• Richard Friedländer, le père juiif de Magda et la véritéRichard Friedländer, le père juiif de Magda et la vérité

    En 2010, on était encore loin d’être arrivés à réellement définir l'homme qu'avait été Richard FRIEDLANDER (phptp de droite). Peut-être aurait-il fallu sonder les milieux belges où l'homme devait avoir laissé une trace dans le domaine du cuir ? Difficile à dire. Evoquant l’influence des QUANDT au moment du mariage de sa fille Magda avec l’industriel en 1920, un ouvrage de Karine TUIL (1) publié voici sept ans donne un éclairage sur les relations qu’auraient pu avoir Auguste, la petite bonne des RITSCHEL et FRIEDLANDER.
    On y parle parfois de ce père que Günther QUANDT avait évincé, refusant d’épouser en 1920 la fille d’un Juif et aussi d’un homme à propos duquel on n’avait rien trouvé qui aurait permis de mieux connaître l'individu. Dans ce "Six mois, six jours" de Karine TUIL ces affirmations en précèdent d’autres où il serait finalement question d’une première rencontre entre Auguste BEHREND et Richard FRIEDLANDER qui n’aurait eu lieu… qu’en 1904 ! Soit plus de deux ans après la naissance de l'égérie nazie. Car, par le truchement de l’auteur de ce nouvel ouvrage romancé parlant des QUANDT, on laisse supposer que Richard FRIEDLANDER avait vingt-trois ans au moment de sa rencontre avec Auguste. S’il fallait prendre ces éléments en considération, il venait d'être nommé Chef de rang dans un restaurant du centre ville de Berlin où celle qui était devenue Madame RITSCHEL peu après la naissance de Magda, avait déjà ses habitudes. Grâce sans doute aux moyens qu'elle avait tirés de son union avec Oskar RITSCHEL. Cette belle femme blonde à la peau laiteuse qu'était la mère de "la chienne du Troisième Reich" affichait une sensualité tapageuse, une brutalité et un désir de domination ainsi qu’un goût maladif pour le pouvoir. Il n’y avait, précise encore Karine TUIL, que dans un lit que Richard FRIEDLANDER et Auguste BEHREND parvenaient à se retrouver. Magda avait donc de qui tenir, mais reconnaissons que les chiens font rarement des chats. Ces traits de caractère et de maintien semblaient avoir séduit un homme qui, dans d’autres ouvrages, a pourtant été présenté comme un négociant dans le domaine du cuir.

    Alors, qui a raison ? Karine TUIL et son Chef de rang ou ceux qui ont parlé de tanneur comme l'auteur russe Léonid GUIRCHOVITCH dans "Meurtre sur la plage". Pour ce dernier, l’heureuse idée de commencer un journal intime, la future Magda GOEBBELS la devrait en effet à un cadeau d’anniversaire de Richard FRIEDLANDER pour ses douze ans (nov. 1913), un homme qui aurait tenu après coup, toujours d’après l’auteur russe, un commerce d’articles de cuir situé dans une artère berlinoise du nom de Leipziger Straße. Probablement peu de temps après le retour d’Auguste et de Richard à Berlin et l’entrée en guerre des Allemands en Belgique, cause de leur départ de Bruxelles par des moyens extrêmes.

    Ce sont toutes ces approximations, tous ces mensonges d’Auguste aussi et le fait qu’Oskar RITSCHEL ait refusé de reconnaître à sa naissance la petite Magda, ainsi que l’aveu tardif de FRIEDLANDER quant à sa paternité à l’appui d’une carte de résident retrouvée dernièrement dans des archives et publiée par le média Bild Zeitung en 2016 qui amènent à un tout autre scénario que celui qui prévaut encore dans de nombreux commentaires. Un scénario qui sert énormément l'idéologie nazie et une propagande toujours aussi vivace. Car il est plus que probable que la première rencontre d’Auguste BEHREND et de Richard FRIEDLANDER ait eu lieu durant l’hiver 1900-1901 et que c'est d’une première liaison, qu'est née Magda. Difficile d'envisager que le jeune négociant ait donc attendu d’avoir vingt-trois ans pour connaître sa première femme, comme Karine TUIL le révèle dans ce qui reste tout de même un roman ! Il est tout aussi probable qu’Auguste, se sachant enceinte, n’ait pas voulu reconnaître elle-même sa faute et qu’elle ait refusé d’en informer un FRIEDLANDER qui donne le sentiment de s’être installé dès 1902 en Belgique. Un endroit où Auguste viendra le rejoindre dès 1904, juste après avoir divorcé de RITSCHEL qu’elle avait épousé peu de temps après la venue au monde de Magda.

