• Ecrivain public au début des années quatre-vingt dix, avant de devenir éditeur !

    Ecrivain public au début des années quatre-vingt dix, avant de devenir éditeur !Des débuts d'écrivain public qui auront marqué, à jamais Louis PETRIAC ! C'était en... 1991 !

    Je ne saurais dire combien de délicieux tourments ont été ainsi relatés par celui ou celle qui s’était arrêté(e) de vivre en pensant à l’élu(e) de son cœur, révèle-t-il dans son dernier ouvrage. Car les individus de sexe masculin n’étaient pas les seuls à s’arrêter chez moi pour me parler de leurs tourments sentimentaux et il m’est arrivé, assez souvent, de produire des écrits de femme destinés à un homme. Mais oui mesdames ! Un ancien agent immobilier de Lot-et-Garonne, qui nous a quittés aujourd’hui, me demandera même, convaincu, de me charger de l’intégralité de sa correspondance sentimentale et de déclarations qu’il souhaitait malgré tout pondérées et pas trop brûlantes !

    Il faut bien reconnaître qu’avec le Minitel, les occasions de rencontres ne manquaient déjà pas au début des années quatre-vingt-dix et qu’il fallait souvent assurer du brûlant. Tapez CUM3615 nous suggéraient certaines publicités affriolantes affichées sur nos murs ! Sans avoir moi-même tapé, j’avoue – et cela ne s’invente pas – que j’avais failli me retrouver aux Lèches dans le cadre d’un emploi à temps partiel ! Les Lèches, en Périgord, mais si, mais si ! je ne plaisante pas ! Cette localité existe bel et bien et, comme dirait le regretté Michel Galabru dans le film sur les Ch'tis, elle n’est pas dans Le Norrrd ! Avant d’emménager rue Sebatpopol, je ne plaisante toujours pas, juste avant de lancer mon projet d’écrivain et d’écouteur public ! Un homme aux lettres d’amour, rue Sebatpopol, cela ne manquait pas de sel et cela aurait amusé notre regretté Coluche et quelques autres humoristes comme notre ami Laurent Gerra ! J’aurais à coup sûr été un dindon de la farce particulièrement bien léché avant de devenir ce volatile que l’on a essayé de truffer de plombs pendant vingt-cinq ans ! Et s’il a fallu y renoncer à cet emploi, c’est surtout parce que j’ai la conviction que j’avais la voix trop grave et que je portais vraiment trop mal le porte-jarretelles ! Pourtant, un volatile en porte-jarretelles, cela aurait été le top, non ?

    SUS AUX VOLATILES... sort actuellement et vous pouvez déjà vous le procurer.

    SUS AUX VOLATILES ! LA CHASSE AUX PIGEONS EST OUVERTE... ISBN n° 978-2-918296-41-6

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  • Un très beau texte de Jean BroussolleEn recherchant au cœur du temps quels avaient été les apports du regretté Jean BROUSSOLLE pour les besoins de notre dernier ouvrage, nous sont revenus en mémoire des collaborations dont on ne parle aujourd'hui quasiment plus. Et pourtant ! Pourtant, en 1952, juste avant que Jean rejoigne les COMPAGNONS DE LA CHANSON, il avait découvert un univers à sa mesure d'auteur épris de beaux textes. Un univers qui avait failli faire tout d'abord de lui un journaliste avant que la musique et la composition ne finissent par s'imposer à lui. 

    Ainsi le comédien Pierre BRASSEUR et sa future épouse Catherine SAUVAGE ont-ils croisé Jean BROUSSOLLE. De leur collaboration en écriture naîtra ce Ouvert la nuit que le comédien prend plaisir à présenter avant que Catherine chante. Toujours autour d'André POPP, l'ami vendéen de Jean, à l'époque pianiste de bar, ils enregistreront plusieurs disques ensemble où l'ancien étudiant en Lettres de la Fac de Lettres de Clermont-Ferrand donnait déjà tout un aperçu de ses compétences. Avec certains accents que l'on retrouvera un peu plus tard dans ce magnifique Compagnon en tournée, vu par lui-même.

