• Edouard Duf... Bon sang, mais c'est bien sûr !

    Duf... Entre incompréhension et évidences !

    Duf... Entre incompréhension et évidences !

    Saul regarda autour de lui. Hormis la flasque renversée, il ne vit aucun désordre dans le salon structuré de Quentin. Le design moderne du salon aux murs laqués bleus détonnait avec une décoration s'inspirant d'un esprit médiéval. Des toiles de peintures plutôt jolies décoraient les murs ponctués d'armes blanches médiévales, le tout dans une parfaite symétrie. Pour un peu Saul imagina une armure reconstituée en voyant une arbalète semblable à celles du XIIIème siècle fixée au mur... Sur la table basse, un plateau avec deux tasses et les accessoires pour un café semblaient les attendre. Dans toute cette logique ossature structurée, il se dit que le père Quentin avait abusé de la flasque...

    Deux hommes donnant le sentiment de ne pas s'être vus depuis des lustres... C'est sans aucun doute cette chronique évoquant une complicité retrouvée, celle de deux hommes longtemps restés sans se voir qui m'a captivé au plus haut point. Peut-être aussi parce que, plus j'avançais dans ma lecture, plus les questions émergeaient en moi à propos de deux hommes que le destin semblait s'être échiné à séparer. Mais que s'était-il donc passé pour que Saul et Quentin s'éloignent ainsi l'un de l'autre et quel rôle avait pu jouer dans l'affaire cette Chantal, la compagne de Quentin, en admettant qu'elle ait pu en jouer un ?... Je dois avouer qu'au départ, rien de suspect n'aurait pu laisser supposer ce que j'allais ensuite découvrir, en dehors d'une description de retrouvailles, celles de deux anciens fêtards habitués à quelques excès et l'absence d'un chien comme il s'en trouve parfois dans les propriétés campagnardes, avec aboiements et une niche à l'extérieur ! Rien, du moins jusqu'à l'apparition de la dénommée Chantal surgie de nulle part, une créature qui semblait avoir élu domicile chez Quentin, le copain de Saul ! Rien jusqu'à ce que, les événements s'accélérant, on apprenne qu'un petit était né et que la compagne du maître de maison donnait le sentiment d'être une femme battue... Quentin, ce passionné d'armes médiévales et d'arbalètes, était-il donc un homme violent ou bien s'agissait-il d'autre chose...?

    De supposition en supposition, c'est vrai que les dernières pages de cette chronique d'Edouard DUF ne manquent pas de surprendre. Plus je poursuivais ma lecture, plus j'avais le sentiment d'y découvrir une sorte d'ambiance oppressante. Filmé, il n'y aurait manqué que le lancinant solo de l'ensemble de Dave BRUBECK jouant son "blue rondo à la turk" et rappelant l'un des succès de Claude NOUGARO et ce "A bout de souffle" ! Sauf qu'ici, dans la chronique de DUF, les rôles avaient été redistribués. La dénommée Chantal remplaçait Suzy, et il n'y avait pas de valise pleine de billets ni de balle perdue, ni enfin d'homme en cavale et ni de... Mais chut ! Procurez-vous Parfum de diable pour connaître le dénouement surprenant de cette chronique prometteuse qui a le mérite de tenir le lecteur en haleine jusqu'à la fin et de réserver bien des surprises !...

    Louis PETRIAC

    PARFUM DE DIABLE, Edouard DUF, ISBN n° 978-2-918296-4-23 - 18.50 €

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