    (1) Six mois, six jours

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  • Il a été le plus jeune patient à avoir ingéré de la soude !C'était en 1973, il n'avait que dix-huit mois, un âge où un bambin a tendance à tout mettre à la bouche ! Et que ce verre rempli de soude qui traînait à la cuisine semblait tentant pour le galopin qu'il promettait de devenir si !... Mais l'existence est parfois cruelle qui s'ingénie à transformer ce qui devait être, comme il le dit lui-même, "la pierre sur laquelle allait se construire un empire fait de mauvaises blagues". 

    Inutile de préciser qu'une fois les médecins alertés, le garçonnet fut immédiatement dirigé vers l'Hôpital NECKER des Enfants Malades, rue de Sèvres dans le XVème arrondissement où une opération d'une complexité extrême fut aussitôt diligentée. De l'avis d'un chirurgien, elle a même constitué en 1973 une première pour le monde médical car cette absorption de soude caustique avait gravement endommagé l'oesophage du petit garçon. Une trachéotomie et la greffe d'un bout de colon furent prescrits.

    A l'ensemble de ce parcours atypique pour un garçonnet, viendra un peu plus tard s'ajouter un autre univers, celui de la rue. Comme si le destin avait choisi de corser un peu plus l'affaire. Longtemps après, DUF témoigne. C'est vrai qu'avec un tel parcours, l'idée d'un livre ne pouvait que s'imposer ! Presque comme une leçon de vie qui pourrait en aider d'autres. Juste histoire de dire aux plus braillards d'entre nous qu'ils n'ont pas à se plaindre ! Une formidable leçon d'espoir que ce... Parfum de diable ! Pour se donner encore un peu plus de courage, il s'est parfois aidé de deux ou trois traits de crayon puisant au passage une couverture pour l'ouvrage qu'il s'apprête à livrer dans quelques jours.

    PARFUM DE DIABLE, Edouard DUF, ISBN n° 078-2-918296-4-23 - 18.50 €

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  • Il était le diable... et le petit ange de Magda, la chienne

    Il était le diable... et le petit ange de Magda, la chienneLèvres minces, regard perçant, visage émacié, avec une tête trop grosse en forme d'obus vissée sur un corps malingre, affligé d'une claudication due à une ostéomyélite invalidante... celui que Magda, la chienne du Troisième Reich, appelait "mon petit ange" n'avait a priori rien de séduisant. Et pourtant, pourtant beaucoup de femmes en étaient folles, fascinées. Sans doute, tout comme sa future femme, étaient-elles sensibles à l'énergie qu'il déployait lorsqu'il haranguait les foules en menaçant ses ennemis et les Juifs l'index levé ! Diplômé de l'université en avril 1921, cet artiste raté et déçu qui avait longtemps espéré voir ses écrits édités, avait beaucoup de choses en commun avec son mentor Adolf HITLER, un homme qui paraissait seul capable de lui apporter la reconnaissance dont il avait besoin en parfait narcissique. Son talent pour l'écriture de discours subversifs et la fabrication d'une image propre à aider les nazis à prendre le pouvoir, le permettront. Tout autant que sa hargne à vouloir séduire le premier jupon accessible comme le sera cette femme qu'était Magda.

    L'étude comportementale à laquelle s'est livré Peter LONGERICH dans une biographie récemment publiée s'attarde bien entendu sur ce narcissisme dont souffrait également celle qui deviendra son épouse en décembre 1931, Magda GOEBBELS. Les deux époux GOEBBELS étaient donc affligés, l'un et l'autre, des mêmes travers, ce qui explique leurs continuels affrontements. A une seule différence près, celle que, si Joseph était un maniaco-dépressif dont les travers pouvaient s'espacer, Magda était, elle, une... perverse narcissique en permanence dénuée d'empathie ! Ce que nous nous sommes efforcés de démontrer dans l'ouvrage qui vient de sortir et qui revient sur une personnalité magnifiée par une propagande efficace et des témoignages faussés provenant de proches comme sa propre mère qui n'avait pourtant pas su l'aimer lorsqu'elle était une fillette. Pour le plus grand malheur des six innocents qu'elle mettra au monde avant de les tuer faisant en sorte qu'ils ne sachent jamais qui elle était réellement ni ce qu'était le national-socialisme !