    Ce double portrait consacré au duo magique d'années exceptionnelles est en vente à 26 euros.

    JEAN-P. CALVET - JEAN BROUSSOLLE, LE DUO MAGIQUE, ISBN n° 978-6-018296-40-9

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  • Editeur des Compagnons

     

    image_couverture_j_prast_copie.jpgC'est fin 2006 que je me suis rendu compte que le concept d'écrivain public auquel je venais de consacrer plus de quinze années de travail et d'efforts avait vécu. Malgré la croissance continue d'un nombre appréciable d'illettrés et de personnes de moins en moins capables de maîtriser un écrit ! Et puisque j'avais choisi de mettre un terme à une expérience devenue de plus en plus difficile à soutenir, je me devais aussi de dire pourquoi j'avais fait ce choix. Un ouvrage consacré à cette résolution (ci-contre) m'y a aidé dont on n'a pas assez parlé : Au-delà de la passion* avec un titre qui résume, à lui seul, le thème. Comment d'ailleurs, sans passion, aurais-je pu rester vivant après quinze années de difficultés passées à faire front à tout un lot de vacheries diverses ? Dont celle d'une caisse de retraite qui est aujourd'hui enfin montrée du doigt ? Une caisse de retraite que je dénonce dans un dernier ouvrage consacré à une chasse aux pigeons ? Après m'être battu comme je m'étais battu et avoir autant résisté, il était normal que je finisse par me convaincre qu'il existait d'autres pistes que celles que j'avais empruntées quinze ans durant et que je devais, sans attendre davantage, me mettre en quête d'idées nouvelles. Et chacun le sait, il suffit souvent de vouloir très fort quelque chose pour trouver l'énergie et les moyens dont on a besoin.

    Il est vrai que depuis quelque temps déjà, après avoir jeté les bases d'un concept éditorial de proximité : DECAL'AGE PRODUCTIONS EDITIONS. je m'étais ouvert à d'autres travaux que ceux dévolus d'ordinaire à un écrivain public. En rédigeant par exemple des biographies ou des parcours de vie, ou en aidant certaines personnes à dépasser des traumatismes en faisant appel à une sorte d'écriture médicament. J'en étais convaincu, La communication par l'émotion que je proposai avait, indiscutablement, un rôle à jouer à l'époque d'une recrudescence de la perversion narcissique, une saloperie qui avait failli me pousser à capituler. Définitivement, quelques mois plus tôt. Aussi, quand s'est présentée l'opportunité d'ajouter une palette supplémentaire à mes prestations, l'ai-je saisie.

    Et c'est ainsi que, assez vite, aux côtés d'un premier ouvrage grand public consacré aux COMPAGNONS DE LA CHANSON, d'autres réalisations tout aussi suceptibles de s'écouler ont été entreprises. Malgré, devrais-je dire, le peu de crédit que les médias locaux accordaient à un ancien écrivain public qui ne devait avoir de réussite que celle d'avoir échappé à la rue après quinze années de lutte. Ah, le scoop, le scoop !... Fallait-il vraiment croire à sa bonne étoile et avoir autant d'énergie que celle que j'ai pour avoir, à la fin de cette année 2006, lancé et proposé ce que je proposais à presque soixante ans. Je dois dire que le site de la communication par l'émotion m'y a aidé, ainsi que les séances dédicace que j'ai su organiser pour compenser ce mépris regrettable de certains médias. Mais peut-on en vouloir à des gens dont on sait aujourd'hui qu'ils ne sont sensibles qu'aux scandales susceptibles d'évoquer le comportement de certains de nos responsables ou leurs parties fines !

