aux pervers narcissiques. L'extrait du dernier film d'Antoine VITKINE où on la voit poser devant un peintre (photo en tête d'article) chargé de réaliser un portrait d'elle, est révélateur de ce qu'était Magda GOEBBELS et de ce souci d'image qu'il lui importait de ne jamais trahir. Au risque de devoir bannir de son existence ceux qui présentaient un danger pour elle, comme ce père, Richard Friedländer, qu'elle laissera déporter à Buchenwald !

    Les narcissiques veulent éblouir et ils cherchent à exister à la fois par leurs actes et par l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes. Parvenue au faite d'une certaine image et de la puissance qu'elle avait si longtemps convoitée, il ne pouvait être admissible pour Magda de perdre d'un jour à l'autre un statut comme le sien. Statut que risquait également de compromettre ses propres enfants s'ils étaient restés en vie une fois capturés par les Russes voire les Alliés. Son image se serait alors altérée « Si ça se trouve ceux-ci l'auraient reniée, a précisé l'historien Fabrice d'ALMEIDA, et cela elle n'en voulait pas ! » Elle ne pouvait donc qu'être sensible aux arguments de son époux maniaco-dépressif et à son projet de mise en scène dans le bunker. Pour préserver cette image post mortem Il fallait qu'ils meurent tous au nom, non seulement d'un sacrifice, mais d'une idéologie et, ce faisant, le monde entier en oublierait ce qu'ils avaient commis ! L'un comme l'autre.

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