    MAGDA, LA CHIENNE DU TROISIEME REICH, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-43-0

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  • logo_format_jpeg.jpgIl nous semble utile de revenir sur les circonstances qui nous ont amené à assortir nos livraisons d'ouvrages à nos partenaires libraires d'un règlement à la commande lors de leurs achats inférieurs à 80 euros hors taxes. Alors qu'auparavant, DECAL'AGE PRODUCTIONS Editions, comme beaucoup d'autres maisons d'édition, pratiquait le 30 jours fin de mois en termes de facturation.

    La première raison tient au fait du trop grand nombre de relances que nous étions contraints de prévoir aux échéances de facturation restées la plupart du temps non couvertes. La seconde, au nombre croissant d'enseignes en difficulté qui souscrivaient, même pour des montants infimes, des engagements, sans pouvoir les honorer. Ce qui nous plaçait dans l'obligation de consentir, contraints, un report des échéances à trente ou soixante jours supplémentaires pour être sûrs d'être réglés.

    Or, les règles de facturation ont changé voici déjà quatre ans et la Direction générale de la concurrence (DGCCRF) a prévu depuis de modifier quelque peu les dispositions existantes. Sans doute pour contenir les quelques abus commis lors de la quasi-majorité des engagements commerciaux. En instituant, par exemple, une pénalité de 40 € qui, au même titre que les pénalités de retard perçues (au minimum 3 fois le taux d'intérêt légal fixé par la Banque Centrale Européenne), majore d'autant le montant des factures restées impayées à leur échéance.

    Des raisons essentielles qui ne pouvaient, pour éviter tout problème relationnel avec nos partenaires libraires, que nous pousser à exiger un règlement à la commande porté dernièrement pour les mouvements inférieurs à 80 € hors taxes. Sans oublier que les rappels aux échéances non couvertes nous demandaient un temps précieux et un suivi rigoureux, ce qui n'était pas sans poser d'autres difficultés au petit éditeur que nous sommes encore.

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  • 16 juin 1933... L'amant de Magda Goebbels est assassiné à Tel-Aviv

    16 juin 1933... L'amant de Magda Goebbels est assassiné à Tel-AvivVendredi 16 juin 1933... Haïm ARLOSOROFF (ci-dessus), chef de la section politique de l'Agence juive et haut responsable de la cause palestinienne à la Société des Nations, qui venait d'être hospitalisé à l'hôpital Hadassah de Tel-Aviv décède d'une blessure par balle. Après une tournée de deux mois en Europe et une courte visite en Allemagne nazie où il avait passé son adolescence et où il avait fugitivement revu son amour d'enfance Magda FRIEDLANDER, il était de retour en Palestine, une région où il s'efforçait de faire rapatrier les Juifs à présent en danger un peu partout et surtout dans le pays qui l'avait accueilli en 1914, lui, l'émigré russe.

    On a longtemps attribué cet assassinat aux nazis et à l'époux de Magda, un certain Joseph GOEBBELS, jaloux de l'ascendance qu'avait pu avoir ARLOSOROFF sur celle qu'il avait épousée dix-huit mois auparavant avec la bénédiction d'Adolf HITLER. On prétend même que deux émissaires nazis avaient été chargés de le supprimer loin de leurs bases ! Sans néanmoins que l'on suive le raisonnement de Tobbie NATHAN observé dans Qui a tué Arlozoroff qui voyait Magda GOEBBELS commettre elle-même l'acte avec le concours de tueurs. Jusqu'à ce que surgisse une toute autre piste, celle d'un dénommé STAVSKY, un extrémiste qui sera arrêté et même condamné à mort en 1934 avant d'être gracié puis acquitté faute de preuves suffisantes. Depuis, de nombreuses autres pistes ont surgi mettant même en cause Sima, la propre épouse du leader sioniste. Cette dernière qui avait tout intérêt à ce que la mort d'Haïm reste éternellement un mystère et qu'on l'enterre sans attendre a également semblé être une coupable idéale. D'autant que le couple ARLOSOROFF venait de se disputer et que Sima aurait livré aux enquêteurs des précisions qui, aujourd'hui encore, étonnent nombre d'observateurs. Et plus que les précisions apportées, l'attitude de la dame, notamment après l'agression. Comme le relate dans Meurtre sur la plage, l'auteur russe Léonid GUIRCHOVITCH, pour quelle raison Sima s'est-elle comportée comme elle s'est comportée après cet attentat ? N'importe quelle autre épouse aurait demandé du secours, envoyé quelqu'un chercher une ambulance... Et puis, n'était-elle pas, elle même, en possession d'une arme qu'elle aurait pu cacher dans un sac à main, sac qu'elle aurait dissimulé avant de commettre un tel acte. Pour certains des enquêteurs, quand on veut tuer un homme, on ne vise pas son ventre et l'agression, elle-même, prête à s'interroger. Ce qui est sûr, c'est qu'il reste un certain nombre de zones d'ombre autour de la mort de l'ancien fiancé de la chienne du Troisième Reich Haïm ARLOSOROFF sur cette plage, et que l'on ne saura probablement jamais qui a tué le leader sioniste ce vendredi-là. C'est aussi l'un des seuls faits que l'on a attribué à la perverse Magda GOEBBELS qui ne tient pas la route !