    Ce qui continue de me porter aujourd'hui à 68 ans alors que d'autres s'ennuient dans ce qu'ils font en comptant les heures et en s'aidant de temps à autre d'un Lexomil ou d'un peu de daube, voir d'un verre ou deux ? Sans aucun doute la conviction de parvenir un jour à convaincre les plus sceptiques de mes détracteurs que j'aie quelque chose à leur apporter et que je peux les aider. Et ça, vous voulez que je vous dise, ça n'a pas de prix !

    Louis PETRIAC

     

    * Au-delà de la passion, ISBN n° 978-2-952411-7-21 

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  • Disposer de votre propre ouvrage...Editeur de proximité, notre métier premier chez DECAL'AGE PRODUCTIONS éditions est de concevoir des ouvrages, et pas seulement de publier ceux qui nous sont proposés. D'ailleurs, avant de publier la vingtaine de ceux qui figurent sur notre catalogue, nous avions débuté dans le métier en créant et en nous efforçant de valoriser ce qui nous était soumis. Une tâche que nous avons d'ailleurs poursuivie tout au long des dernières années.

    Le document réalisé en format PDF dont vous pourrez prendre connaissance ici  vous donnera une idée des formules que nous proposons à ceux qui ont prévu de réaliser eux aussi leur livre ! Et après tout, pourquoi ne vous lanceriez-vous pas !

    Si le cœur vous en dit, contactez-nous sans attendre ! Avec un simple mail que vous nous adresserez sur : decal-age.productions@laposte.net ou un appel sur nos lignes. Pour que nous vous éclairions davantage, où que vous vous trouviez en France, voire à l'étranger !

    A bientôt peut-être !   

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  • 161 éditeurs viennent à ce jour de rejoindre la plateforme ExpressEditeur.com, un concept auquel nous avons également adhéré, conscients que la petite édition se devait d'être mieux représentée en librairie et chez les différents points de vente qui proposent des ouvrages en ligne ou dans leurs échoppes. Le but est de parvenir à fluidifier les échanges entre les éditeurs et les libraires afin que les délais d'acheminement des ouvrages commandés soient ramenés à leur plus simple expression.

    Désormais 5 500 clients points de vente du livre en France ont accès à cette plateforme qui devrait grandement faciliter et fluidifier les échanges entre librairies et petits éditeurs.

    Pour accompagner la notoriété de cette plateforme et lui donner une place centrale pour ce type d'échange, nous avons accepté de relayer ici cette initiative pour que ce nouveau canal de commande puisse être connu. S'il ne l'est pas déjà.

    editeurs@expressediteur.com

    Plateforme d'achat petits éditeurs

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  •         Marc pianiste énergique

    Marc HERRAND avec sa hargne de créateur quand il se plaisait à jouer les Arthur Rubinstein au piano.  

     

    Lors de la création des Trois cloches, malgré ce qu'il ressentait pour Edith PIAF, Jean-Louis JAUBERT redoutait que ce soit les compagnons de la chanson qui deviennent des cloches ! "Avec l'habileté et l'adresse qui nous caractérisaient à l'époque, avait-il précisé malicieusement avant de nous quitter, nous avions répondu négativement à sa prière". Mais, leur bienfaitrice était décidée à leur imposer un changement de répertoire et son obstination contribuera à lever progressivement toutes les oppositions. En dépit de quelques coups de gueule et de quelques éclats de voix ! Car il était fréquent, après avoir encensé untel ou untel, qu'Edith choisisse de les habiller pour l'hiver, une fois leur dos tourné ! Mais elle était ainsi et c'était la seule femme avec laquelle les Compagnons acceptaient de s'engueuler gentiment !  