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  • Bella Fromm, la meilleure ennemie de Magda, la chienne

    Bella Fromm, la meilleure ennemie de Magda, la chienneJournaliste allemande d'origine juive, cultivée, auteur d'articles clandestins repris dans Blood and Banquets un ouvrage publié en 1943 aux Etats-Unis (couverture ci-dessus), Bella FROMM (photo ci-contre) a pu y développer les rencontres qu'elle avait faites durant les cinq premières années du Troisième Reich. Issue d'une famille de marchands prospères, elle comptait de nombreuses relations dans la haute société et la monarchie allemandes. Touchée par l'inflation en 1923, elle sera contrainte de donner à 33 ans un autre sens à sa vie et de chercher du travail, alors que, jusque-là, elle avait mené une existence aisée avec les siens.

    Devenue journaliste chez le Berliner Zeitung et le Vossische Zeitung, elle sera très vite amenée à y raconter qui étaient les gens qu'elle rencontrait, parfois dans les cocktails, et qui comptaient parmi les membres les plus influents du Troisième Reich. Elle couvrira aussi par la suite le domaine politique en reine incontestée des potins de salons. Personnalité de tout premier plan de la société berlinoise, elle a longtemps été inattaquable, grâce à ses liens avec les diplomates étrangers dont FRANCOIS-PONCET notre ambassadeur auprès du Reich. Ce sera le cas jusqu'en 1934 et face à un antisémitisme croissant. Elle sera d'ailleurs contrainte de quitter l'Allemagne en septembre 1938, peu avant la Nuit de Cristal et d'émigrer aux Etats-Unis, ne revenant occasionnellement dans son pays qu'après la guerre. Elle décédera en 1972.

    Son opposition de féministe à Magda GOEBBELS qu'elle avait croisée en décembre 1932 pendant le bal de l'organisation des femmes allemandes de l'étranger est connue. Sans doute avait-elle une perception particulière de la façon dont se comportait en société la Frau Doktor Reichsminister avec cette attitude glacée propre à un personnage dénué de la moindre empathie. Ce que cette dernière démontrera, tant avec ses enfants dans le bunker qu'avec son père Richard FRIEDLANDER. Alors qu'elle avait pourtant livré une opinion bien plus favorable sur Emmy GOERING, la seconde épouse du bras droit d'Adolf HITLER. Plusieurs biographes dont Anja KLABUNDE reviennent sur les différends ayant opposé les deux femmes, notamment quand la journaliste évoquera en 1933 la passion de Magda pour le bouddhisme. Pour la célèbre chroniqueuse mondaine, l'épouse du docteur GOEBBELS n'arrivait pas à apprécier la vie luxueuse qui s'offrait à elle et empoisonnait l'existence de son mari par ses continuels caprices. Bella FROMM livrera même dans son Blood and Banquets des impressions sur une autre de ses victimes préférées, le dictateur nazi lui-même, estimant que c'était un être asexué ou impuissant qui trouvait une sublimation sexuelle à travers la cruauté. Quelqu'un capable de se sentir attiré par le charme d'une femme, tout en étant frustré de ne pouvoir y répondre normalement.  

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  • Son père était à la villa des Liébard entre 1941 et 1945...

    Son père était à la villa des Liébard entre 1941 et 1945...Le père de l'enseignant d'allemand Gérard MEYER (ci-dessus), Maurice, faisait partie entre 1941 et 1945 de ceux qui, à la villa du Point-du-Jour, à Lyon, chemin de Champvert, secondaient le maître des lieux : Louis LIEBARD. Aux côtés d'autres formateurs comme Jean VERLINE, Roger HERMANN ou Maurice MIELLOT, Maurice MEYER a même souvent fait office de véritable second des époux LIEBARD. A ce titre, il a donc eu en charge la formation de beaucoup de jeunes gens dont les... COMPAGNONS DE LA CHANSON. Et les nombreuses archives conservées par les MEYER donnent un éclairage nouveau sur le début de cette prodigieuse épopée qui a pris naissance en octobre 1941 et s'est poursuivie sur fond de traque aux Juifs durant les années d'occupation nazie. Comme nous avons déjà eu l'occasion de le dire ici, fallait-il avoir foi en l'avenir pour ainsi projeter comme LIEBARD l'a fait, aidé au départ, de ses seules relations scoutes ! Cette histoire sur les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE est d'ailleurs édifiante à plus d'un titre puisqu'elle donne un éclairage nouveau sur ce vivier de talents exceptionnel qu'avait réussi à créer l'ancien assistant du Maître de chapelle de la cathédrale de Dijon.

    C'est sur la destinée de ces hommes de l'ombre que revient Jean-Jacques BLANC dans ce nouvel ouvrage sur les COMPAGNONS DE LA MUSIQUE. Parce que beaucoup de points n'avaient pas été suffisamment développés lors de la publication de notre second ouvrage sur les COMPAGNONS. Conscients de nous trouver soudain face à des témoignages dont peu avaient parlé et qui n'étaient souvent évoqué dans aucune des biographies parues, nous aurions peut-être dû lancer davantage de recherches. Mais, en 2008, qu'aurions-nous trouvé ? Certainement bien moins d'éléments que ceux que nous avons pu trouver à l'été 2014. Eléments qui viennent s'ajouter aux nombreux documents apportés par la Famille MEYER et par les enfants LIEBARD avec lesquels nous avons depuis beaucoup échangé.

    Un réédition d'ouvrage que nous proposons à 24,90 € prix inchangé et qui plaira, nous en sommes sûrs, à tous ceux qui se passionnent ou se sont passionnés pour cette période fantastique de la Chanson française. Une période qui accouchera de nombreux talents comme l'humoriste Jacques BODOIN, Marc HERRAND, les CINQ PERES et quelques autres.

    ILS ETAIENT COMPAGNONS DE LA MUSIQUE réédition, Jean-J. BLANC, ISBN n° 978-2-918296-32-4 

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  • Chez les Goebbels, y'avait cinéma tous les jours !

    Si c'est encore un secret pour beaucoup, pour quelques autres, cela ne fait plus de doute : chez les GOEBBELS, il y avait cinéma tous les jours, tellement les divergences et les sautes d'humeur entre les deux époux étaient nombreuses. Remarquez, il n'y a rien là d'extraordinaire chez un homme, Joseph GOEBBELS, qui avait pris en main la production cinématographique du Troisième Reich, présidant aux destinées des studios berlinois de l'U.F.A. Ce qui en revanche pourrait l'être c'est que chez les GOEBBELS, lui comme elle, Magda, on était un tantinet narcissique et aussi, faut-il le souligner, un brin suicidaire. A la moindre contrariété surgissaient parfois des solutions extrêmes... Mais sans doute ces deux êtres avaient-ils été niés dès leur plus tendre enfance, ce qui pourrait expliquer bien des choses au plan comportemental. Il  est certain qu'avec de tels parents suicidaires dans l'âme, les six petits GOEBBELS (1) étaient condamnés d'avance et bien avant que leur oncle Adi ne sonne la retraite dans son bunker de Berlin à la fin avril 1945 mettant un terme à une expérience dont l'Allemagne mettra quelques décades à se relever ! Beaucoup en sont même aujourd'hui convaincus : les gamins ne devaient jamais savoir ! Ni, qui étaient réellement leurs parents, ces narcissiques dérangés, au-delà de ces magnifiques clichés très propagande, ni ce qu'était le National-Socialisme que leur maman adorée glorifiait tant et coupable d'avoir tué ou envoyé à la mort la plus atroce des millions d'innocents en douze années d'existence !

    Evoquant ce carnage survenu dans le bunker hitlérien, un auteur a parlé dernièrement au micro de la RTBF de "suicide altruiste" ! Comme si Magda GOEBBELS, celle que l'on persiste encore à dépeindre comme une mère idéale, n'avait œuvré avec ses capsules de cyanure, que pour le bien de ses six petits. Alors qu'elle avait déjà eu en tête sept ans plus tôt un tel sacrifice sur cinq de ses enfants déjà nés !