    Le 9 avril 1946, avec des Compagnons convaincus définitivement qu'une chance se présentait avec ces Trois cloches, on se livrera à quelques essais. Les premiers ! Certes, l'histoire est encore loin d'être entendue, ce serait même de l'avis de quelques-uns d'entre eux une véritable catastrophe ! Et pourtant... Pourtant Marc HERRAND (photographié en tête d'article par un média de l'époque) avance, patiemment !... En moins de deux mois, son envie de cloches va se révéler la plus forte et, jour après jour, il va arriver au but qu'il s'était fixé, en faisant sonner les voix de ses partenaires et amis comme des cloches. "Je voulais peindre avec les voix" dira-t-il bien plus tard. Malgré les propos injustes qu'il tient à l'égard des COMPAGNONS DE LA CHANSON dans son ouvrage consacré à Edith PIAF*, le biographe Emmanuel BONINI parle fort justement de sonorité lorsqu'il évoque le gigantesque travail d'arrangement mené par Marc HERRAND qui n'avait à l'époque que... 21 ans !  

    Que de répétitions, que d'exigences déclinées parfois dans un climat passionnel ! Un travail magnifique dû au seul professionnalisme du jeune chef de musique des COMPAGNONS DE LA CHANSON, et à son sens du perfectionnisme aussi ! Au point qu'Edith, séduite à son tour par l'arrangement musical du jeune Alsacien, va même se résoudre à proposer à ses protégés d'interpréter la chanson avec eux ! Elle interviendra dans les refrains et le jeune Fred MELLA âgé de 22 ans prendra les couplets... La bataille est gagnée, il ne reste plus qu'un peu d'organisation à mettre en place ! Au prix souvent de bien des difficultés mais qu'importe ! Les jeunes gens et Edith iront jusqu'à reprendre la chanson en sourdine dans le métro sous le regard ébahi des voyageurs ! La dernière décade d'avril au Théâtre de l'Européen leur permettra de répéter encore et encore jusqu'à cette soirée mémorable au Club des Cinq où, devant leur complice Jean COCTEAU, ils se livreront à une première interprétation devant un public conquis. La suite, on la connaît ! La chanson sera très vite en tête de tous les charts de l'époque et sera même considéré comme l'un des grands succès de la Chanson française de l'année. Au point, outre-atlantique, de permettre à son héros Jean-François NICOT de devenir au cours des années suivantes et progressivement un inoubliable Jimmy BROWN ! Plus de cinquante ans plus tard, la chanson convainct encore et la vedette australienne Tina ARENA en a fait un remake au début des années 2000 ! En français s'il vous plaît !  

    Depuis ces années magiques et quelques autres créations empreintes de génie comme Le prisonnier de la tour ou Le galérien, beaucoup ont oublié qui était Marc HERRAND et pourquoi, en mars 1952, il avait choisi de quitter les COMPAGNONS DE LA CHANSON pour épouser une autre star de l'époque : Yvette GIRAUD. Dans un portrait qui sortira en juillet prochain et qui contient quelques documents et révélations, au moment même de la sortie de plusieurs autres documents évoquant la longue carrière des anciens partenaires de Marc, Louis PETRIAC revient sur le profil d'un homme. Sans aucun doute l'un des plus attachants de la Chanson française d'après guerre. Avec le dernier ouvrage consacré à Jean BROUSSOLLE et Jean-Pierre CALVET, sans doute une autre très belle idée cadeau pour les fêtes qui approchent. 

    MARC HERRAND, un inoubliable grand Monsieur de la Chanson française, Louis PETRIAC, 22 euros    

     

    * PIAF, la vérité, Pygmalion, 2008. 