    En quoi tuer d'autres personnes avec soi peut-il être un acte altruiste et considéré comme un acte d'amour ? Peut-être quand il s'agit d'épargner à ces personnes une fin de vie difficile comme pourrait le faire une mère ôtant la vie à un enfant handicapé. On est cependant ici, avec Magda et Joseph GOEBBELS, loin de ce suicide altruiste auquel on voudrait nous faire croire. C'est la britannique Emma CRAIGIE qui, lorsqu'elle évoque dans un ouvrage la fin de vie de la petite Helga, l'aînée des enfants GOEBBELS, parle de son éloignement avec une mère qu'elle ne comprenait plus. Mélancolique et un tantinet délirante, "notre chienne" l'était et depuis déjà un certain nombre d'années. Davantage depuis qu'elle avait vu sa rivale Eva BRAUN gagner le cœur de celui sur lequel elle avait prévu de jeter son dévolu en 1931 et qui lui avait demandé d'être "entière" avec lui. Pour le psychiatre Roland COUTANCEAU, l'empoisonnement des six petits était  un acte totalitaire, celui d'une personne profondément égocentrique, immature et fusionnelle considérant les autres comme une partie d'elle-même.

     

    (1) Le septième (à droite sur la photo du haut), Harald, né des amours de leur mère avec le gros Günther Quandt, âgé de 25 ans au moment du carnage du bunker et emprisonné par les Alliés, échappera à au triste sort de ses demi-frères et sœurs.

    Chez les Goebbels, y'avait cinéma tous les jours !

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  • Le terrible secret de la tueuse d'enfants du bunkerAlors que l'on s'apprête à visionner le 21 novembre prochain sur FRANCE-TELEVISION un nouveau film évoquant l'égérie nazie Magda GOEBBELS (1), film qui s'appuiera une fois encore sur des éléments issus de la propagande du Troisième Reich, nous ne pouvons que regretter que l'on ait aussi peu tenu compte des dernières recherches entreprises par l'historien allemand Oliver HILMES et le russe Léonid GUIRCHOVITCH quant aux origines de l'épouse de Joseph GOEBBELS.

    C'est pourtant grâce à son père Richard FRIEDLANDER (et non son beau-père) dont elle oubliera l'existence une fois devenue nazie que la future Frau GOEBBELS a pu, lorsqu'elle était pensionnaire aux Ursulines de Vilvoorde en Belgique, consigner dans un journal intime ses premiers tourments. Ses premières espérances aussi. Un cadeau d'anniversaire symbolisé par un luxueux album orné, que ce père attentionné, marchand de cuir, lui avait offert en novembre 1913 pour... ses douze ans. S'en voulait-il de ne pas avoir été présent lors de sa naissance douze ans plus tôt et d'avoir dû se séparer à Berlin de celle pour laquelle il éprouvait un tendre sentiment ? Cette petite bonne égocentrique et dissimulatrice qui savait y faire avec les hommes ? En admettant que celle-ci l'ait informé que de leurs nuits d'amour de l'hiver 1901 était née une fillette ? Pas sûr ! Cette petite bonne qu'il a donné le sentiment de ne jamais avoir oubliée, il l'invitera à partager son nouveau domicile belge une fois qu'elle se sera séparée d'Oskar RITSCHEL, le fils de ses patrons qu'elle avait cru devoir épouser après avoir accouché, très probablement pour se mettre à l'abri du besoin. Un stratagème qu'elle utilisera une fois encore lorsque sa fille Magda unira un temps sa destinée à l'une des fortunes les plus en vue, Günther QUANDT qui, lui aussi, n'était pas disposé à conserver près de lui un... beau-père juif ! Un véritable malheur pour Richard FRIEDLANDER qui perdra successivement tout ce à quoi il s'était attaché !