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  •     

    On le sait aujourd'hui, la plupart des vedettes et des hommes politiques font appel à des "nègres" pour rédiger les ouvrages qu'ils signent et dont ils aiment qu'on leur attribue la paternité. Mais ce que l'on sait moins, c'est que cette pratique remonte déjà à pas mal d'années, voire même à quelques siècles. Ainsi, en était-il d'Alexandre DUMAS auquel on prête une association avec un certain Auguste MAQUET, sans que l'on sache très exactement combien d'oeuvres ont été de la sorte conçues en collaboration et si les plus grands succès de DUMAS font partie du lot. Plus récemment, l'association de l'ancien affairiste et pape du western financier  Paul-Loup SULITZER* (voir l'extrait vidéo ci-dessus) avec un certain Loup DURAND avait fait beaucoup jaser. Surtout après le succès retentissant des premiers ouvrages d'un homme que le Tout-Paris présentait comme l'une des personnalités les plus en vue des années quatre-vingt. Avant que quelques déboires matériels et de santé ne terrassent un homme qui, aujourd'hui, n'est plus que l'ombre de ce qu'il avait été au temps de sa splendeur et de sa collaboration avec Loup DURAND. Nous rappellerons que leur association avait été révélée par Bernard PIVOT sur le plateau de l'émission Apostrophes diffusée sur France-Télévision.  

    Depuis, le nombre de ces rédacteurs professionnels s'est accru sensiblement, sans doute en lien avec une génération qui est à présent très axée sur l'image et qui est beaucoup moins à l'aise pour écrire. Ce qui a, en revanche, changé au fil des années, c'est l'aspect discrétionnaire qui caractérisait de tels attelages voici encore une vingtaine d'années. Sans doute pense-t-on aujourd'hui que les personnalités n'ont pas le temps de se mettre à l'écriture et qu'il est même normal que la plupart des hommes politiques ou célébrités, pour ne parler que d'eux, soient entourés de leur propre nègre. Sans que l'on songe un seul instant à nier leurs qualités rédactionnelles. Du moins pour la plupart. On prête ainsi à l'un des anciens responsables de l'UMP, Roger KAROUTCHI, pour la rédaction d'un ouvrage traitant de son homosexualité, une collaboration avec l'ancien journaliste de Libération Guy BENHAMOU. Jean-Paul BRIGHELLI, ancien professeur de lettres à Marseille et normalien, a, lui, gagné une certaine reconnaissance depuis la sortie d'un ouvrage dans lequel il mettait en cause l’école : La Fabrique du crétin publié aux éditions Jean-Claude GAWSEWITCH. Parler des cancres l'a indéniablement servi. Son autre titre de gloire, les mémoires du maire de Levallois-Perret et ami de l'ancien Président de la République : SARKOZY, Patrick BALKANY, dans lequel celui-ci confessait avoir eu une aventure avec Brigitte BARDOT. Dans un tout autre ouvrage conçu avec Jean-Louis BORLOO et publié chez Ramsay en 2002, Jean-Paul BRIGHELLI raconte aussi une collaboration qui, elle, se serait soldée par un échec. On prêterait par exemple à l'écrivain DAN FRANCK une collaboration avec le footballeur Zinedine ZIDANE et avec la chanteuse de varités Rika ZARAI. L'ancienne ministre de la Culture et de la Communication Christine ALABANEL aurait écrit pour Jacques CHIRAC avant de prendre la direction du Château de Versailles et d'être appelée un peu plus tard à des responsabilités ministérielles. De la même façon et ce n'est plus un secret pour personne, il est établi qu'Henri GUAINO, l'ancien secrétaire général de l'Elysée, qui s'apprête à lancer sa candidature au poste de Président de la République rédigeait la plupart des interventions de Nicolas SARKOZY et qu'un dénommé Eric DUMOULIN aurait prêté sa plume à Jean ARTHUIS, Roselyne BACHELOT, Edouard BALLADUR et même à Valéry GISCARD d'ESTAING.

    Mais si les personnalités avouent un peu plus souvent quels "nègres" il leur arrive de faire travailler, il en est tout autre de ces écrivains d'occasion qui ont beaucoup plus de mal à reconnaître que "leur livre" a en fait été conçu par un rédacteur professionnel. Pour beaucoup de ces gens plus ordinaires que nous côtoyons, avoir écrit un ouvrage est une étape, voire une sorte de reconnaissance dont ils ne sauraient se priver. Parce qu'on aime toujours donner le sentiment d'avoir les compétences que d'autres se plaisent à ignorer. Et si certains reconnaissent dans le corps même de leur livre quelles sont leurs limites, d'autres, en revanche, aiment à se glorifier d'une conception dont ils ont eu, certes, l'idée, mais qu'ils auraient été bien incapables de mener à bien, seuls. Nous sommes bien placés pour le confirmer ici, puisqu'il nous arrive régulièrement d'intervenir dans ces conceptions.  