    "Dorénavant, avait écrit dans ce journal intime une Magda déjà en avance pour son âge à treize ans, je noterai ma vie jour après jour, et tout ce que je considère comme étant de mon devoir de transmettre à mes descendants. J'ai choisi ma devise : Oublier la sagesse. Mon chiffre porte-bonheur sera le sept et j'aurai autant d'enfants, garçons et filles. Ma lettre porte-bonheur : le H, comme Heinrich HEINE". Un aveu contraire aux recommandations de Sœur Ursula qui estimait au couvent des Ursulines qu'il était nocif de lire HEINE à l'âge de douze ans. Une annotation qui contredit également une version fabriquée de toutes pièces par la propagande nazie et consistant à affirmer que tous ces H, première lettre des prénoms choisis pour ses enfants par la future Magda GOEBBELS l'avaient été à partir de 1932 pour honorer Adolf HITLER dont Magda s'était éprise dès leur rencontre de septembre 1931 au Kaiserhof de Berlin. Ne fallait-il pas absolument, dès cette rencontre et son mariage avec Joseph GOEBBELS, fabriquer à la perverse nazie un curriculum vitae sans taches et cette adoration pour Heinrich HEINE, un poète juif ne devait donc pas transparaître ! Pas plus qu'elle pouvait être la fille de Richard FRIEDLANDER, un autre Juif, qu'on enverra croupir à Buchenwald où il mourra, oublié de tous ceux qu'il avait aimés ! On fera donc de ce dernier et pour la postérité un beau-père attentionné et non le géniteur d'une demoiselle avide de pouvoir et de puissance. Une perverse manipulatrice dénuée du moindre sentiment qui n'aspirait qu'à faire plier les plus faibles et... qui sacrifiera six de ses sept enfants pour qu'ils ne sachent jamais qui étaient leurs vrais parents et ce qu'était réellement le National-Socialisme ! En organisant autour de son suicide avec le concours de son époux une mise en scène destinée à tromper le monde. L'un des jeux de dupes dont l'Histoire aura été le témoin, sans hélas avoir rien pu changer ! 

    (1) En seconde partie de soirée. 

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  • Une terrible vérité pour les nazis !

    C'est un livre publié en mai 2016 par l’historien et écrivain Oliver HILMES « Berlin 1936 », qui évoque le premier, « un certificat de résidence de commerçant » du juif Richard FRIEDLANDER sur lequel il est précisé qu'il est le père d'une certaine Magdalena, née le 11 novembre 1901. Elle deviendra plus tard la femme modèle du futur ministre de la propagande d'Adolf HITLER dont on avait fait une « pure Aryenne ». Dans un article publié à propos de la sortie de cet ouvrage, le média BILD rappelle que lorsque Magda est née, sa mère Auguste n’était pas mariée. C'est un dénommé Oskar RITSCHEL, fils d'un constructeur, qui a vécu pendant quelques années avec Auguste BEHREND qui fera figure de "père d'accueil". Celle-ci finira cependant par épouser en 1908 Richard FRIEDLANDER, devenu marchand dans le domaine du cuir. Le média se demande dans son article : « pendant combien de temps elle avait été en contact avec le Berlinois qu'était FRIEDLANDER, né en 1881, un point qui reste obscur, » écrit BILD, évoquant un « double jeu » de la future Madame GOEBBELS qui suppose une conception implicite de l'égérie nazie par FRIEDLANDER, comme est en mesure d'en témoigner le certificat de résidence retrouvé.

    BILD évoque dans cet article un journal intime et ce que l'on sait d'un camp de concentration, celui de Buchenwald, où Richard FRIEDLANDER a été déporté en 1938 et où il mourra un an plus tard. Il est clair que les nazis avaient privilégié une version à propos de Magda GOEBBELS, celle d'une "moitié juive" ayant un beau-père juif et donc en effaçant systématiquement toute trace de la réelle paternité de Richard FRIEDLANDER. Paternité soulignée par Joseph GOEBBELS en juin 1934 dans son journal en des termes d'une précision redoutable pour leur ménage et qui constituait une terrible vérité pour les nazis. On imagine cette « chose terrible apprise par Magda », évoquée également par BILD. Ce qui n'empêchera pas l'une des femmes les plus puissantes du Reich de laisser FRIEDLANDER mourir dans le camp de concentration de Buchenwald. Peut-être aussi pour que cette chose terrible soit durablement effacée des mémoires. Nous ajouterons qu'il serait tout à fait possible que ce soit la mère de Magda qui ait livré à sa fille, en juin 1934, ces quelques précisions sur la courte liaison qu'elle avait eue avec Richard FRIEDLANDER durant l'hiver 1900-1901 et qui explique aussi qu'Oskar RITSCHEL n'ait pas voulu reconnaître Magda à sa naissance comme étant sa propre fille.

    C'est un autre auteur et chercheur, le Russe Léonid GUIRCHOVITCH qui revient sur l'existence d'un second document, ce journal intime de Magda GOEBBELS, dans un ouvrage publié chez VERDIER en 2014. Un journal qui aurait pu transiter par l'intermédiaire du premier fils de Magda, Harald QUANDT et qu'on a, depuis, soigneusement caché. C'est vrai que l'héritage GOEBBELS-QUANDT n'est pas très propre et que, comme chez IG FARBEN, on aura utilisé beaucoup de main d'œuvre juive déportée pour enrichir un groupe dont Günther QUANDT avait déjà fait un monstre de puissance avant guerre !