    Beaucoup prétendent qu'un nègre gagne bien sa vie. Au-delà de l’intérêt que certaines plumes de l’ombre trouvent à cette activité, celle-ci leur permet, effectivement, de très bien arrondir leurs fins de mois. Mais tout dépend aussi de l'impact qu'auront ensuite toutes ces créations au niveau des ventes. Si Jean-Paul BRIGHELLI demande 10 000 euros par ouvrage, les tarifs varient le plus souvent entre 5 000 et 8 000 €, pour un travail de trois à six mois. Ce qui n'est pas considérable pour un demandeur qui émarge souvent mensuellement à bien plus de 10.000 €. Nous n'évoquerons pas ici toutes les autres difficultés attachées aux prestations réalisées par nombre de plumes moins célèbres qui, entre deux ou trois récits de vie et les quelques plaidoyers qu'ils produisent chaque année, sont parfois obligées, lorsqu'il s'agit de se faire payer, de faire des pieds et des mains avant d'encaisser leur premier euro. Car, si faire commerce d'un tel talent, demande souvent un solide carnet d'adresses, il exige aussi beaucoup de patience.

    Louis PETRIAC

     * Auteur entre autres de MONEY


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    Des félicitations qui font plaisir ! Celles de Fred Mella !

     

    Alors que nous lui avions adressé voici une quinzaine de jours, l'ouvrage qu'il avait accepté de préfacer au printemps dernier, Fred MELLA explique qu'il a eu un peu de mal à nous adresser le petit billet que nous venons de recevoir. Le poignet qu'il s'est foulé et encore endolori ne l'a pas aidé, mais l'intention y était  Ces félicitations reçues au courrier ce matin chez DECAL'AGE PRODUCTIONS EDITIONS nous vont d'autant plus au cœur que ce double portrait évoquant Jean BROUSSOLLE et Jean-Pierre CALVET aura manqué de soutiens, rendant difficile notre tâche. Ce qui nous aurait aussi permis de mieux le diffuser qu'il ne le sera car un ouvrage autoproduit conçu en quantité restreinte revient nettement plus cher qu'un ouvrage conçu à un millier d'exemplaires.

    Les amateurs remarqueront au passage sur l'enveloppe utilisée par notre ami Fred, le timbre issu de la collection que notre autre ami, le regretté Jean BOEKHOLT avait conçue voici déjà quelques années.

     

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  • 1ère couv Publier du CompagnonsPublier un ouvrage c'est forcément y mettre un peu de soi. C'est aussi, parfois, une grande aventure, quelque chose qui ne trouve pas forcément l'aboutissement que vous souhaitiez. Parce que l'on a pas su trouver un public pour le partager. Ou que l'auteur n'a pas souhaité s'investir suffisamment pour défendre ce qui a été produit, attendant quelquefois qu'on le porte à bout de bras comme s'il était déjà une star ! Mais, lorsque l'ouvrage publié trouve son public, petit à petit, que l'auteur s'y investit pleinement et que des liens gratifiants et amicaux se nouent progressivement autour avec des lecteurs conquis, quel bonheur !

    De la petite vingtaine d'ouvrages que j'ai pu conduire à leur terme avec des fortunes diverses, certains d'entre eux m'ont procuré un plaisir particulier et aussi, au passage, je l'avoue, quelques tourments. Parce que j'étais au tout début de mon aventure d'éditeur et que je n'avais pas réussi à convaincre suffisamment ceux qui avaient été approchés pour financer ces productions ! Ou parce que ceux-ci n'avaient rien voulu entendre en des temps où la force de conviction d'un demandeur réside aussi dans l'importance de son solde moyen bancaire. Alors que ceux dont le métier est de financer des créations ne devraient pas les rendre de plus en plus difficiles, voire impossibles à réaliser !  Pourtant, que de souvenirs, que de bonheur autour de ces publications. Que d'espoir aussi, que de don de soi ! De véritables montagnes ! Surtout dans un secteur de l'édition, qui se bat ces dernières années comme jamais il n'a eu à le faire, tout simplement pour que demain soit un autre jour et que la passion ne s'éteigne pas !

    Publier du Compagnons de la Chanson... une idée fantastique, n'est d'ailleurs pas un ouvrage comme les autres ! C'est un coup de coeur qui revient sur les premiers choix d'un éditeur ! Et il devait sortir pour que ceux qui m'ont accompagné et qui sont restés à mes côtés après leur publication sachent que jamais je n'avais regretté d'avoir produit des ouvrages consacrés à ceux qu'ils avaient aimés. Parce qu'il est des instants dans l'existence où, au-delà du simple petit confort personnel d'un créateur, il y a autre chose, et où seul compte le fait de s'être réalisé et d'avoir servi à quelque chose ! Même si je regrette parfois le changement d'état d'esprit qui pèse de plus en plus sur une telle fonction et aussi, hélas, un nombre d'illettrés qui a aujourd'hui dépassé les 20% à une heure où l'on préfère souvent le portable que la seule lecture ! 

    Louis PETRIAC

    PUBLIER DU COMPAGNONS DE LA CHANSON... UNE IDEE FANTASTIQUE ! - 19,80 €

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  • Gérard Sabbat et Louis Petriac    

     

    couvert-jpeg.jpgAu moment où sort notre dernier ouvrage consacré au Duo magique Jean-Pierre CALVET et Jean BROUSSOLLE, un double portrait de quasiment 300 pages proposé à 26 €, reste dans nos mémoires un moment fort. C'était en décembre 2007, rappelez-vous ! Au cours d'une journée qui voyait DECAL'AGE PRODUCTIONS Editions lancer à Lyon, à deux pas de la place des Compagnons de la Chanson inaugurée cinq ans auparavant, un premier ouvrage consacré aux COMPAGNONS et l'un des tout premiers d'un catalogue qu'il commençait à développer. En présence, s'il vous plaît, de quelques célébrités comme l'ancienne chanteuse des années cinquante : Yvette GIRAUD "Mademoiselle Hortensia", de son époux Marc HERRAND, l'ancien COMPAGNON DE LA CHANSON auteur du mégatube Les trois cloches, et du regretté Gérard SABBAT, hélas disparu en février 2013 (en photo ci-dessus avec Louis PETRIAC). Sans oublier l'ensemble des BAYARD de Jean BESACIER qui étaient venus décliner quelques notes en fin de dédicace pour rester dans le ton.      

    Grâce à l'un de nos amis et admirateurs marseillais Bernard HELIN, un diaporama (accessible avec le lien ci-dessous) permet de revenir sur les temps forts d'une journée qui restera longtemps mémorable pour beaucoup. Cet après-midi-là, les Lyonnais venus nombreux dès 13h30 pour découvrir le nouvel ouvrage consacré à leurs amis les COMPAGNONS, s'étaient réjouis de pouvoir retrouver aux côtés de l'auteur Christian FOUINAT, deux des premiers COMPAGNONS DE LA MUSIQUE de l'époque LIEBARD qu'ils auraient pu croiser chemin de Champvert alors que sévissaient encore, à deux pas de leur gite, les sbires de Klaus Barbie.  

    http://ddata.over-blog.com/0/39/80/37/1.12.2007-Lyon-Hommage-aux-Compagnons-de-la-Chanson.wmv

     

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