    Or, surprise des surprises, c'est à moment où l'on évoque les dangers d'un révisionnisme visant à "arranger" des vérités dérangeantes pour les nazis que l'on s'obstine à nier ce que des historiens et chercheurs avaient mis en lumière ces derniers temps ! Et notamment cette paternité de Richard FRIEDLANDER que la perverse Magda avait effacé de sa mémoire ! Comprendra qui pourra !

    MAGDA, la chienne du Troisième Reich, Louis PETRIAC, 20 € - ISBN n° 978-2-918296-43-0 

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  • Magda, la chienne... Ne vous fiez pas à Amazon !

    Magda, la chienne... Ne vous fiez pas à Amazon !L'appétit vient en mangeant et l'appétit d'Amazon.fr est désormais connu tout autant que la débrouille utilisée par l'affairiste américain. Pas seulement pour avoir accès à des aides financières non remboursables destinées à soutenir de prétendus emplois promis à des travailleurs français lors d'une implantation sur le sol français, mais aussi en évitant parallèlement de régler les impôts mis à la charge du distributeur par l'Etat français. Chez BNP PARIBAS, cette débrouille a un nom : l'optimisation et la banque, elle-même, est assez friande de ce genre d'astuces utilisées tant au plan fiscal qu'au plan commercial, même lorsqu'elle lui vaut d'être condamnée par les tribunaux US à de lourdes amendes. Ce qui est sûr, c'est que cette débrouille est efficace pour capter un maximum d'achats et des clients qui, abusés par des effets d'annonce, choisissent de ne pas aller voir ailleurs. Notamment lorsque le site trompeur d'Amazon.fr annonce une rupture de stocks alors qu'il n'y a jamais eu de partenariat de conclu ! Ni avec l'auteur, ni avec son éditeur ! 

    Nous avions déjà attiré l'attention dans un précédent article et nous nous voyons à nouveau contraints de dénoncer les méthodes utilisées. Certes, la ficelle est un peu grosse mais cela fonctionne. On doit se dire que ceux qui s'étaient promis d'acquérir Magda, la chienne chez Amazon.fr choisiront de différer leur achat et ce seront autant de ventes qui échapperont de ce fait à la concurrence du géant US et aux libraires !

    Mais pour quelle raison n'avons-nous pas voulu travailler avec Amazon ? Tout simplement parce que le géant américain ne paie pas les premiers livres dont il est doté ni le moindre frais de port ! Et lorsqu'une vente survient, elle n'est réglée qu'à hauteur de 50% du prix du livre et au terme d'un délai anormalement long. Ce qui revient pour un petit éditeur à se mettre complètement dans le rouge si du moins il a choisi de céder à un tel partenariat. Cette pratique assimilée à du dépôt-vente se trouve donc être un dépôt-vente très coûteux puisqu'avec les frais de port, la rémunération d'Amazon coûte 60% à un petit éditeur ! Hors bien sûr la conséquence des délais de règlement supportés !

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  • Comme quelques autres... la rue pour seul abri !

    Comme quelques autres... la rue pour seul abri !Après avoir goûté à la soude caustique à l'âge de dix-huit mois, il y a eu... la rue ! Comme il le dit lorsqu'on évoque cette parenthèse avec lui, "Si certains ne s'en sortent pas et se noient dans les égouts de la vie dans un flot urbain, et si tant est que cela puisse être une vie, j'ai rapporté de ce voyage un sens aigu de la valeur des gens, et des objets simples comme des chaussures ou un sac à dos qui prennent tout leur sens. Lorsque j'étais errant, j'ai eu droit aux rafles des Kapos, et aux rencontres malencontreuses ou fantastiques. Un univers sale, mais qui révèle une faculté d'adaptation précieuse. Encore une fois les dieux sont intervenus en mettant sur mon passage bien des accidents de la vie ! Un chemin sulfureux où les tentations maléfiques sont légion, laissant place au témoignage d'un être balloté par l'extrême, mais toujours vivant.

    L'ouvrage de ses galères enrichissantes, son ouvrage, paraîtra à la mi décembre prochain. Vous pouvez déjà le réserver, ne serait-ce que pour encourager une initiative qui méritait d'être mise en avant ! En pré-vente à 16,50 € jusqu'au début décembre.

    PARFUM DE DIABLE, Edouard DUF, ISBN n° 978-2-918296-43-0 - 18,50 €

     

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